Image d'archives © LCIUn cinéaste râle et c'est un site qui trépasse. Le site beeMotion.fr, qui permettait de voir des films en streaming (sans téléchargement) a annoncé avoir suspendu ses activités à la suite d'une action de son hébergeur Free, alerté par Luc Besson.
S'exprimant ce week-end sur Canal+ et dans le quotidien Le Monde, le producteur et réalisateur a vivement dénoncé "le piratage à grande échelle via internet" et accusé de "grandes entreprises françaises" d'en retirer des intérêts financiers. Le producteur a pris notamment l'exemple de beeMotion.fr, "de nationalité canadienne et hébergé par une grande entreprise française de télécommunications Iliad" par l'intermédiaire de sa filiale Free, fournisseur d'accès à internet.
A la suite de ses propos, "Free a immédiatement réagi en nous sommant de stopper notre activité rapidement", a affirmé beeMotion sur sa page d'accueil. Le site précise s'être lancé en septembre dernier. Les hébergeurs ne sont pas tenus de pratiquer un contrôle a priori des sites mais s'ils sont avertis d'un problème, ils se doivent de vérifier la légalité des contenus hébergés, conformément à la loi pour la Confiance en l'économie numérique (LCEN). Alerté par les propos de Luc Besson, Free a demandé à beeMotion de prouver le caractère légal de ses contenus. beeMotion.fr a décidé de suspendre ses activités.
| Streaming : Lefebvre veut une commission d'enquête |
Suite aux vifs propos de Luc Besson et à toute cette affaire, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le "piratage industriel" qui se développe avec certains sites diffusant en streaming (sans téléchargement) des contenus protégés sans payer de droit d'auteur. Dans une lettre adressée au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, il estime que cela "met en cause l'exception culturelle française". Lefebvre relève, qu'en dehors de l'hébergeur de beeMotion (Free), "pas moins de cinq opérateurs économiques domiciliés en France" concouraient "volontairement ou non" à la rémunération de l'éditeur de ce site "qui diffuse des films récents sans en avoir acquis les droits depuis le Canada". "C'est un exemple parfait de piratage industriel", considère le député. Un site Allo Streaming, hébergé à l'étranger, fonctionne lui aussi "avec la complicité d'annonceurs français", déclare-t-il. |
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