Pierre Arditi © TF1/LCILa réponse n'a pas tardé. Pierre Arditi a indiqué mercredi qu'il acceptait la proposition de Martine Aubry de le rencontrer, après la lettre ouverte du comédien et d'autres artistes à la première secrétaire du PS pour dénoncer le rejet par les socialistes du projet de loi internet.
Interrogé par RTL pour savoir s'il allait répondre favorablement à l'invitation de Mme Aubry, Pierre Arditi a répondu : "Oui. Je pense que c'est bien qu'on se parle. Il n'y a rien de pire que de ne pas se parler". "La loi Hadopi n'est pas parfaite, loin s'en faut, mais elle essaie tout bêtement de freiner la destruction de la création cinématographique et musicale, peut-être même littéraire, par les opérateurs de télécoms", a-t-il jugé.
Les chanteurs Juliette Gréco et Maxime Le Forestier ainsi que les comédiens Pierre Arditi et Michel Piccoli ont demandé au PS de "redevenir de gauche" face au projet de loi Création et internet, qui sanctionne le téléchargement illégal, dans une "lettre ouverte" à Martine Aubry. Mardi, le porte-parole du PS Benoît Hamon a indiqué que la secrétaire nationale du PS avait appelé "immédiatement" ces quatre artistes afin de leur proposer une rencontre, mais que ces derniers n'avaient pu accepter pour des raisons d'agenda.
D'après agence
| Le marché de la musique continue à s'effondrer |
Le marché de gros des ventes de musique en France, tous supports confondus (physiques et numériques), a poursuivi sa chute avec -16,4% au premier trimestre, a annoncé mardi le principal syndicat de producteurs. Au sein de ce total, les ventes physiques (CD et DVD) ont connu une chute de 18,5%. Depuis le début de la crise du disque il y a sept ans - que les producteurs attribuent au téléchargement pirate - le marché a été divisé par 3 puisque les ventes de CD et de DVD représentaient 305 millions d'euros au premier trimestre 2002. A 17,6 millions d'euros au premier trimestre, le marché numérique a connu pour sa part une baisse de 1% par rapport à la même période de 2008. Cela est essentiellement dû à une diminution sensible des téléchargements à l'acte (chansons, sonneries...) sur téléphones mobiles (-46%, 5,3 millions d'euros). A l'inverse, les revenus issus des formules par abonnement et du streaming (écoute gratuite financée par la publicité, comme sur le site Deezer) ont été multipliés par 4,7. Malgré cette forte progression, ces revenus restent relativement réduits avec 4,3 millions d'euros, 3,1 venant des abonnements et 1,2 du streaming. |
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