L'URL qui rend millionnaire

Par M. D., le 07 avril 2008 à 16h11 , mis à jour le 07 avril 2008 à 17h56

En 1994, Chris Clark avait acheté le nom de domaine pizza.com pour 20 dollars ; il l'a revendu cette année pour 2,6 millions. Retour sur une histoire savoureuse.

[Expiré] pizza plat nourriture restaurant © sxc.hu

"C'est dingue, tout simplement dingue". Chris Clark n'en revient toujours pas. Il est devenu millionnaire en une semaine grâce à la vente d'un nom de domaine. Rappel des faits par le Baltimore Sun : en 1994, Chris Clark, alors âgé de 29 ans, débourse 20 dollars pour enregistrer le nom de domaine pizza.com. Le jeune homme est alors à la tête d'une entreprise de conseils en Internet et il pense pouvoir, grâce à cette url, décrocher un contrat auprès d'une chaîne ou d'un fabriquant de pizza.

  • Bientôt des noms de domaines en .apple ou .toyota ?

    L'autorité supervisant les noms de domaine sur internet va accepter, à partir de janvier 2012, des suffixes utilisant des mots entiers. Les entreprises pourraient se ruer sur l'opportunité.

    Publié le 20/06/2011 Bientôt des noms de domaines en .apple ou .toyota ?
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Aucun client ne se manifeste. Clark ferme son agence en 2000 pour développer d'autres activités dans le domaine de l'informatique. Pour autant, il continue à payer les 20 dollars annuels  pour conserver la propriété de pizza.com. Le site abrite d'abord quelques publicités avant de se transformer, il y a un an, en portail dédié à la pizza proposant principalement un annuaire des pizzerias aux Etats-Unis. Le site rapporte alors plus que les 5000 dollars de coûts nécessaires à sa maintenance.

Cinq zéros

Et puis, en 2006, une firme russe qui exporte de la vodka achète le nom de domaine vodka.com pour 3 millions de dollars. De quoi faire réfléchir Chris Clark. En janvier, pour tâter le terrain, l'entrepreneur indique qu'il est prêt à vendre l'url pizza.com et invite les acheteurs potentiels à se manifester. Il reçoit des propositions à "cinq zéros" ! Il décide alors de passer de lancer des enchères en ligne, le 27 mars. Mise à prix : 100 dollars. Le lendemain matin, le montant atteint un demi-million de dollars. En une semaine, la somme atteint 2,6 millions de dollars. Les enchères sont fermées. Le nom de l'acheteur n'a pas été révélé.

"C'est sûr que cela va faire une différence significative dans ma vie", déclare Chris Clark au Baltimore Sun. L'heureux homme ne sait pas encore ce qu'il va faire de son pactole mais il regrette de ne pas avoir acheté davantage de noms de domaines. "En 1994, on aurait pu enregistrer tout et rien, lâche-t-il. J'y pense, maintenant, ouais."

Et il peut y penser car, comme le souligne le journal américain, les noms de domaine "génériques qui couvrent l'ensemble [de l'activité] d'une industrie et qui se terminent par le très important ‘.com' peuvent rapporter des millions" et générer du trafic. Autre avantage : ces url coïncident avec des mots-clés et remontent donc plus facilement dans les moteurs de recherche. Bref, c'est tout bénéfice pour ceux qui les possèdent. C'est ainsi que business.com et diamond.com ont été vendus pour 7,5 millions de dollars, fund.com pour 10 millions, sex.com pour 12 millions...

Par M. D. le 07 avril 2008 à 16:11
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1 Commentaires

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  • Tbr, le 08/04/2008 à 00h29

    Oui, eh bien gagner de cette manière est si connoté... "argent facile" - même si tout le monde (ou presque) rêve de gagner le gros lot à chaque tirage de la Française des Boeufs - que cela ne risque pas d'arriver en France. Dommage ! Au surplus, il ne reste certainement plus (ou quasi plus) de noms génériques suffisamment porteurs et non encadrés par des lois parfois stupides pour que leurs ventes donnent l'occasion d'emporter le pactole. Tout au plus, cela permet de se rembourser des frais basiques (d'abonnements et traitements divers) Encore faut-il qu'un éventuel nom de domaine trouve son acquéreur, et ça, ce n'est pas demain la veille. Je garde et entretiens donc mes noms de domaines génériques... pour le moment opportun.

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