© RSF
- Parvin Ardalan, une cyber féministe - 01 min 27 s
Les 40 prédateurs de la Liberté de la Presse, selon RSF
Reporters sans Frontières publie lundi à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse sa liste des "40 prédateurs" recensant dirigeants politiques, religieux ou organisations terroristes prenant pour cible le travail des journalistes.
Publié le 03/05/2010
Dans la première catégorie se trouvent "les pires violateurs de la liberté d'expression sur le Net" selon RSF: l'Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l'Egypte, l'Iran, l'Ouzbékistan, la Syrie, la Tunisie, le Turkménistan et le Viêt-nam.
Pour Reporters sans frontières, la Birmanie, la Corée du Nord, Cuba et le Turkménistan tentent d'empêcher à tout prix leurs citoyens d'avoir accès à internet. L'Arabie saoudite et l'Ouzbékistan optent pour un filtrage massif et incitent leurs internautes à l'autocensure. Tandis que La Chine, l'Egypte, la Tunisie et le Viêt-Nam contrôlent de près le contenu politique et social sur la Toile. La grave crise interne que traverse l'Iran a pris dans ses filets les net-citoyens et les nouveaux médias, devenus, à leur tour, des ennemis du régime.
Les démocraties ne sont pas épargnées par ce rapport, c'est le cas de la Corée du Sud et de l'Australie inscrites sur les listes des "pays sous surveillance". L'Australie, en raison de sa volonté de mettre en place un système de filtrage du Net, la Corée du Sud pour ses lois trop sévères encadrant les internautes.
La Turquie et la Russie font leur grande entrée dans cette liste des "pays sous surveillance". En Russie, en raison du contrôle exercé par le Kremlin sur la majorité des médias, internet est devenu l'espace d'échange d'informations le plus libre dans ce pays. Mais son indépendance est menacée par des arrestations et poursuites de blogueurs, ainsi que des blocages de sites taxés d'"extrémistes". Selon RSF, il existe un vrai risque qu'Internet ne se transforme en outil de contrôle politique.
En Turquie, les sujets tabous tournent principalement autour d'Atatürk, père fondateur du pays, de l'armée, de la question des minorités et de la dignité de la nation. A ce titre, plusieurs milliers de sites sont bloqués, dont YouTube. Les blogueurs et internautes qui s'expriment librement sur ces sujets s'exposent à des représailles, notamment judiciaires.
| Le "Prix du Net-citoyen" décerné à des cyberféministes iraniennes |
Le premier Prix du "net-citoyen" a été décerné jeudi aux cyberféministes iraniennes du site www.we-change.org (changement pour l'égalité) par Reporters sans Frontières (RSF) en partenariat avec Google. Conçu par une vingtaine de femmes, la plupart blogueuses et journalistes, ce site a vu le jour en septembre 2006 pour promouvoir une campagne de mobilisation à propos de lois discriminatoires envers les femmes, a expliqué RSF. |
Retour MYTF1
Les 40 prédateurs de la Liberté de la Presse, selon RSF
Chargement en cours...





