Détail du nouveau site de Larousse © DRD'un côté, le contenu des dictionnaires. De l'autre, les contributions d'internautes. Le tout sur Internet en gratuit. C'est fait : les éditions Larousse ont lancé mardi "la première encyclopédie contributive" sur leur site internet - larousse.fr.
Le château de Versailles s'ouvre à Wikipédia
Un médiateur culturel a été nommé au château de Versailles pour alimenter et améliorer les contenus de Wikipedia.
Publié le 02/03/2011
Pour éviter le mélange des genres, les deux composantes sont nettement distinctes avec d'une part les articles estampillés Larousse (environ 150.000 et 10.000 photos, dessins ou animations) et de l'autre, un espace réservé aux contributeurs.
La vigilance des modérateurs
Dans la ligne de mire de Larousse : Wikipedia. Les éditeurs traditionnels de dictionnaires et encyclopédies sur papier sont en effet confrontés à une rude concurrence sur internet. Larousse (filiale d'Hachette) compte donc sur son image, sa fiabilité, pour attirer des contributions de qualité. Contrairement à Wikipedia, où les articles sont généralement anonymes, les contributeurs de larousse.fr devront être identifiés pour pouvoir mettre en ligne les textes dont ils resteront propriétaires, indique la maison d'édition. Les contributions ne pourront en outre être modifiées que par l'auteur lui même.
Un "zoom" quotidien sur des sujets d'actualité devrait également être mis prochainement à la disposition des internautes. Pour éviter les dérives, un système d'alerte sur "1.000 à 2.000 mots" touchant des thèmes réputés sensibles et une équipe de "modérateurs" doivent permettre d'écarter toute contribution en contradiction avec la loi.
Presque toujours la priorité à Wikipedia
Selon la revue spécialisée Livres Hebdo, le véritable enjeu pour Larousse "se trouve dans le référencement des moteurs de recherche qui commandera le volume de trafic sur larousse.fr et son éventuelle rentabilisation à l'aide de la publicité". "Actuellement, une interrogation sur un sujet général à partir de Google, Live Search ou Yahoo! donne presque toujours la priorité à Wikipedia", note l'hebdomadaire.
Longtemps attentistes, les éditeurs traditionnels occupent désormais le terrain. Les éditions Le Robert préparent ainsi la mise en ligne au second semestre 2008 de leur dictionnaire de langue française, avec accès payant. L'Encyclopédie Universalis propose également son contenu sur internet depuis 1999, avec actuellement un abonnement à 69 euros. Elle n'en a pas moins annoncé en avril la publication de la 6è édition imprimée de son encyclopédie en 30 volumes. Quant à Google, il a également décidé de créer une encyclopédie en ligne baptisée Knol, rédigée par des internautes identifiés, et pouvant contenir de la publicité.
(D'après agence)
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