Un des modèles de BlackBerry par RIM © RIM / LCILes "téléphones intelligents", trop intelligents, seraient-ils devenus la bête noire des entreprises ? La salve est venue d'Alain Afflelou qui s'est lancé dans une diatribe pour dénoncer les BlackBerry, le 12 novembre dernier sur Europe 1. Il mettait en avant la question de la sécurité, pour les données confidentielles, ainsi que l'addiction engendrée selon lui par les BlackBerry. Décision a été prise de les remplacer par un ordinateur portable, alors que c'est lui-même qui les avait introduits au sein de sa société, il y a un an.
Obama va devoir lâcher son... Blackberry !
<b> Blog -</b> Pour des raisons de sécurité, le futur président devra se passer de son appareil de prédilection dès son entrée en fonctions le 20 janvier prochain.
Publié le 18/11/2008
Le Blackberry blacklisté au sommet de l'Etat
L'interdiction de cet assistant personnel électronique dans les ministères pour raisons de sécurité suscite la colère de leurs équipes et du constructeur.
Publié le 20/06/2007
Sans aller aussi loin qu'Alain Afflelou, des entreprises ont déjà commencé à les interdire pendant les réunions, pour que leurs salariés restent concentrés. Si pour le moment aucune étude sérieuse n'a été faite sur les dangers de ces supers téléphones au travail, Bernard Salengro, médecin du travail et membre de la CFE-CGC, la Confédération française de l'encadrement, joint par TF1 News, reconnaît plusieurs remontées de témoignages de la Médecine du travail qui confirment une dépendance à ces appareils. Il met en avant le manque de dialogue et le stress. Stress engendré, entre autre, "par le manque de séparation entre vie privée et publique". Il ajoute :"Les employés sont soumis a une pression permanente, ils ne se déplacent plus pour parler à un collègue mais communiquent uniquement par portable mobile. Il n'y a aucune pause pour le cerveau qui n'a pas été construit pour ce rythme là".
Virginie Govaere, chercheuse à l'INRS, dans le département "Homme au travail", rechigne à parler d'addiction mais constate qu'il y a "une segmentation de l'activité : ces outils, ultra-performants, nous interrompent, demandent des décisions rapides sans le temps de la réflexion et à chaque interruption demandant un effort de reconcentration".
Responsables de divorce ?
D'autres pays ont commencé à s'alarmer de ce phénomène. Le site BusinessMobile.fr rapporte que le phénomène d'addiction aux terminaux BlackBerry inquiète les autorités canadiennes. Selon Reuters, Richard Fadden, ministre adjoint de la Citoyenneté et de l'Immigration au Canada, a envoyé une consigne à ses employés pour appeler à un usage raisonnable du terminal. Dans sa lettre il recommande à ses équipes d'éteindre leur appareil entre 19h et 7h ainsi que le week-end et en période de congés.
D'après le journal britannique Independent on Sunday plus d'un tiers des utilisateurs de BlackBerry au Royaume-Uni, montrent des signes d'addiction presque semblable à des symptômes de l'alcoolisme. Aux Etats-Unis, certaines entreprises auraient déjà fait l'objet de plaintes de la part leurs employés qui les accusent d'être directement responsable de leur divorce. Le Blackberry plus fort qu'une maîtresse ?
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