© TF1Photos de soirées alcoolisées, post énervé sur un blog contre un boss trop autoritaire... Ces petites phrases ou images faites pour amuser la galerie ou faire sourire vos amis ont aussi de quoi vous écarter en tant que candidat à un emploi. On le savait, mais le phénomène prend de l'ampleur. Selon deux études récentes, l'une Américaine, l'autre Allemande, le nombre d'employeurs vérifiant toutes ces informations privées sur la toile avant même de faire une sélection de candidats, ou même pour faire cette sélection, fait largement partie des mœurs.
Arrêté pour avoir menacé de faire exploser un aéroport sur Twitter
Un Britannique qui menaçait de faire exploser l'aéroport de Doncaster-Sheffield "jusqu'aux cieux" a été arrêté par la police antiterroriste.
Publié le 18/01/2010
Les élèves réclamaient "la tête" de leur prof sur Facebook
Des élèves de Marseille ont été exclus temporairement de leur collège pour avoir fait circuler une pétition réclamant la tête de leur prof d'anglais via Facebook.
Publié le 10/12/2009
La dépressive s'amuse sur Facebook, son assurance suspend ses droits
Une Québécoise en congé de longue maladie pour dépression a vu son assureur lui supprimer ses allocations parce qu'elle avait diffusé des photos qui la montrent en train de s'amuser.
Publié le 22/11/2009
Selon l'étude américaine, le chiffre a même doublé en un an. 45% des employeurs sondés disent avoir utilisé les sites de socialisation pour obtenir des renseignements sur les candidats aux emplois qu'ils proposent, contre seulement 22% l'an dernier. Et parmi ceux qui ne le font pas, 11% ont l'intention de s'y mettre. 35% ont indiqué avoir écarté des candidats en raison de ce qu'ils ont trouvé sur les réseaux sociaux, notamment des "photographies ou des informations provocantes ou déplacées" ou des contenus faisant référence à l'alcool ou la drogue. Autres raisons : des candidats qui disaient du mal de leur précédent employeur, de collègues ou de clients, ou qui savaient mal communiquer sur eux-mêmes, écrivaient des commentaires discriminatoires, partageaient des informations confidentielles venant d'un précédent employeur ou mentaient sur leurs qualifications.
Mieux vaut être prudent, dit Berlin
Chez les Allemands, c'est un peu moins, mais tout de même : 28% des sociétés interrogées utilisent internet pour recueillir des informations sur des candidats, dont les trois quarts dès le début du processus de recrutement, avant même de convoquer les candidats à un premier entretien. Parmi celles qui cherchent sur le web des informations sur les candidats, 36% reconnaissent se servir des sites de socialisation comme Facebook. Un quart des entreprises concernées avouent que, parfois, le candidat est écarté à cause de données qu'il a laissées sur le net, notamment des "commentaires négatifs sur le travail" ou des "contenus très privés, comme des photos de fêtes".
Du coup, le gouvernement allemand lui-même a appelé vendredi les internautes à la prudence quant aux informations personnelles qu'ils mettent en ligne. Il ne s'agit pas de reprocher quoi que ce soit aux recruteurs qui scrutent le web à la recherche d'informations sur les candidats, soulignent les autorités, mais simplement de "sensibiliser" les utilisateurs car, au vu de cette étude commandée par le ministère, "il semble que beaucoup d'internautes soient plutôt imprudents avec les données les concernant".
Une note positive tout de même : 18% des employeurs américains sondés affirment avoir sélectionné des candidats grâce aux informations trouvées sur des réseaux sociaux. Parmi les employeurs qui cherchent des informations en ligne, 29% utilisent Facebook, 26% LinkedIn et 21% MySpace, 11% recherchent sur les blogs et 7% sur le site de micro-blogs Twitter.
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