La page d'accueil de l'encyclopédie Knol, lancée par Google fin juillet 2008 © DRLe projet était annoncé depuis plusieurs mois. C'est désormais chose faite. Le groupe Google vient en effet de lancer sa propre encyclopédie en ligne. Son nom ? Knol, du mot anglais knowledge, qui signifie savoir. Google se lance ainsi à l'assaut de l'encyclopédie participative Wikipédia, reine du secteur sur la toile, qui compte plus de dix millions de notices toute langue confondue et sur laquelle se connectent plus de 50 millions d'internautes par mois rien qu'aux Etats-Unis.
Le château de Versailles s'ouvre à Wikipédia
Un médiateur culturel a été nommé au château de Versailles pour alimenter et améliorer les contenus de Wikipedia.
Publié le 02/03/2011
Mais contrairement à Wikipedia, sur laquelle les articles sont collaboratifs et généralement anonymes, chaque article sur Knol sera signé et écrit par un seul auteur, même si Google permettra aux internautes d'ajouter des commentaires, des références et des photos. "Nous sommes profondément convaincus que l'identification de l'auteur, à savoir qui a écrit quoi, rend le contenu plus fiable aux yeux du lecteur", estime Cedric DuPont, responsable produit de Knol. "Nous voulons nous démarquer du modèle 'le dernier qui parle a raison'", ajoute-t-il.
Les notices évaluées par les internautes
Les articles sont ensuite classés en fonction de leur popularité, histoire de stimuler la compétition. Par exemple, la première notice sur les "diabètes de type 1" est l'oeuvre d'Anne Peters, directrice des programmes cliniques sur le diabète à l'université de Californie du Sud. A mesure que d'autres auteurs écriront sur le diabète, Google classera les pages traitant de ce sujet en fonction de l'évaluation qu'en auront faite les internautes, des commentaires et de la fréquence avec laquelle des personnes s'y référeront, indique Cedric DuPont. Knol n'interviendra pas ni ne validera les informations, et les visiteurs ne pourront pas modifier ni compléter le contenu d'un article à moins d'y être autorisés par l'auteur. Les lecteurs pourront par ailleurs avertir Google s'ils souhaitent formuler des objections à un contenu.
Autre différence par rapport à Wikipédia, Google autorise les auteurs à intégrer des publicités à leurs articles sur la base d'un partage des revenus, une partie revenant à Google, l'autre aux auteurs eux-mêmes.
(D'après agence)
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