Tf1 News sur l'iPad © lciLa grande conférence Apple dont tout le monde parle ce matin, Cédric Ingrand y était. Comme tout le monde, il s'est enthousiasmé. Mais la fièvre retombée, quelques critiques ne font pas de mal... Pour TF1 News, l'heure est à la revue de détails.
Finalement, Israël dit OK à l'iPad
La tablette d'Apple avait été bloquée aux frontières, les autorités estimant que le signal internet wifi de l'iPad version américaine était trop puissant.
Publié le 25/04/2010
La guerre des iPad n'aura pas lieu
Le japonais Fujitsu a cédé à Apple la propriété de la marque "iPad", qui désignait un de ses propres produits en vente depuis 2002 aux Etats-Unis. Mais d'autres groupes, comme Siemens, ont également déjà déposé cette marque.
Publié le 27/03/2010
120.000 iPad commandés en 24 heures ?
Si l'on en croit le site d'études financières Investor Village, près de 120.000 exemplaires de la fameuse tabelle iPad d'Apple ont été précommandés en 24 heures, samedi.
Publié le 15/03/2010
La sortie de l'iPad d'Apple repoussée
Le fabricant informatique a annoncé vendredi que sa nouvelle tablette électronique serait finalement disponible le 3 avril aux Etats-Unis, et non fin mars comme il l'avait dit lors de la présentation de l'appareil fin janvier.
Publié le 05/03/2010
Apple déclare la guerre aux seins et aux fesses
L'entreprise américaine aurait décidé d'exclure plus de 5 000 applications trop sexy de sa boutique iPhone. "Nous avons reçu de nombreuses plaintes", explique Apple.
Publié le 22/02/2010
Mussolini fait son retour sur iPhone
Une application permettant d'écouter, lire et voir des vidéos du dictateur fasciste Benito Mussolini fait un tabac en Italie.
Publié le 28/01/2010
Apple dévoile sa tablette, l'iPad !
Steve Jobs a révélé la très attendue tablette tactile qui sera vendue dès fin mars en France. Le premier prix aux Etats-Unis est fixé à 500 dollars.
Publié le 27/01/2010
La fièvre iPad s'empare des Etats-Unis
Apple lance en fanfare samedi aux Etats-Unis sa très attendue tablette tactile multi-fonctions iPad. Les premiers stocks sont déjà épuisés.
Publié le 02/04/2010
Nos images de l'iPad :
L'avis de Cédric :
Je ne sais pas ce que vous avez fait de votre mercredi, mais moi, j'ai testé l'iPad. Bon, certes, un peu rapidement, juste le temps de lancer quelques applications, de charger une page web, celle de TF1 News d'ailleurs (Note de service : bonne nouvelle, le site est compatible iPad), et de constater que l'expérience est aussi rapide, aussi fluide que les démonstrations de Steve Jobs sur scène.
Pas besoin d'ailleurs d'y passer des heures : comme l'a souligné Jobs, pour quiconque des 75 millions de possesseurs d'iPod Touch ou d'iPhones, prendre en main l'iPad est d'un naturel immédiat et confondant. L'écran est splendide, tout est très lisible, un parfait exemple de l'intégration d'un matériel bien fait, et d'un logiciel léché, dans un design agréable. Pas de surprise, on est bien chez Apple.
Richard ridicule
Pourtant, une fois passée l'euphorie de la keynote suivie en direct, l'évidence se fait jour: l'iPad n'est pas encore exempt de reproches... D'abord, consensus très net sur Twitter (la nouvelle conscience globale du monde de la technologie): qui est le stagiaire qui a oublié la caméra intégrée ? Dommage, la promesse - enfin - de pouvoir faire de la visio-conférence entre iPad et iPhone aurait fait office de démo qui tue. Ca éviterait aussi le ridicule à Stéphane Richard, le prochain patron d'Orange, qui ressemble décidément à un garçon un peu trop bavard (quand il lâche le morceau sur la sortie de l'iPad il y a deux semaines au micro d'Europe1), mais pas pour autant très bien informé, quand il promet que ses clients feront de la visiophonie avec la tablette... qui n'a donc pas de caméra. Mais passons...
Autre déception: le manque de connexions. Seul connecteur de l'iPad : sa prise à 30 broches, standard des baladeurs et smartphones d'Apple. Problème: si l'iPad n'est pas un gros iPod, alors c'est un ordinateur, qui ne peut se passer d'un port USB, ou d'un lecteur de cartes SD. Il y aura bien des solutions, comme des adaptateurs pour copier ses photos sur un iPad sans passer obligatoirement par un ordinateur, mais on pouvait attendre mieux, ou plus. Question à la fois d'ouverture de la machine, et d'un design que trop de prises pourraient dénaturer.
Le clavier. Un crime ?
Pas de sortie vidéo non plus ? Dommage, surtout pour une machine destinée à trouver sa place sur une table basse, devant la télé. D'autant que cette connexion là pourrait se faire sans compromettre le design de la tablette, les technologies de vidéo sans fil existent désormais, qui permettraient en une seconde de partager le contenu affiché par l'iPad, sur l'écran plat du salon.
Pas de multitâche. Défendable sur un baladeur, plus gênant sur un téléphone, et plutôt décalé sur une machine qui est pour l'essentiel un ordinateur tactile. Avec un gigahertz sous le capot, on pourrait pourtant faire tourner quelques logiciels en parallèle, non ?
Il y a aussi le clavier virtuel qu'affiche l'écran tactile. Plus grand, plus pratique, moins enclin aux fautes de frappe que celui de l'iPhone, mais pas encore une panacée. D'abord, anathème, il faudra regarder vos doigts pour taper. Il faudra surtout ne pas reposer vos poignets sur la machine, pour ne pas troubler l'écran tactile. Tentez de taper pendant cinq minutes en gardant les poignets en l'air, et vous comprendrez les limites de l'exercice. Comme le dit Steve Jobs, si vous devez taper Crime et Châtiment sur votre iPad, vous achèterez le clavier bien physique proposé en option. Signe que le tactile n'est, pour taper, qu'un pis aller.
Il est où le kiosque ?
Mais au fait, l'iPad est-il vraiment la machine idéale pour lire Crime et Châtiment ? A voir, à l'usage, même si le LCD et son rétro-éclairage ne sont pas un idéal de contraste, de lisibilité ou d'autonomie, face aux tablettes à technologie e-Ink de Sony, Amazon, ou Bookeen. Mais ce que l'iPad fait de plus, et de mieux que les liseuses d'eBook creuse un écart qui rend la comparaison difficile.
Et justement, ce qui me plonge depuis la conférence dans des abîmes de perplexité, c'est que l'iPad semble rater des utilisations faites pour lui comme du sur-mesure. Le livre électronique, c'est merveilleux, mais ce n'est pas là que la machine est le plus à son avantage: ce que les e-books traditionnels ne savent pas faire, c'est afficher des magazines, de la BD, des mangas, bref, des contenus graphiques, et en couleur. J'imagine d'ici l'interface... Surtout, économiquement, inventer le kiosque numérique serait pour Apple une source de revenus massive et régulière, et une aubaine pour des éditeurs qui trouveraient soudain le moyen d'adapter la vente au numéro (et pourquoi pas l'abonnement) à la consommation numérique. Je ne peux imaginer qu'Apple n'y ait pas réfléchi, ou n'y travaille déjà. Si le kiosque manque à l'appel, il y a donc des raisons. J'aimerais tant les connaître.
Pour autant, il y a plein de choses à célébrer dans l'iPad. Certains traits surprenants pour une machine signée Apple, comme ces tentations d'ouverture que sont l'utilisation annoncée du format ePub pour les livres électroniques. ePub, un format issu du logiciel libre, bien plus ouvert que le standard utilisé par le concurrent Amazon. Autre surprise: la fin des exclusivités avec les opérateurs mobiles. Les iPad 3G (une option à 130 dollars aux Etats-Unis) ne seront pas simlockés, pas bloqués sur un seul opérateur, quel que soit le pays où ils seront vendus.
Lâche ton "wow"
Bilan : une belle machine, de petites déceptions, quelques lacunes, mais rien de définitif. Peut-être a-t-on le nez trop près de la vitre (tactile, évidemment), pour comprendre l'impact de l'iPad, qui au-delà des geeks, et des fanboys de l'église Apple, qui seraient prêts à acheter un parpaing à 500 euros s'il était frappé du logo à la pomme, devra convaincre les "vrais gens", moins pointilleux, mais plus enclins à comprendre les bénéfices immédiats de la machine. L'iPad serait peut-être ainsi la machine idéale de ces "late-adopters", une façon simple pour eux d'accéder à l'information sans avoir à passer l'intimidante barrière de l'ordinateur, même si c'est un Mac.
Mais il reste quand même l'impression sourde qu'il manquait à ce keynote de Steve Jobs un vrai moment "wow", une killer application comme on dit, une chose jamais vue ailleurs, qui fasse que demain soit à jamais différent d'aujourd'hui. Un wow qui devra attendre un peu : n'oublions pas pour autant qu'Apple a souvent utilisé la première version de ses appareils comme test consommateurs en grandeur nature : souvenez-vous du premier iPhone, sorti sans App Store, pour ne trouver qu'un exemple.
Et peut-être au final que, justement, le délai de deux mois qui nous sépare l'annonce de l'iPad de son arrivée en magasin servira à combler certains de ces manques, surtout côté usages, l'annonce d'aujourd'hui étant pensée pour mettre le feu sous les pieds des développeurs et des éditeurs. Je me contenterai en attendant de mon iPad Mini... Enfin je veux dire, de mon iPod Touch.
Le debrief' mercredi soir :
- "Apple a fait fort sur le prix" - 06 min 59 s
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