Le dalaï-lama sur Google Chine le 13 janvier 2009 © DRGoogle ne veut plus traîner comme un boulet, comme autrefois Yahoo!, les accusations de collaboration avec la politique du gouvernement chinois. Bien au contraire : le géant du Web défie la Chine en menaçant de fermer son portail Internet et ses activités dans le pays, affirmant ne plus vouloir subir la censure des autorités chinoises sur les résultats fournis par son moteur de recherche. Cet avertissement devrait lui valoir des éloges au nom de la défense des droits de l'homme, mais un départ effectif laisserait le champ libre à ses rivaux chinois et occidentaux, dans le pays qui compte le plus grand nombre d'internautes au monde. Présent en Chine depuis 2006, Google a été accusé d'autocensurer les résultats de son moteur de recherche dans un pays où certains sites, comme ceux défendant l'indépendance du Tibet, sont interdits.
Après Gmail, Hotmail et Yahoo! Mail visés par les hackers chinois ?
Une société spécialisée dans la sécurité sur internet affirme que la messagerie de Google n'a pas été la seule visée par une campagne de piratage : les rivaux de Gmail ont été également ciblés par des espions.
Publié le 04/06/2011
Piratage de Gmail : les hackers venaient de Chine
Responsables américains, dissidents chinois, responsables militaires et journalistes : telles étaient les catégories d'utilisateurs de Gmail visés par une campagne de phishing visant à collecter leurs mots de passe.
Publié le 02/06/2011
Google sauve son visa pour la Chine
Le géant de l'internet américain Google a annoncé vendredi que la Chine avait renouvelé sa licence d'exploitation, lui permettant d'opérer sur le plus vaste marché internet au monde.
Publié le 09/07/2010
Google transfère ses services chinois à Hong Kong
Google a annoncé lundi qu'il avait mis un terme à la censure des services de recherche du site google.cn dans la journée de lundi et que les internautes visitant ce site étaient redirigés sur google.com.hk. La Chine estime que Google a "violé une promesse écrite".
Publié le 22/03/2010
Cyber-attaque contre Google : deux écoles chinoises visées
Les récentes cyber-attaques dont ont été victimes Google et d'autres sociétés américaines ont été menées depuis une université chinoise réputée et une école liée à l'armée, selon le New York Times.
Publié le 19/02/2010
GMail interdit aux Iraniens
Selon le Wall Street Journal, le gouvernement iranien a décidé de suspendre à titre permanent le service de messagerie de Google.
Publié le 11/02/2010
"Obama durcit sa position sur la Chine pour marquer l'hégémonie américaine"
<b> Interview -</b> Jean-François Susbielle, expert en géopolitique, décrypte pour TF1 News les tensions diplomatiques entre les Etats-Unis et la Chine depuis le début de l'année.
Publié le 08/02/2010
Chine : Google ne lâche rien
En pleine bataille sur la censure, le géant américain a annoncé le report sine die du lancement de deux portables en Chine et enquête sur d'éventuelles taupes au sein de Google Chine.
Publié le 19/01/2010
Pékin minimise l'affaire Google
Après la menace du moteur de recherche qui envisage de stopper son activité dans le pays asiatique, le gouvernement chinois tente de calmer le jeu.
Publié le 15/01/2010
Google contre la Chine : Microsoft pas solidaire
Pékin affirme défendre un Internet "ouvert" après l'annonce par Google d'un possible retrait de Chine. Pour Microsoft, c'est "le problème de Google".
Publié le 14/01/2010
Comme souvent, la morale et la Bourse ne vont pas dans le même sens. Même si un retrait du marché chinois n'aurait qu'un faible impact à court terme sur Google, les analystes estiment que se couper d'un marché qui a crû de 40% en 2009 dans la recherche sur internet aurait un lourd coût stratégique à long terme. Le titre du géant de l'internet baissait avant 15 heures à la Bourse de New York, Google cédant 1,39% à 582,10 dollars. Son concurrent chinois Baidu, coté sur le Nasdaq voyait son titre s'envoler de 10,67% à 427,71 dollars
Tiananmen et le dalaï-lama
Le groupe de Mountain View a expliqué envisager ce retrait après avoir été la cible d'une cyber-attaque coordonnée et "très sophistiquée" lancée en décembre par des pirates informatiques en Chine. Ces derniers tentaient de s'en prendre à des militants chinois des droits de l'homme, selon Google. "Ces attaques et la surveillance qu'elles ont révélée (...) nous ont conduits à la conclusion que nous devions réexaminer la possibilité de nos activités commerciales en Chine", explique David Drummond, chef du département juridique, dans un message posté sur le blog de Google, en allusion aux pratiques des autorités du pays. Nous avons lancé Google Chine "avec la conviction que les avantages d'un meilleur accès à l'information pour le peuple chinois et un Internet plus ouvert l'emportait sur notre malaise à censurer des résultats" mais "nous ne voulons plus censurer nos résultats de recherche sur google.cn et au cours des prochaines semaines, nous allons discuter avec le gouvernement chinois de la possibilité de faire fonctionner, dans le cadre de la loi, un moteur de recherche sans filtre", détaille le groupe.
Ultime symbole : il était exceptionnellement possible mercredi matin d'obtenir des photos et des résultats avec des sujets sensibles sur le dalaï lama ou la répression du mouvement démocratique de Tiananmen, comme la célèbre photo de "homme au char". Mercredi après-midi, certaines images avaient, semble-t-il, de nouveau disparu. Pékin surveille étroitement le Web, employant à cet effet des dizaines de milliers de personnes afin d'empêcher ses citoyens d'accéder à des informations politiques sensibles. Pour contourner la "Grande muraille de feu" chinoise, il est cependant possible, pour les plus ingénieux, d'avoir recours à des proxys ou à des VPNs (virtual private networks).
Courage ou bluff ?
Les analyses sur cette décision divergent. Pour Shaun Rein, directeur général de China Market Research Group à Shanghai, les menaces ne pourraient être qu'une excuse pour dissimuler un échec commercial: "Google cherche à sortir de Chine sans perdre la face". "Mon sentiment est qu'il s'agit plus d'un commentaire que d'une annonce", estime pour sa part Wallace Cheung, analyste pour Credit Suisse. "Cela ressemble à un communiqué publié avant de rencontrer les autorités chinoises." Pour d'autres, la décision de Google signifie au contraire que Pékin a fermé la porte à des discussions supplémentaires, montrant une position plus dure envers les compagnies occidentales.
L'avertissement du groupe californien intervient dans un climat de tension accrue entre Washington et Pékin à propos de la liberté d'expression sur Internet. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a estimé mardi que l'attaque dont a été la cible le portail Internet suscitait de graves inquiétudes et exigeait des explications dela part des autorités chinoises. "Nous avons été informés par Google de ces allégations qui soulèvent de sérieuses inquiétudes et des questions. Nous attendons du gouvernement chinois une explication", a commenté Clinton dans un communiqué à Honolulu. Lors de sa visite en Chine au mois de novembre, le président américain Barack Obama avait affirmé être "un grand partisan d'un web sans censure".
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