Affaire Spitzer : la call-girl, phénomène du web

Par Matthieu DURAND, le 14 mars 2008 à 17h08 , mis à jour le 14 mars 2008 à 17h25

Une des prostituées qui aurait eu des relations sexuelles avec le gouverneur de New York est devenue une star sur MySpace, FaceBook, Google, YouTube... Une de ses chansons commence même à tourner sur les radios américaines.

call girl MySpaceLa page MySpace d'Ashley Alexandra Dupré, call girl qui aurait eu des relations sexuelles avec le gouverneur de New York, Eliot Spitzer. © DR

Jusqu'à ce milieu de semaine, Ashley Alexandra Dupré était une inconnue dont l'ambition était de percer dans le monde de la chanson. Aujourd'hui, comme le note CNN, son nom est la 5e requête la plus recherchée sur Google. Car cette jeune femme de 22 ans n'est autre que "Kristen", une call-girl qui aurait eu des relations sexuelles avec Eliot Spitzer, le gouverneur de New York.

Cette popularité sur le web s'appuie sur les pages personnelles que la Miss avait ouvertes sur MySpace et FaceBook et que le New York Times a exhumées il y a trois jours de cela. La prostituée y avait mis en ligne plusieurs photos ainsi que la maquette de sa chanson, What We Want, sur un air de R'n'B. Résultat : visuels et son ont été mixés par des internautes et publiés sur YouTube. En tout, ce sont près de 200 vidéos qui ont été créées. Des pages en son honneur ont également été ouvertes sur MySpace.

La nuit sur FaceBook

Pendant les premiers jours de la tempête médiatico-numérique, celle qui est désormais surnommée la "Spitzer girl" a d'ailleurs consulté ses pages personnelles. Sur FaceBook, elle a même passé une nuit à "nettoyer son profil et à répondre aux critiques", pointe CNN. Sur MySpace, elle a aussi ajouté un lien vers un site où télécharger sa chanson. Jeudi à 5 h du matin, elle s'est rendue sur une page de FaceBook nouvellement créée par certains de ses anciens camarades de classe ; elle leur a demandé de ne pas profiter de la situation.

Un message qu'elle n'applique pas à elle-même : elle a mis en ligne sur sa page un lien vers un site où télécharger ses deux chansons, What We Want et Move Ya Body. Un beau coup de pub qui a eu son petit effet : plus de 270.000 personnes sont allées les écouter. Chaque morceau coûte 98 cents mais ils n'en coûtaient que 20 avant l'affaire. L'artiste empochera 70% de l'argent récolté.

Percer dans la chanson

Dans un message sur sa page MySpace, un internaute qui semble la connaître lui a précisé avoir entendu son morceau sur deux radios de Los Angeles. "Les gens appellent comme des malades pour entendre ta chanson, a-t-il précisé. Ils l'adorent..." Certains rappeurs, inconnus du public, qui ont enregistré avec Ashley en ont profité pour diffuser leur vidéo ou mettre en avant des duos avec elle.

"Je ne vis que pour ma musique et ma musique ne parle que de moi", explique Ashley sur MySpace. Elle revient également sur sa vie, précisant qu'elle a quitté sa famille à l'âge de 17 ans. "J'ai été seule. J'ai abusé de drogues. J'ai été fauchée et sans toit", dit-elle, mais si elle s'est installée à New York en 2004, c'est pour percer dans la chanson. Elle a déjà percé dans les médias. Reste à savoir si la "Spitzer girl" pourra faire oublier son passé d'escort girl et faire carrière dans l'industrie du disque. A défaut, elle peut essayer de vendre son histoire à un éditeur (plusieurs maisons d'éditions seraient sur les rangs) et ses charmes à un magazine : Hustler et Penthouse ont fait part de leur intérêt.

Par Matthieu DURAND le 14 mars 2008 à 17:08
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1 Commentaires

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  • Rafo, le 15/03/2008 à 11h03

    Sa carrière ne fait que commencer...

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