© INTERNEEt si le wi-fi était dangereux pour la santé? La question se pose alors la Mairie de Paris a décidé de suspendre la connexion de quatre bibliothèques après des plaintes déposées par des salariés qui travaillaient à proximité des bornes. Ces derniers ont éprouvés des maux de tête, des vertiges, des malaises dont ils ont témoignés lors d'une réunion du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de la Ville de Paris.
Les salariés ont reçu le soutien de certaines associations écologistes dont Agir pour l'Environnement. Stéphane Kerkhove reconnaît qu'on ne dispose pas du recul nécessaire pour savoir si le wi-fi est dangereux pour la santé mais compare toutefois les fréquences émises à celles des fours à micro-onde (écouter l'audio).
"Inquiétude et irrationalité"
Des propos qui font monter au créneau la Mairie de Paris qui joue la carte de l'apaisement. "Non, le wi-fi n'est pas la même chose qu'un micro-onde. Je n'ai jamais remarqué de chaleur près des bornes wi-fi. Il faut arrêter de prendre cette image du micro-onde", s'insurge Lionel Bordeaux, responsable du service de presse de la Mairie de Paris. Selon lui "il y a quelque chose de volontairement inquiétant de la part de ces associations. Ils ont monté une campagne qui favorise l'inquiétude et l'irrationalité. Ces associations très militantes, très opportunistes utilisent des études faites sur des antennes-relais".
"Aucun élément ne peut laisser entendre que les bornes wi-fi sont mauvaises pour la santé", martèle-t-il. "On est tous exposé tous les jours aux ondes du wi-fi et celui des bibliothèques est le même que chez nous. Si le wi-fi était mauvais nous aurions une épidémie de maux de tête. Pourquoi les gens n'ont pas mal à la tête quand ils dorment?", s'interroge-t-il. Sceptique sur les effets néfastes du wi-fi sur la santé, il s'appuie sur cette anecdote. "Dans un établissement, il y avait une borne qu'on pensait avoir débranchée. Les gens affirmaient ne plus avoir mal à la tête. Or on s'est aperçu ensuite que la borne était toujours active". Un scénario justifié selon lui par le côté invisible des ondes qui peut générer de l'inquiétude.
"Non à l'idéologie du tout sans-fil"
Dans l'immédiat, Agir pour l'Environnement souhaite qu'on "éloigne les bornes des personnels et qu'on utilise des alternatives comme les câbles pour réseaux internes". Objectif: "éviter d'exposer inutilement les personnels et les utilisateurs", martèle Stéphane Kerkhove dont le réseau remet en cause "l'idéologie du tout sans-fil". Une exigence entendue par la Mairie accepte de déplacer les bornes tout en affirmant que cette affaire ne remet en rien en cause le projet de wi-fi à Paris qui ambitionne de couvrir la totalité de la ville par des bornes publiques. "Nous ne voulons pas passer en force. Nous déplacerons donc les bornes si certains salariés les trouvent trop proches", affirme Lionel Bordeaux.
Mais au fait, si le wi-fi n'est pas dangereux, pourquoi l'avoir suspendu? La Mairie de Paris l'explique par le fait que certains salariés "ont fait valoir leur droit de retrait" alors que la Ville préfère que les bibliothèques soient ouvertes. Une explication qui ne devrait satisfaire qu'en partie les associations écologistes.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




