© TF1Facebook espère ainsi clore cet épisode fâcheux. Le PDG du site de socialisation, Mark Zuckerberg, 23 ans, a présenté mercredi sur son site ses "excuses" aux quelque 55 millions de membres du site pour les "erreurs" commises dans la mise en place en novembre du nouveau système publicitaire Beacon. La semaine dernière, Facebook, 2e site de socialisation le plus fréquenté du monde, avait modifié ce système pour permettre plus facilement aux utilisateurs de protéger leurs données privées, à la suite d'une avalanche de protestations et d'une pétition (plus de 50.000 signataires).
Auparavant, lorsqu'un membre de Facebook effectuait un achat en ligne sur l'un des 40 sites marchands partenaires, dont des sites très utilisés comme Overstock.com, tous ses "amis" étaient aussitôt informés de l'objet qu'il avait acheté ou simplement regardé -à moins qu'il coche une petite case qui n'apparaissait que quelques instants. Une anecdote avait montré les dérives du système. Celle de "Matt à New York", qui, selon ses dires, savait déjà ce que sa petite amie lui avait acheté pour Noël après que Facebook Beacon eut publié les sites sur lesquels elle avait acheté en ligne...
"Nous avons fait un mauvais travail"
Face aux critiques, Facebook a finalement opté pour le système de la permission explicite : les membres doivent cocher une case s'ils désirent que leurs données d'achats soient diffusées. Ils peuvent aussi définitivement interdire la diffusion de ce genre de données. "Nous avons fait un mauvais travail avec ce système", a avoué le jeune PDG. "Nous avons mis trop longtemps à changer le système pour permettre aux internautes de donner leur autorisation explicite". "Je ne suis pas fier de la façon dont nous avons géré cette affaire, et je sais que nous pouvons faire mieux", a déclaré Mark Zuckerberg, qui a créé Facebook en 2004, alors qu'il était encore étudiant à Harvard.
Les interrogations concernant la sécurité des données personnelles sur le site de socialisation Facebook sont récurrentes. Ainsi, la décision de Facebook de vendre des profils d'internautes à des publicitaires a entraîné une mise en garde en France de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, demandant une meilleure information des utilisateurs.
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