Jean-François Copé © TF1/LCI
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a déclaré vendredi qu'il assumait ses responsabilités au lendemain du rejet par le Parlement du projet de loi contre le piratage sur internet. Alors qu'il venait d'être entériné par les sénateurs, le texte a été rejeté jeudi en raison de la présence insuffisante des députés de la majorité UMP, mis en minorité par des élus de gauche arrivés au dernier moment pour le vote.
"J'ai un sentiment profond de regret de s'être fait avoir bêtement après avoir été majoritaires toute la matinée", a-t-il déclaré sur Europe 1. "On est dans une fin de discussion, tout était parfaitement calé et puis voilà un bon vieux coup comme ça arrive parfois dans la vie parlementaire, dans les dernières minutes les députés de l'opposition sont arrivés plus nombreux pour nous battre", a-t-il expliqué. Selon lui, c'est "le reflet du fonctionnement même du Parlement".
"Veiller à ce que ça n'arrive plus"
Prié de dire s'il s'agissait d'une faute personnelle, Jean-François Copé a répondu : "Oui, bien sûr. J'ai pour habitude d'assumer et de ne pas me cacher derrière mon petit doigt. Dès que cet événement est intervenu, j'ai dit publiquement combien j'assumais mes responsabilités". Il a précisé qu'il allait organiser une réunion extraordinaire du groupe UMP dès la suspension des travaux "pour qu'on veille à ce que ça n'arrive plus", en ajoutant toutefois : "Il faut absolument d'urgence réviser maintenant notre mode de fonctionnement parlementaire".
Le patron du groupe UMP a démenti s'être fait taper sur les doigts par Nicolas Sarkozy, précisant ne pas s'être encore entretenu de ce sujet avec le président de la République. Mais il a aussi redit que le projet de loi serait de nouveau inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée le 28 avril ; quelques heures plus tôt, l'Elysée avait fait savoir dans un communiqué que le chef de l'Etat n'entendait pas renoncer à ce texte.
D'après agence
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