Non, la DGCCRF ne vous réclame pas 350 euros

le 03 septembre 2009 à 18h47 , mis à jour le 03 septembre 2009 à 18h48

La DGCCRF a lancé jeudi une alerte concernant une nouvelle tentative d'escroquerie par mail à en-tête de la Sacem, utilisant son cachet pour réclamer 350 euros.

[Expiré] clavier ordinateur ordi téléchargement internet © SXC.HU

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a lancé jeudi une alerte concernant une nouvelle tentative d'escroquerie par mail, utilisant son cachet pour réclamer à des internautes 350 euros. Elle explique dans un communiqué avoir été alertée par des consommateurs qui ont reçu un mail "à en-tête de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) et reproduisant un cachet de la DGCCRF". Le courrier prétend que le ministère de l'Economie lance "une campagne de remboursement des consommateurs victimes d'escroqueries de type ‘nigériane'" et réclame pour cela une caution de 350 euros et des informations bancaires confidentielles.
 
Bien connue des spécialistes de la sécurité informatique, l'arnaque "nigériane" est une sollicitation par mail, à l'origine en provenance du Nigeria mais venant désormais de divers pays d'Afrique. En général, l'expéditeur se présente comme un fonctionnaire ou un homme d'affaires qui dit posséder une grosse somme d'argent qu'il doit transférer vers l'étranger. Il propose alors au destinataire du message que l'argent soit transféré sur son propre compte, en échange d'un pourcentage de la somme. En attendant que le versement soit effectif, l'internaute doit régler toute une série de frais mais le transfert n'intervient jamais. Sur des milliers d'envois, les auteurs de cette arnaque parviennent presque toujours à convaincre quelques personnes.
 
Cette fausse proposition de remboursement, portant le cachet de la DGCCRF, est "une nouvelle tentative d'escroquerie", prévient la Direction de la répression des fraudes, qui "demande aux consommateurs qui recevraient ce courrier de ne pas y répondre". Ceux qui sont déjà tombés dans le piège sont invités à se rapprocher des unités départementales de la répression des fraudes pour déposer plainte. La DGCCRF a porté plainte auprès du parquet de Paris.

le 03 septembre 2009 à 18:47
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5 Commentaires

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  • Michel, le 05/09/2009 à 10h58

    Et dire qu'il y a des naïfs qui se laissent attraper, ce n'est pas faute de les informer des risques qu'ils encourent.

  • Fred, le 04/09/2009 à 19h12

    Un peu d'indulgence voyons, il y a encore des gens qui n'ont jamais touché à internet de leur vie ! Bon d'accord il faut être sacrément naif, ou sacrément desespéré, mais que voulez vous, il faut de tout pour faire un monde! j'appele ça la sélection naturelle!

  • Onethemars, le 04/09/2009 à 10h44

    Depuis le temps ou c est connu il y a encore des gens qui tombe dans le panneaux ????????

  • Regis, le 03/09/2009 à 21h11

    Ca fait des lustres que ca existe ces arnaques, ce qui m'étonne toujours c'est qu'il y ait toujours des nigauds pour y croire.....c'est donc pas près de s'arreter....

  • Charles, le 03/09/2009 à 19h29

    Et voilà la loi HADPI a eu un avantage ,des escrocs en profitent,félicitations messieurs les politiciens.

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