Loi antipiratage : coupure ou amende, telle est la question

le 28 mars 2009 à 16h40 , mis à jour le 31 mars 2009 à 15h16

Dossier : Hadopi, lutte contre le piratage

L'Assemblée a repris lundi après-midi l'examen du projet de loi antipiratage dont la mesure-phare sanctionne le téléchargement illégal d'une suspension de l'abonnement.

pirate clavier piratage hadopi(photo prétexte) © TF1/LCI

Les députés ont repris lundi après-midi l'examen de la mesure phare du projet de loi internet sanctionnant le téléchargement illégal d'une suspension de l'abonnement. Le débat a de nouveau divisé les partisans de cette mesure et leurs adversaires de gauche mais aussi au sein de la majorité.

  • A quoi ressemble le "pirate-type"

    Alors que les députés vont se pencher cette semaine sur le projet de loi Création et Internet, un sondage s'attache aux habitudes des Français vis-à-vis du téléchargement illégal.

    Publié le 08/03/2009 A quoi ressemble le "pirate-type"
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Dans l'hémicycle, les adversaires d'une suspension d'abonnement ont appuyé leur démonstration sur le vote, par le Parlement européen, d'un rapport selon lequel les privations punitives d'accès à internet violent le droit à l'accès à l'éducation. "Quand le Parlement européen prend position sur une liberté fondamentale, est-ce un bon message à envoyer que d'envoyer cela balader d'un revers de main?", s'est interrogé Christian Paul (PS). Invoquant lui aussi ce rapport, Lionel Tardy (UMP), a jugé que "le gouvernement n'aura pas pas d'autres choix que de favoriser l'amende par rapport à la suspension".
 
"Ce n'est pas une zone de non droit"
 
"Le rapport dont vous parlez a trouvé une majorité mais n'a aucune valeur juridique", a répondu Christine Albanel (Culture). "Internet est une ressource formidable, mais ce n'est pas une zone de non droit, ce n'est pas l'absolu qui met fin aux droits des auteurs et des artistes", a-t-elle insisté.
 
Evoquant la réunion d'une quarantaine d'artistes favorables au texte, dans la matinée au théâtre de l'Odéon, à Paris, la ministre a jugé que "ce n'est qu'un cri" contre le piratage et que l'on "voit cette indignation, cette attente y compris de gens qui ne sont pas de notre bord".
 
La majorité a rejeté un amendement socialiste prévoyant la publication d'un rapport pour évaluer la mise en oeuvre du dispositif proposé par le gouvernement. Un autre, qui avait été voté par la commission des lois à l'initiative de Martine Billard (Verts) a été rejeté. Il prévoyait que la Cnil soit représentée au sein de la future l'Haute autorité de protection des droits sur internet (Hadopi).

 

Le président de l'Hadopi nommé

Le président de l'Hadopi, la Haute Autorité de  protection des droits sur internet, qui sera chargée de mettre en place les  sanctions en cas de piratage, sera nommé par décret par le pouvoir exécutif,  selon un amendement au projet de loi internet voté lundi soir par les députés. Le texte initial prévoyait qu'il serait élu, en son sein, parmi trois  magistrats composant le collège de l'Hadopi, une autorité indépendante. "Ce n'est pas l'Exécutif directement qui nommera les membres du collège", a  fait valoir le rapporteur UMP du texte et auteur de l'amendement, Frank Riester.  Car le président sera choisi parmi les 3 personnalités auparavant désignées "par  le Conseil d'Etat, la Cour des comptes, ou la Cour de Cassation". L'Exécutif devra par ailleurs demander l'avis au Parlement, selon le projet  de loi.


 

(D'après agence)

le 28 mars 2009 à 16:40
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8 Commentaires

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  • Poupinha, le 23/04/2009 à 00h04

    Ni pour l un ni pour l autre on est dans la liberte laisser les pauvres vivres faite plutot un payement comme pour la redevance

  • Gconquer69, le 30/03/2009 à 20h58

    La coupure qu'en dire Le parlement Européen dont les décisions s'imposent sous peine de sanctions est contre une telle mesure. Qu'on le veuille ou pas les évolutions de l'Europe que nous avons votées nous ont fait perdre une partie de notre autonomie. En la matière je trouve cela plutôt bien. Les fournisseurs d'accès disent tous que la mise en oeuvre technique d'une telle mesure est très délicate, pose beaucoup de problèmes, pour ne pas dire plus. En plus en l'état actuel des choses à supposer que l'on parvienne à identifier un présumé coupable, on ne peut pas couper l'internet, sans couper le téléphone et la télévision si la personne en question a choisi le triple play. C'est actuellement impossible à moins de modifier physiquement toutes les connexions et ce n'est pas pour demain. Enfin on sait que n'importe qui d'un peu branché ou presque (à condition de n'avoir aucune morale) pourrait sans problème pirater votre box en craquant le code wep wap ou autre. Le mode d'emploi est sur internet et à la portée de tous. On imagine la situation d'innocentes victimes accusés à tort. Alors pourquoi cet acharnement, pour occuper la scène de l'actualité ? On se demande si on peut parler encore de politique ou de théatre. Cela devient fatiguant et c'est stérile.

  • Cedric, le 30/03/2009 à 18h11

    Mme Albanel à souvent pris en exemple l'Australie, sauf que ces derniers ont définitivement abandonner leur projet, l'équivalent de la loi Hadopi. On peut les comprendre vu que cette loi sera innéficace, injuste car elle ne prendra pas en compte le manque de sécurité principalement du Wifi. Elle sera aussi couteuse, mais Mme Albanel à éviter de le préciser. Notre ministre devrait effectivement prendre exemple sur l'Australie qui ont su faire marche arrière, pour une fois ce serait justifier.

  • ALAIN, le 30/03/2009 à 17h46

    Une fois encore le PS fait preuve d'irréalisme et d'opposition systématique. SI l'accès à Internet est un droit fondamental,il en est un autre non moins fondamental,c'est celui de respecter et de proteger les droits de ceux qui travail à la création et à la production des oeuvres. Ne pas sanctionner, conduira à terme à la disparition du cinéma.

  • DAn, le 30/03/2009 à 16h45

    Le télchargement légal est une vraie arnaque. Nous payons pour obtenir un fichier que l'on doit obligatoirement lire avec le logiciel propres du site. Au bout d'une certaine période, le fichier est illisible et échangeable avec des amis... Pourquoi ne pas affranchir d'une taxe? 1 euros par Giga octet d'information téléchargé? Le téléchargement illégal permet d'avoir des fichiers récents, même pas proposé par les autres sites internet... Pourquoi s'acharner sur des personnes qui pensent que les DVD, CD à 20 euros sont encore trop chers (sachant qu'en sortie d'usine il valent moins d'un euro (??!!??) ... Surtout pour voir les films ou les séries actuels? What do you think?

  • Roscoff 58, le 30/03/2009 à 14h48

    Le cinema etant trop cher pour les ouvriers ainsi que le dvd si l on veut connaitre les films recents il n y a que le telechargement je n appelle pas ca du piratage

  • Guillaume, le 30/03/2009 à 13h55

    La coupure ou l'amende n'est pas la seule question! La vraie question est pourquoi la france est le seul pays au monde à persister dans cette riposte graduée qui vient d'être abandonné dans tous les pays cité par Mme la Ministre de la culture.

  • Pirate86, le 30/03/2009 à 13h26

    Les amis de la liberté contre les amis des stars et des rentiers.

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