Twitter cracké : la mise au point de Google

Par Olivier LEVARD avec agence, le 17 juillet 2009 à 17h03 , mis à jour le 17 juillet 2009 à 18h29

Médias et spécialistes ont saisi l'occasion du piratage de Twitter pour remettre en cause la sécurité des logiciels en ligne de Google. Qui réagit.

La page d'accueil de Google le 14 avril 2009La page d'accueil de Google le 14 avril 2009 © DR

Twitter se fait hacker... et c'est Google qui se retrouve  sur le banc des accusés. Le géant de l'Internet, promoteur le plus en pointe de l'informatique dématérialisée, est mis en cause depuis que le site de micro-blogs Twitter, client de ses applications pour entreprises, a retrouvé toute sa stratégie divulguée sur le Web par un pirate (Voir notre article). "Il n'y a eu aucune faille de la part de Google", explique le bureau français du moteur de recherche à LCI.fr. "Un fondateur de Twitter le reconnait lui-même, c'est simplement un de leurs employés qui utilisait imprudemment le même mot de passe pour une multitude de services, nous fournissons pourtant tous les conseils pour bien sécuriser ses données".

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Plus d'infos

 
En l'état, "moi je n'utiliserais par Google Apps" dans une entreprise, a réagi auprès de l'AFP Johannes Ullrich, directeur informatique d'un organisme spécialisé dans la sécurité informatique, SANS Internet Storm Center. Il estime qu'il revient à Google d'investir lui-même dans la sécurisation de son utilisation, plutôt que de se contenter de conseils.
 
"Une question d'éducation"
 
Cette mésaventure remet-elle donc en cause la stratégie de Google de proposer des applications en ligne aux entreprises, le "cloud computing", pour leur permettre de réduire leurs dépenses? "Pas du tout", réplique Google. "Si l'on fait attention, il n'est pas plus dangereux de travailler directement ainsi que sur un poste de travail. C'est une question d'éducation à Internet  : il faut du temps pour bien maîtriser un nouvel outil. Il n'y pas si longtemps les gens ne faisaient pas attention à leur ordinateur portable ou leurs clés USB qu'ils oubliaient dans un avion ou taxi avec toutes leurs données confidentielles".
 
L'affaire intervient alors que Microsoft,  leader historique des logiciels offline (non connectés à Internet) a annoncé qu'il allait se mettre aux applications en ligne d'ici un an (voir notre Interview) en lançant une  nouvelle version de sa suite Office (Word, Excel, powerpoint...). Il viendra ainsi concurrencer les "Google Apps". L'affaire Twitter fera-t-elle douter les internautes qui comptaient s'y mettre au "cloud computing"?

Par Olivier LEVARD avec agence le 17 juillet 2009 à 17:03
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1 Commentaires

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  • Yoann, le 17/07/2009 à 17h42

    Sauf erreur de ma part, la phrase suivante est incoorecte : "L'affaire intervient alors que Microsoft, leader historique des logiciels offline (non connectés à Internet) a annoncé qu'il allait s'y mettre aux applications en ligne d'ici un an"

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