Le côté sombre d'Internet : la dépression

Par Z.M avec agence, le 03 février 2010 à 19h20 , mis à jour le 04 février 2010 à 09h16

À en croire des scientifiques britanniques, les personnes qui passent beaucoup de temps sur internet sont plus susceptibles de présenter des signes de dépression. Pour certains, le web remplacerait même les relations sociales du quotidien.

téléchargement piratage ordinateur clavier piratageImage d'archives © TF1

Certains internautes passent le plus clair de leur temps sur le net, si bien qu'ils se retrouvent pris dans la toile. Des psychologues britanniques de l'université de Leeds disent avoir établi que certains gros consommateurs d'internet ont plus de risques de présenter des signes de dépression.

  • Des pulsions électriques pour guérir la dépression

    Selon une étude américaine, des pulsions électriques quotidiennes sur une zone particulière du cerveau, peuvent guérir des personnes souffrant de dépression mêmes celles ayant déjà essayé plusieurs antidépresseurs.

    Publié le 04/05/2010 Des pulsions électriques pour guérir la dépression
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"Cette étude appuie l'hypothèse largement partagée selon laquelle le surinvestissement sur des sites internet qui sont utilisés pour remplacer les relations sociales normales pourrait être lié à des désordres psychologiques comme la dépression et l'addiction", explique le Docteur Catriona Morrison, qui a dirigé l'étude. "Ce type d'utilisation créant une dépendance peut avoir un impact grave sur la santé mentale".
 
Les hommes plus enclins à la dépendance

Plus révélateur, l'étude affirme que si la plupart des internautes utilisent le net pour payer leurs factures, envoyer des courriels ou s'informer, d'autres ne sont pas capables de limiter le temps passé à naviguer et finissent par y sacrifier leurs activités quotidiennes et au final leurs relations sociales.
 
Des "accros à internet", c'est ainsi que cette dernière catégorie est considérée. Ils représenteraient 1,2 % des internautes, évaluent les chercheurs qui ont analysé les réponses de 1.319 Britanniques âgés de 16 à 51 ans à un questionnaire en ligne sur leur utilisation d'internet et leurs éventuelles tendances dépressives. Objet de leur addiction : des sites internet dédiés au sexe, des sites communautaires ou encore des sites de jeux en ligne.
 
Cette étude démontre que la fréquence d'états dépressifs modérés à sévères chez ces accros d'internet était plus élevée que chez les autres. Par ailleurs, les hommes seraient plus enclins à présenter une dépendance que les femmes, tout comme les jeunes seraient plus touchés que les personnes plus âgées. À l'heure où internet devient pour beaucoup un outil important de communication, il est encore temps de changer quelques mauvaises habitudes...

Par Z.M avec agence le 03 février 2010 à 19:20
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7 Commentaires

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  • baal_, le 04/02/2010 à 12h35

    Cette étude ne veut rien dire si elle ne prend pas en compte les dépressifs qui ne vont pas sur internet car leur pourcentage est absorbé par le nombre beaucoup plus important des non dépressifs. Internet est un subsitut, on trouve un peu de plaisir à partager avec des inconnus. Donc même si c'est pas grand chose, c'est moins déprimant que la solitude totale. Et ce n'est pas le premier substitut. Journal, courrier, téléphone, sms ... Quant à dire que ce n'est utilisé que pour dire des platitude, est ce que ça sous entendrait que le niveau est beaucoup plus élevé sur les autres sites d'échange ? Ou même dans les "vraies discussions" ? Au final, avec un peu de recul, on se rend compte que c'est une évolution normale de la société. Société composés d'individus. S'ils ne veulent pas se parler, c'est avant tout leur choix.

  • geeker, le 04/02/2010 à 12h23

    Pour lutter contre la dépression, rien de tel que de passer du temps sur Facebook en ce moment: c'est la 'Semaine du Dopperlganger' et chacun est en train de changer sa photo perso pour celle d'une célébrité à qui elle ressemble... éclats de rire garantis!

  • 94000gege, le 04/02/2010 à 12h15

    Faut dire qu'avec les informations journalières actuelles dont on prend acte il y a de quoi

  • mcg35, le 04/02/2010 à 12h10

    Bonjour à toutes et à tous - Surprenant, ce résultat. je partagerais plutôt les avis précédents. Mais, comme en toute chose, il faut un juste milieu. Surfer, dialoguer sur Internet, c'est bien, à condition de ne pas sacrifier les sorties à l'extérieur pour conserver un contact autre que virtuel.

  • mars1394, le 04/02/2010 à 11h47

    Ce qui m'impression, ce sont les accros au "chat" (discutions en ligne). J'y suis allé par curiosité pendant une semaine. On y trouve les mêmes de jour comme de nuit. Et j'y suis retourné 3 mois plus tard. Ils sont encore la. Et il ne se dit que des banalités bien plus creuses que les discutions dites "de bistro"....

  • troops28, le 04/02/2010 à 09h55

    J'aurai tendance à penser que celui qui reste toute la journée chez lui et trouve un lien social via internet à plus de chance de pas être totalement dépressif en gardant un semblant de contact avec le monde... mais bon!

  • camillette13, le 04/02/2010 à 09h34

    Peut être les Anglais mais moi, je ne me sens pas du tout dépressif et j'aime bien dialoguer aussi bien verbalement que sur le net. Rien n'empêche l'autre

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