Le web 2.0, 'many to many'C'est un organisme discret qui assure, depuis la Californie, un rôle clé dans l'organisation de l'internet mondial, dont il gère les noms de domaine : l'Icann (pour "Internet corporation for assigned names and numbers"), créé en 1998, fonctionne depuis l'origine sur la base d'un accord avec l'administration américaine des télécommunications et de l'informatique, qui dépend du département du Commerce. Mais les décisions de l'Icann s'imposant mondialement, une évolution de son statut était attendue avec impatience, d'autant que l'organisme est actuellement engagé dans un délicat projet de libéralisation des noms de domaine génériques, actuellement limité à 250 (.net, .fr, .com, .gov, .gouv etc).
Les extensions de nom de domaine s'ouvrent à (presque) tous
A partir du 12 janvier, il est possible de demander à avoir une extension de son nom de domaine -les .fr ou les .com- à l'Icann, l'organisme qui gouverne Internet. Stéphane Van Gelder, président de la Generic Names supporting organisation (GNSO), haute instance de l'Icann, explique le fonctionnement.
Publié le 09/01/2012
Internet.fr et url.fr, plus prisés que nazisme.fr ou cannabis.fr
Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, la déréglementation des noms de domaine n'a pas suscité un réel enthousiasme pour les mots les plus sensibles. Les conditions d'acceptation des dossiers est drastique.
Publié le 04/08/2011
L'accord d'origine expirant mercredi, l'Icann et le gouvernement américain ont publié une nouvelle "Affirmation d'engagements" accordant un rôle accru à un "comité de surveillance gouvernemental" international, dont les Etats-Unis seront membres aux côtés d'autres Etats. Cela signifie que, concrètement, le nouveau statut de l'Icann, publié mercredi par le ministère américain du Commerce, relâche la tutelle américaine, qui était un motif de friction avec les autorités européennes notamment.
L'Icann promet la transparence
Les commissions de surveillance prévues dans le nouveau document, où siègeront des représentants du secteur privé, examineront quatre secteurs : la concurrence entre domaines génériques, la gestion des données sur les gestionnaires de domaines, la sécurité et la transparence des réseaux et surtout la responsabilité et la protection de l'intérêt commun - la seule où les Etats-Unis bénéficieront d'une représentation permanente.
L'Union européenne, qui avait demandé à plusieurs reprises depuis 2005 que la gouvernance des ressources essentielles de l'internet soit réformée, a salué l'évolution annoncée. "Si elle est mise en oeuvre de manière effective et transparente, cette réforme devrait bénéficier du soutien tant de la société civile que des entreprises et des autorités nationales", a souligné Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la société de l'information et des médias. "L'Icann devrait désormais, en théorie, devenir plus indépendant et plus démocratique. Faisons en sorte, tous ensemble, qu'il le devienne vraiment".
Pour le directeur général de l'Icann, Rod Beckstrom, ce nouveau document assoit son statut "d'entité vraiment internationale et confirme une fois pour toutes que le modèle de fonctionnement de l'Icann, fondé sur la participation de tous, fonctionne". L'Icann s'est engagée à fournir régulièrement une analyse des conséquences de ses décisions et promet la transparence.
D'après agence
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