Le siège de Google à Pékin © J. Lee / ReutersLa menace de Google a porté, symboliquement, au sein des internautes de Pékin. Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées mercredi soir devant le siège de la firme américaine dans la capitale chinoise, tenant des bougies à la main, pour témoigner leur soutien à Google. La menace a aussi fait réagir les autorités chinoises : Pékin a répondu jeudi à l'annonce du géant de l'internet qui s'est dit prêt à quitter la Chine pour cause de censure, appelant les entreprises à collaborer pour un contrôle public d'internet.
Après Gmail, Hotmail et Yahoo! Mail visés par les hackers chinois ?
Une société spécialisée dans la sécurité sur internet affirme que la messagerie de Google n'a pas été la seule visée par une campagne de piratage : les rivaux de Gmail ont été également ciblés par des espions.
Publié le 04/06/2011
Piratage de Gmail : les hackers venaient de Chine
Responsables américains, dissidents chinois, responsables militaires et journalistes : telles étaient les catégories d'utilisateurs de Gmail visés par une campagne de phishing visant à collecter leurs mots de passe.
Publié le 02/06/2011
Google sauve son visa pour la Chine
Le géant de l'internet américain Google a annoncé vendredi que la Chine avait renouvelé sa licence d'exploitation, lui permettant d'opérer sur le plus vaste marché internet au monde.
Publié le 09/07/2010
Google transfère ses services chinois à Hong Kong
Google a annoncé lundi qu'il avait mis un terme à la censure des services de recherche du site google.cn dans la journée de lundi et que les internautes visitant ce site étaient redirigés sur google.com.hk. La Chine estime que Google a "violé une promesse écrite".
Publié le 22/03/2010
Cyber-attaque contre Google : deux écoles chinoises visées
Les récentes cyber-attaques dont ont été victimes Google et d'autres sociétés américaines ont été menées depuis une université chinoise réputée et une école liée à l'armée, selon le New York Times.
Publié le 19/02/2010
GMail interdit aux Iraniens
Selon le Wall Street Journal, le gouvernement iranien a décidé de suspendre à titre permanent le service de messagerie de Google.
Publié le 11/02/2010
"Obama durcit sa position sur la Chine pour marquer l'hégémonie américaine"
<b> Interview -</b> Jean-François Susbielle, expert en géopolitique, décrypte pour TF1 News les tensions diplomatiques entre les Etats-Unis et la Chine depuis le début de l'année.
Publié le 08/02/2010
Le Google chinois attaqué à son tour !
Baidu, le principal moteur de recherche chinois, porte plainte aux Etats-Unis contre son fournisseur de nom de domaine pour négligence.
Publié le 20/01/2010
Chine : Google ne lâche rien
En pleine bataille sur la censure, le géant américain a annoncé le report sine die du lancement de deux portables en Chine et enquête sur d'éventuelles taupes au sein de Google Chine.
Publié le 19/01/2010
Pékin minimise l'affaire Google
Après la menace du moteur de recherche qui envisage de stopper son activité dans le pays asiatique, le gouvernement chinois tente de calmer le jeu.
Publié le 15/01/2010
Google défie la Chine
Le géant du Web menace de fermer son portail Internet et ses activités dans le pays, affirmant ne plus vouloir subir la censure des autorités chinoises.
Publié le 13/01/2010
Exclusif : Google s'explique sur la Chine
Bill Echikson, porte-parole de Google, soutient que Google partira si la censure et les attaques sur le Web ne cessent pas en Chine et réagit à la position de Microsoft.
Publié le 14/01/2010
Dans un communiqué, un porte-parole du gouvernement a tout d'abord mis en garde contre la pornographie, les cyber-attaques, les fausses informations et les rumeurs, estimant que le gouvernement et les médias en ligne possédaient une responsabilité dans la formation de l'opinion publique. Le communiqué soulignait que la Chine a, elle-même, été victime de cyber-attaques et que le gouvernement de Pékin est fermement opposé à la cyber-délinquance. "L'internet en Chine est ouvert et le gouvernement chinois encourage son développement et s'efforce de créer un environnement favorable pour cela", a ajouté un peu plus tard le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "La Chine accueille les opérations conformes à la loi des entreprises internet internationales (...) La loi chinoise interdit toute forme de cyber-attaque (...) et la Chine comme d'autres pays gère l'internet selon la loi". "La Chine accueille les opérations (sur son sol) conformes à la loi (chinoise) des entreprises internet internationales", a encore déclaré ce porte-parole.
Principes démocratiques et realpolitik
Ces déclarations marquent la première réaction des autorités chinoises à la menace de Google de se retirer du pays qui compte 360 millions d'internautes, soit la plus importante communauté mondiale. En annonçant sa volonté de mettre fin à ses activités en Chine, Google n'a pas entraîné à sa suite d'autres entreprises mais a focalisé l'attention sur l'environnement commercial dans ce pays. Le Quotidien du Peuple estime de son côté que l'annonce de Google fait partie d'une "stratégie visant à faire pression sur le gouvernement chinois".
Le "cas Google" a, en tout cas, d'ores et déjà pris un tour politique, dépassant le simple cadre des activités du principal moteur de recherche sur le web. "Cela va prendre une ampleur d'un tout autre niveau. Le gouvernement américain va s'en mêler", estime Brian Pitz, analyste chez UBS. "Cela dépasse Google maintenant". L'éditeur de logiciels Adobe a par ailleurs annoncé mercredi avoir été lui aussi victime ces derniers jours d'une attaque informatique "sophistiquée", sans pouvoir indiquer s'il était visé par les mêmes malfaiteurs que Google.
Microsoft s'en lave les mains
L'annonce faite par Google n'a toutefois pas eu d'effet de contagion et aucune autre société n'a exprimé de soutien à sa position. Bien au contraire. Le PDG de Microsoft, Steve Ballmer, cité par le quotidien, décrit l'affaire comme "le problème de Google". "Toutes les grandes organisations sont attaquées. Je ne pense pas que ce soit un changement fondamental de la sécurité sur Internet", a-t-il indiqué. Interrogé pour savoir si Microsoft allait arrêter de filtrer les résultats de son moteur de recherche Bing en Chine, il a refusé de répondre. Mark Hurd, le PDG de Hewlett-Packard, également repris par le Financial Times, a décrit la Chine comme "un marché incroyable avec un croissance énorme".
Car si la Chine inspire de la réserve en raison de sa politique à l'égard des droits de l'homme, elle demeure la troisième économie mondiale, et est donc intéressante pour les affaires. "Les sociétés prennent l'habitude de certaines situations, même si elles ne les approuvent pas", commente Yuwei Shi, doyen à l'Institut des études internationales de Monterey. "Cela ne va faire changer personne d'avis. Le monde des affaires est celui de la realpolitik", estime de son côté Zachary Karabell, président de RiverTwice Research à New York. Mais pour Google, la Chine demeure un marché restreint avec des revenus estimés entre 220 et 600 millions de dollars annuels, à mettre en regard de ses 22 milliards de chiffre d'affaires global.
| "C'est la Chine qui se retire du monde" |
La Toile chinoise accueillait jeudi un flot de messages de soutien à Google. Les internautes chinois, déjouant la censure, s'exprimaient en particulier sur Twitter, le site de micro-blogs normalement bloqué. "Ce n'est pas Google qui se retire de Chine, c'est la Chine qui se retire du monde", y affirmait ainsi un internaute navré. "Si Google se retire, je le suivrai, quitte à utiliser toute la journée un proxy", un logiciel qui masque l'adresse IP de l'internaute et lui permet de surfer anonymement, dit un autre cité par le China Digital Times, un site établi aux Etats-Unis. De nombreux internautes en Chine utilisent ces "proxy" pour contourner le système de censure du gouvernement, surnommé Great Firewall, jeu de mots reprenant l'idée de la Muraille de Chine et "firewall" (pare-feu). |
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