© Facebook/DR/Montage TF1 NewsSon créateur avance l'argument de "l'humour", un humour sacrément noir, voire scabreux. Et envoie un "gros fuck aux pseudos bien-pensants, fieffés dégénérés qu'ils sont". Le ton est donné. Depuis dimanche, un groupe créé la polémique sur Facebook et déclenche la foudre des utilisateurs. Son nom ? "Il n'y a pas de pédophile, il n'y a que des enfants faciles". Régulièrement fermé, il est tout aussi régulièrement ouvert. Mardi après-midi, le groupe en était à sa cinquième version, affichait plus de 200 membres et donnait lieu à une avalanche de commentaires sur son Wall, ce mur fictif où chacun peut réagir. A condition de pouvoir déchiffrer le langage SMS employé et autres expressions fleuries de la langue française.
Facebook, 6 ans à peine et déjà 400 millions d'amis
Les fondateurs du plus populaire des sites de socialisation ont soufflé cette semaine les six bougies de leur création, en annonçant un nouveau record.
Publié le 06/02/2010
Quand Facebook joue les briseurs de couples
Sur Facebook, on se rencontre, on échange... on se séduit parfois. Autant de sources possibles de crises dans la vie réelle. Nos internautes témoignent.
Publié le 28/02/2008
Facebook, proie privilégiée des pirates
Une société de sécurité informatique dénonce la montée "inquiétante" des attaques contre les sites de socialisation et demande à chacun de prendre des mesures pour se protéger du piratage.
Publié le 02/02/2010
Pour Facebook, la vie privée, c'est ringard
Selon Mark Zuckerberg, le fondateur du site, l'intimité est une valeur en perte de vitesse. Il défend ainsi les nouvelles règles de protection de la vie privée très critiquées.
Publié le 11/01/2010
Google, Facebook, oubliez-moi !
Invités par Nathalie Kosciusko-Morizet à débattre du "droit à l'oubli numérique", les géants du Web ont tenté de rendre des comptes sur le respect de la vie privée. Sans forcément convaincre...
Publié le 12/11/2009
Sacré Facebook !
<b> J'ai testé pour vous - </b> Le site de socialisation sur le Net connaît un succès croissant. On s'inscrit, on y passe des heures. On découvre, on s'amuse. Et puis on se lasse. Jusqu'au jour où.
Publié le 12/11/2007
Parmi les commentaires de membres, compréhensibles pour le commun des mortels et reproductibles, celui d'une certaine "Adeline" : "Ça me fait marrer... J'adore l'humour noir et rie de tout, moi". C'est cru, beauf, de mauvais goût et chacun y va de sa provocation dans une surenchère de mots, entre insultes chiadées et humour trash. Comme dans une partie de ping-pong, chacun réplique à un commentaire laissé par un autre. Majoritaires, les mots indignés, choqués, scandalisés par ce groupe. L'un crie au lynchage, l'une dit son envie de vomir, l'autre exige sa suppression immédiate... "Impuissants", de nombreux internautes nous écrivent pour dénoncer ce groupe. "On ne sait pas quoi faire", écrit Cindy. "Quand on essaye d'en parler aux créateurs, rien à faire, ils nous rient au nez", s'alarme Elodie. Et de se demander ce que fait Facebook, ce que font les autorités. Réponse : la plate-forme de veille sur la cybercriminalité a été saisie, le parquet de Paris avisé et la police judificaire mène des investigations.
Ça s'en va et ça revient
"Toutes les questions de vie privée ou les sujets litigieux sont gérés aux Etats-Unis, note Delphine Soulas, journaliste co-auteure de Facebook: mes amis, mes amours... des emmerdes ! (1). Les utilisateurs français peuvent notifier un abus mais ce signalement va ensuite s'empiler sur une longue liste d'autres signalements. Une équipe francophone dédiée va travailler dessus... à condition de suivre le rythme."
Submergé Facebook ? "Non !, rétorque le site, joint par TF1 News, tous les contenus signalés sont remontés à nos équipes de modération, qui les traitent par ordre d'importance. Profils usurpés, comptes piratés, il y a beaucoup de choses à traiter". Et de noter que "si ce groupe a déjà été supprimé dimanche, c'est que le système marche". Sauf qu'un compte supprimé peut parfaitement renaître de ses cendres, comme "Il n'y a pas de pédophile, il n'y a que des enfants faciles". Si certains groupes finissent par être retirés, d'autres demeurent ou se créent et les messages de haines se multiplient. Du même acabit, existent aussi "Les enfants aussi ont droit à une vie sexuelle épanouie", illustré de la photo du petit Grégory ; "Violer des enfants, c'est bien. Violer des enfants morts, c'est mieux". "Confier ses enfants aux époux Fourniret." Ou même des parodies bestiales à l'instar du "Il n'y a pas de poney facile , il n'y a que des petits poneys faciles" (Sic). Une fermeture et puis revient en somme. Le second, voire "cinquième degré" pour paraphraser une internaute, a encore de beaux jours devant lui. Tôt mercredi, le groupe comptait plus de 326 membres.
"Un problème de qualification des faits" |
Si Facebook le réseau social "coopère facilement et sans problème", précise une source policière à l'AFP, le traitement de tels faits se heurte à de nombreuses difficultés liées à l'internationalisation d'internet. De nombreux sites étant hébergés à l'étranger, "lorsqu'on travaille sur de l'écrit, comme dans le cas présent, se pose notamment la question de la qualification des faits" qui doivent correspondre aux arsenaux juridiques de l'ensemble des pays concernés. Dans le cas d'"Il n'y a pas de pédophile, il n'y a que des enfants faciles", si "on essaie de travailler de façon pragmatique, nous rencontrons un problème de qualification". |
(1) Facebook : mes amis, mes amours... des emmerdes ! La vérité sur les réseaux sociaux. Olivier Levard et Delphine Soulas. Editions Michalon.
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