Luc Besson, à Paris, le 27 novembre 2007 © Abacapress.comLuc Besson prend un peu plus position dans le débat sur le piratage sur internet, et accuse. Dans une tribune publiée dans Le Monde, le producteur et réalisateur avance que le visionnage "gratuit et illicite" de contenus cinématographiques s'effectue sur des sites de téléchargement et de "streaming" (lecture seule), qui payent des "loyers numériques" à des hébergeurs et sont financés grâce à des contrats avec des régies publicitaires "qui se chargent de commercialiser leurs espaces auprès de grands annonceurs", avance Luc Besson.
"Une économie du piratage se développe sur la Toile en toute impunité", s'insurge le réalisateur, selon qui "de grandes entreprises françaises sont impliquées à tous les niveaux de la chaîne de valeur et tirent un intérêt financier d'une activité illégale". "Elles sont complices d'un délit, donc coupables, et doivent, dans un Etat de droit comme le nôtre, être condamnées et sanctionnées", juge-t-il, et demande des sanctions pour l'ensemble de la chaîne économique du piratage sur internet.
Le réalisateur salue par ailleurs les avancées du projet de loi sur le piratage, qui doit être examiné début mars à l'Assemblée nationale et qui instaure une riposte graduée envers les internautes, mais juge que ces derniers "ne sont pas les seuls responsables".
D'après agence
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