Etat et FAI verrouillent l'accès aux sites pédophiles étrangers

Par d'après agence, le 10 juin 2008 à 15h26 , mis à jour le 10 juin 2008 à 15h51

La ministre de l'Intérieur a annoncé mardi le blocage par les fournisseurs d'accès à internet des sites pédophiles installés à l'étranger.

Image d'archives/TF1Image d'archives © TF1

Parce que cette lutte "doit reposer sur tous les acteurs concernés", a assuré la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie : l'Etat et les fournisseurs d'accès à internet (FAI) ont passé un accord pour que ces derniers "bloquent l'accès des internautes français aux sites pédopornographiques installés à l'étranger", comme cela se fait en Norvège. Même si certains des FAI "voudraient commencer tout de suite", relevait-on mardi place Beauvau, cela ne s'appliquera qu'après une mesure législative insérée dans la future Loi d'orientation et de programmation de sécurité  intérieure (Lopsi), qui devrait être présentée à l'automne prochain.

Plus d'infos

"C'est l'Etat qui prendra la responsabilité d'informer les fournisseurs  d'accès du contenu pédopornographique" des sites visés, a indiqué la ministre qui s'exprimait à l'ouverture des  Assises du numérique à Paris, consacrées à la lutte contre la cybercriminalité. Ils le seront par la "plate-forme de signalement" de l'Office central de  lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC, de la Direction centrale de la police judiciaire).

Lutte européenne

Tout en se défendant de créer "un big brother de l'internet", Michèle  Alliot-Marie entend "protéger les enfants et leurs familles contre les  pédophiles". D'ores et déjà, les utilisateurs français de tels sites, lorsqu'ils sont  identifiés, ont des comptes à rendre à la justice. Quant aux sites étrangers contrevenant à d'autres lois françaises (terrorisme, apologie du racisme, etc.), ils font l'objet d'une saisie de l'autorité judiciaire et d'une transmission via Europol et/ou Interpol des informations dont disposent les enquêteurs.

En 2007, la plate-forme française a reçu 14.465 signalements, dont 308 ont été orientés vers des services d'enquête français et 1552 vers des services étrangers, via Interpol. Un forum d'experts policiers de 23 des 27 Etats membres vient de se réunir à  Reims, pour préparer la création d'une "plate-forme européenne de signalement". Installée au siège d'Europol à La Haye, elle centralisera les informations des plates-formes nationales.

Par d'après agence le 10 juin 2008 à 15:26
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1 Commentaires

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  • Toan bi, le 21/05/2009 à 20h27

    Je suis un ivoirien de sexe masculin.C'est sans doute que vous attendiez les réactions de vos ressortissants,je veux dire des personnes de votre espace territorial.Mais moi je pense que pour les luttes de ce genre contre ces maniaques (pédophiles et autres exploitants de sexe impubères) il ne devrait pas avoir de frontières entre les Etats.Vous ,Autorités de l'Occident,devriez faire en sorte que partout dans le monde et surtout dans les pays en voie de développement ,je pense à l'Afrique (mon pays la Côte d'Ivoire ) qui jusque là n'a pas encore songé à prendre des mesures pénales dans la cybercriminalité, que nos Dirigeants s'impliquent davantage dans cette lutte en adoptant ou même, en légiférant afin de traquer ces individus aux basses besognes. Cela pourrait sauver des milliers de petits gamins dans la rue. Merci .

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