© sxc.huLes pirates risquent de passer de mauvaises vacances. A partir de cet été, ils pourraient voir leur abonnement Internet suspendu voire résilié s'ils sont pris en flagrant délit de piratage de fichiers musicaux ou vidéo sur le Web , comme le révélait LCI.fr en août dernier. C'est ce que prévoit l'avant-projet de loi tiré de l'accord de la mission Olivennes sur le téléchargement illégal, tel qu'il est présenté dans Les Echos. Le texte vient d'être présenté aux signataires de l'accord par le ministère de la Culture. Le gouvernement espère le voir passer au Parlement pendant l'été après un avis du Conseil d'Etat prévu avant la fin du mois.
Les sanctions s'étalent de l'avertissement à la suspension pure et simple de l'abonnement à son Fournisseur d'Accès à Internet (FAI) pour un an selon un déroulement prévu par ce texte (Voir notre encadré).
La charge de la preuve
Les internautes auront toutefois la possibilité de faire appel de ces sanctions auprès d'une "Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet" mais la charge de la preuve leur incombera alors. En clair, ce sera à eux de prouver leur innocence. C'est aussi cette autorité qui sera saisie par les ayants droit, c'est-à-dire ceux qui possèdent les droits sur les œuvres audiovisuelles ou musicales, si ces derniers constatent une infraction.
De nombreux flous ou vides demeurent dans cet avant projet qui ne précise pas si un filtrage des réseaux est prévu pour repérer les fichiers piratés, un sujet qui oppose ayants droits et FAI. Contacté par LCI.fr, le ministère de la Culture - pourtant cité plusieurs fois par Les Echos - a refusé de répondre à nos questions.
| De l'avertissement à la privation de Web : le film des sanctions |
Entre la première infraction et une suspension d'abonnement pour un an, plusieurs étapes sont prévues par l'avant-projet de loi |
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