Le GPS bientôt en panne ?

Par , le 22 mai 2009 à 16h13 , mis à jour le 22 mai 2009 à 16h50

Selon la Cour des comptes américaine, le système GPS pourrait s'interrompre en raison des retards dans l'envoi de satellites pour moderniser le système.

Satellite de navigation américain Système GPSSatellite de navigation américain, système GPS © REUTERS/Lockheed Martin Missiles & Space

Le GPS laissera t-il ses nombreux utilisateurs perdus au milieu de nulle part ? C'est en tout cas ce qui inquiète la Cour des comptes américaine (GAO). Dans un rapport, elle affirme que le système de navigation GPS pourrait être interrompu en raison des retards pris dans le déploiement des satellites nécessaires à la modernisation du système. "Il n'est pas certain que l'Air Force sera capable d'acquérir de nouveaux satellites à temps pour maintenir l'actuel service GPS sans interruption", est-il écrit dans le rapport. "Dans ce cas, certaines opérations militaires et certains usagers civils pourraient gravement en pâtir", prévient l'institution.
 
Né en 1986, le GPS, ou Navstar (Navigation Satellite for Time and Ranging), conçu par le Pentagone, permet de trouver avec précision une position sur n'importe quel point du globe.  Il repose sur une constellation de 31 satellites en orbite à 20.200 kilomètres au-dessus de la Terre. Au moins 24 satellites sont nécessaires au bon fonctionnement du réseau.
 
US Air Force dément mais...
 
Même si les Etats-Unis prévoient d'investir plus de 5,8 milliards de dollars pour moderniser ce système d'ici 2013, le GAO s'inquiète qu'"au cours des prochaines années, plusieurs des vieux satellites deviennent hors-service avant d'être remplacés". L'armée de l'Air américaine a dû s'employer à rassurer sur l'état du célèbre système de navigation par satellite, après la publication de ce rapport. "Non, le système GPS ne va pas s'interrompre" et "ne va pas tomber du ciel", a affirmé mercredi un porte-parole du commandement spatial de l'US Air Force, sur le réseau de socialisation sur internet Twitter.

Le GPS n'est donc pas près de cesser de fonctionner jure l'US Air Force.  Pourtant, le porte-parole de l'armée de l'Air a reconnu "un risque potentiel associé à une dégradation des performances du GPS", tout en assurant que ses services avaient "des plans pour éviter un problème de couverture". "Nous avons plus de 30 satellites en orbite actuellement. Nous en lancerons un nouveau en août, puis un autre début 2010. Nous ne descendrons jamais en-dessous de 24", a-t-il fait valoir.

Par le 22 mai 2009 à 16:13
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11 Commentaires

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  • Simonkeupon, le 11/06/2009 à 20h52

    Dommage que les GPS ne fassent pas correcteurs d'orthographe et grammaire, cela dit!!!

  • Thierry, le 10/06/2009 à 22h26

    Ben voyons ont en as vendu et ont en vend encore.investir dans un gps pour que l ont nous disent que ca risque de ne plus fonctionner c est ce foutrent de la gueule du monde.c est toujours les memes les rois de l arnaque et les pauvres gens qui payent et doivent subir.

  • Bernard, le 24/05/2009 à 18h20

    Les satellites GPS sont environ à 20 000 km d'altitude, les satellites géostationnaires à 36 000... Le problème de Galileo c'est que sa gestation financière a été faite de manière catastrophique et l'Europe a du tout reprendre en main alors qu'initialement tout devait être géré de manière autonome par le privé. Les Américains, sous la période Clinton, ont tout fait pour que Galileo n'existe jamais, pour que l'Europe reste dépendante d'eux à ce niveau. C'est à cette période que les Américains ont arrêtés de dégrader le signal disponible pour les civils. L'enjeu est vraiment stratégique, pour qu'on puisse être vraiment indépendant...

  • Jean de boutae, le 24/05/2009 à 17h46

    Sinon, vous avez encore les cartes routières et la langue et de toute façon toutes les routes mènent à Rome.

  • Navigateur, le 24/05/2009 à 11h51

    Le GPS est, comme beaucoup de techniques complexes, victime de sa facilité d'utilisation. Parmis les points durs il y a : La maitrise technique des horloges atomiques dans l'espace ( dépannage impossible, les trajectoires étant au dessus des orbites géostationaires ). La maitrise du vecteur ( fusée ) qui met à poste de gros satellites , 26 au minimum je crois pour couvrir l'espace " terre ". La maintenance et ses infrastructures au sol, car on doit régulièrement, recaler les horloges. Le budget qui est nécessairement conséquent et récurent , protègé des décisions conjoncturelles. C'est la, une liste non exhaustive des contraintes. Pourquoi , ne pas partager avec les américains? A supposer que l'on ai dépassé le fait que c'est un outil de supériorité militaire ( guidage des missiles de croisière ), un certain nombre de techniques sont classées, sensibles, donc frappées de restrictions. La difficulté de trouver des accords aussi basique que l'importation de poulets javellisés, laisse penser qu'une coopération est hypothétique. Lorsqu'il fallut régler le problème d'attribution des fréquences entre Galiléo et GPS, pourqu'ils soient compatibles en accord les organismes internationaux. Il fut nécessaire que l' Europe fasse des concessions, avec la contrainte d'utiliser celles ci, sous peines qu'elles soient réattribuées. Pendant ce temps,on devait voter le budget des 2 satellites utilisant de façon conservatoire les orbites et les .fréquences attribuées. C'est la un apperçu simplifié de la complexité des techniques que l'on utilisent journellement. Ceci voulant être une alerte vis à vis de la dépendance à la technique, et en conséquence, que l'on a un grand besoin de techniciens pour que notre confort reste assuré. De belles carrières s'offrent aux jeunes à court terme.

  • Navigateur, le 23/05/2009 à 18h21

    La grosse difficulté avec le GPS c'est le fait qu'il est la propriété de l'armée américaine. Les extraordinaires simplifications possible pour le positionement à la surface de la terre, à fait faire un bon considérable à tout ce qui nécessite un répérage sur le globe, et cela même avec le signal non garanti et dégradé que l'armée met à disposition. Malgré ce risque il a été systématiquement utilisé, entrainant la fin des infrastructures au sol, de même que la perte de la pratique des méthodes optiques. Il faut donc disposer d'une trentaine de satellites pour couvrir les besoins civils, avec les moyens financiers pour assurer la continuité du service. Le système Russe équivalent n'est plus totalement opérationnel pour cette raison. Cette situation à milité pour la décision européenne de se doter du système Galiléo, qui peine lui aussi, pour des raisons financières. Les facilités qu'apportent la technologie rendent l'utilisateur insouciant vis à vis des risques de dépendance. Souvent des décisions sur des priorités politico budgétaires, peuvent avoir de grave de conséquences l'esistance de structures aussi couteuses, associées au risque de défaillance technologique toujours possible. Imagine t on les conséquences sur la vie de tout les jours, de la disparition des GPS routiers et aéronautiques, comme sur la cartographie terrestre et la navigation maritime. Qui sait encore utiliser un sextant? C'est une réelle nécessité que de disposer de toute la chaine de positionnement, c'est devenu un enjeu stratégique.

  • Endiendo, le 23/05/2009 à 18h15

    Evidemment, chacun veut faire son gps à sa sauce et envoyer encore plus d'objets en orbite.. et augmenter les risques de collision et de déchets.. Au lieu de s'unir et faire un super gps.. avec des moyens.. Mais c'est vrai, l'europe a des sous, imaginaires, à dépenser.. Tandis que Galileo, ça fait 15 ans que j'en entends parler, mais on ne voit toujours rien venir...

  • Adrien, le 23/05/2009 à 12h02

    Le system europeen Gallileo n a rien a voir avec le GPS. Il sera beaucoup plus precis car GPS depend de l armee americaine donc une erreur de quelques metres lorsque les civils l utilisent. De plus GPS,comme son nom l indique est un system de Positionnement. Gallileo est beaucoup plus perfectionne, premierement utilise pour les cotoyens et non l armee (erreur plus petite)... mais surtout ce sera de navigation. Donc pour faire atterir des avions, pour la navigation des bateaux, pour la recherche policiere... tout cela sera beaucoup mieux avec un system de Navigation plutot que de positionnement.

  • Pascal, le 23/05/2009 à 09h52

    Mais ou en est galileo ? Notre GPS europeen

  • Capitaine Nemo, le 23/05/2009 à 09h34

    Pourquoi ne pas s'asocier aux américains pour poursuivre et améloiorer le système GPS. Cela reviendrait moins cher que de lancer un nouveau système ( Galileo ) et cela semble juste puisque tout le monde profite du GPS , Américains, Europées, Asiatiques etc...

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