Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook en juillet 2009 © ReutersLe jeune patron de Facebook avait-il encore le choix ? Mark Zuckerberg, vient de faire son mea culpa alors que le réseau social qu'il a fondé s'apprête à modifier une fois encore les options de confidentialité de ses utilisateurs. "Je sais que nous avons fait un paquet d'erreurs, mais mon espoir après tout ça c'est que notre service sera meilleur, et que les gens comprendront que nos intentions sont bien placées, et que nous réagissons aux réactions des gens pour qui nous travaillons", a-t-il écrit dans un courriel adressé dimanche à un bloggeur influent de la Silicon Valley, Robert Scoble, à l'issue d'une grogne de plus en plus embarrassante. Lundi, le boss de Facebook récidivait en publiant une tribune pleine de bonnes intentions dans le Washington Post.
Mark Zuckerberg sacré "homme de l'année"
Licenciés pour des propos sur Facebook : la justice valide
D'un seul clic, téléchargez les données de 100 millions de profils Facebook
Le Bangladesh censure à son tour Facebook pour outrage à l'islam
Mark Zuckerberg, 28 ans, des pulls à capuche... et des milliards
Mark Zuckerberg sacré "homme de l'année"
Le fondateur du réseau social Facebook, 26 ans, a été élu mercredi "homme de l'année" du magazine américain Time, a annoncé la direction de l'hebdomadaire.
Publié le 15/12/2010
Licenciés pour des propos sur Facebook : la justice valide
Le licenciement de trois salariés d'une entreprise d'ingénierie de Boulogne-Billancourt, qui avaient dénigré leur hiérarchie sur Facebook, a été jugé fondé vendredi par le conseil des prud'hommes.
Publié le 19/11/2010
D'un seul clic, téléchargez les données de 100 millions de profils Facebook
Un expert en sécurité informatique a mis à disposition sur le web les données de millions d'utilisateurs du réseau social. Son but : dénoncer les dérives de Facebook sur la vie privée.
Publié le 29/07/2010
Le Bangladesh censure à son tour Facebook pour outrage à l'islam
Tout comme le Pakistan, qui avait bloqué Facebook pour cause d'irrévérence envers Mahomet, le Bangladesh vient de prendre une mesure similaire. En y ajoutant des motifs de politique interne...
Publié le 30/05/2010
Sous pression, Facebook donne des gages pour la vie privée
En réaction à une grogne de plus en plus embarrassante, le patron de Facebook a révélé mercredi des options de vie privée simplifiées. Le PDG a évoqué le "juste milieu" dans la confidentialité.
Publié le 26/05/2010
Le fondateur de Facebook admet "un paquet d'erreurs"
Face à la grogne qui gagne de plus en plus d'utilisateurs de Facebook, au point que s'est développé un mouvement anti-Facebook, Mark Zuckerbeg fait son autocritique.
Publié le 24/05/2010
Rester discret sur Facebook va devenir un peu plus simple...
Impossible de vous y retrouver dans les options de confidentialité de Facebook ? Pas de panique : le site, pointé du doigt pour ce défaut, annonce une simplification.
Publié le 23/05/2010
Mahomet : 1, Facebook : 0 ; la balle au centre
La page Facebook qui appelait à dessiner le prophète Mahomet, en contradiction avec les principes de l'islam, et qui avait provoqué une vive réaction du Pakistan, a été supprimée. Mais un autre groupe similaire s'est monté.
Publié le 22/05/2010
A 18 ans, il se retrouve seul responsable de l'apéro Facebook !
Un jeune homme de 18 ans est furieux d'avoir été désigné vendredi par les autorités comme l'organisateur officiel d'un apéro Facebook à Alençon.
Publié le 21/05/2010
Peut-on critiquer son patron sur Facebook ?
Trois employés de la société Alten ont été licenciés après avoir critiqué pendant un week-end leur hiérarchie sur le réseau social. Ils demandent réparation.
Publié le 20/05/2010
Des collégiens organisent un règlement de comptes via Facebook
Une centaine d'adolescents scolarisés dans trois établissements de Rochefort avaient fixé un rendez-vous sur Facebook pour une bagarre générale. Mais la police était prévenue.
Publié le 07/05/2010
Mark Zuckerberg, 28 ans, des pulls à capuche... et des milliards
Le fondateur de Facebook, dont le groupe entre en Bourse ce vendredi, compte parmi les 20 plus riches du monde. Celui qui a lancé son entreprise à 19 ans est déjà une légende. Portrait.
Publié le 02/02/2012
Ces propos embarrassés interviennent alors que Facebook a annoncé samedi de prochains changements visant à proposer des options de confidentialités "plus simples et plus faciles d'usage" - ces énièmes changements devant être officialisés dès cette semaine. "Nous avons écouté toutes les réactions et avons essayé de les distiller pour trouver les bonnes choses à améliorer. Je préfèrerais montrer un produit amélioré plutôt que de juste parler de ce que nous pourrions faire", a ajouté le patron de 26 ans, en promettant toutefois, dans des propos sibyllins, que l'équipe de Facebook sera "prête à parler de certaines nouvelles choses qui ont été construites cette semaine".
NKM : "Cela ne suffit pas"
Ces nouvelles déclarations ne calmeront personne. Cent fois, Facebook a prétendu prendre enfin conscience d'une nécessaire meilleure protection des données de ses membres et cent fois le réseau a fait en sorte de faciliter un peu plus l'accès à leur vie privée... "Cela ne suffit pas de donner aux internautes de nouveaux outils pour protéger leurs propres données personnelles", a déjà fustigé Nathalie Kosciusko-Morizet sur Canal+. "Il faut faire ce que nous recommandons au niveau européen et au niveau français, qui est d'avoir par défaut des profils d'utilisateurs qui soient extrêmement protecteurs du point de vue de la vie privée", a insisté la secrétaire d'Etat. Dans cette optique, l'Union européenne avait envoyé à la mi-mai un courrier à Facebook pour lui demander de mettre en place "un profil par défaut protecteur des utilisateurs", a rappelé celle qui tente la conciliation en travaillant à une charte, notamment avec des représentants des grands réseaux sociaux.
Depuis l'introduction le mois dernier d'un nouveau réglage par défaut permettant aux utilisateurs de faire savoir les pages internet qu'ils apprécient (NDLR : le système du "Like"), s'est développée une nouvelle fronde contre Facebook. Des groupes se multiplient au sein du site, pour appeler à le quitter pour de bon, et des membres de Facebook lancent une grande journée mondiale pour quitter le réseau social le 31 mai, lundi prochain.
"Sombres crétins"
Zuckerberg, adulé sur Facebook par plus de 500.000 fans sur sa page personnelle où il affiche désirer faire du monde "un endroit plus ouvert", cristallise surtout les critiques des défenseurs de la vie privée. Il leur avait déclaré la guerre au début de l'année en les ringardisant ostensiblement. "Les gens sont plus à l'aise avec l'idée de partager davantage d'informations mais aussi avec celle de le faire avec plus de personnes. La norme sociale a évolué avec le temps", avait-il répondu à ceux qui étaient choqués par les récentes pratiques de Facebook. Une fin de non-recevoir.
Depuis, la pression est montée d'un cran et tous les coups sont permis pour laisser dans l'œil du cyclone le patron de Facebook, devenu le principal épouvantail de sa propre entreprise. Le site Business Insider a exhumé la semaine dernière des extraits d'un chat embarrassant pour Mark Zuckerberg. Dans cet échange avec un ami remontant aux premiers jours de Facebook, quand il avait 19 ans, il y qualifiait de "sombres crétins" (la traduction est "light" : "dumb fucks" en VO) ceux qui lui faisaient confiance en mettant leur données personnelles en ligne. Dans la foulée, Facebook a dû réagir dans un message outré. "La vie privée et la sécurité des données de nos membres sont d'une importance cruciale pour nous. Nous n'en débattrons pas sur la base de sources anonymes ou d'allégations datées qui tentent de définir la position de Mark ou de Facebook sur la vie privée", bottait le réseau social.
Zuck machine
Elément nouveau : Zuckerberg serait confronté à une autre fronde, cette fois interne à son entreprise. Selon le Wall Street Journal, des employées de Facebook, en désaccord avec lui sur le fond, poussent leur patron à prendre enfin le problème de la vie privée à bras le corps alors que l'image du réseau social ne cesse de se dégrader. Jusqu'ici, ils ont toujours été désavoués par leur boss mais la roue pourrait tourner. Dans un entretien à paraître au Etats-Unis dans un livre, la patronne opérationnelle de Facebook, laisse aussi filtrer une divergence de vue avec Zuckerberg. "Mark croit profondément en la transparence et à la vision d'une société et d'un monde ouverts et il veut pousser les gens en ce sens. Je pense qu'il comprend que le moyen d'y arriver est de donner aux gens davantage de contrôle et de confiance. Il veut vous rendre plus transparent et serait ravi de vous aider à y parvenir. Pour lui, ce ne sont que des moyens pour cette fin. Je n'en suis pas aussi sûre", confie Sheryl Sandberg.
Porté par le succès de son incroyable machine à engranger des nouveaux membres, Zuckerberg n'a jamais fait cas de ces polémiques qui ne l'empêchent pas, bien au contraire, d'engranger toujours davantage de publicité. Pour la première fois de sa jeune histoire, Facebook publie plus d'encarts publicitaires que tout autre site internet américain. Mais la croissance de Facebook semble pour la première fois marquer le pas. Le site d'informations spécialisées SearchEngineLand a calculé que le réseau social avait assisté à un ralentissement des nouvelles inscriptions sur le site. Dans le même temps, les médias s'enthousiasment pour le lancement de réseaux sociaux alternatifs plus respectueux de la vie privée de leurs membres, comme l'américain Diaspora ou le français Movim, et le concurrent historique MySpace en profite pour donner des gages. A court-terme, il n'y a pas péril en la demeure mais le grand bestiaire des entreprises est plein de cadavres de géants qui n'ont pas su s'adapter. Si le respect de la vie privée devient une valeur non négociable de l'Internet moderne, Mark Zuckerberg serait bien inspiré de prendre un cours de rattrapage. Ou d'assister à l'après-Facebook. Aux premières loges.
Olivier Levard
Retour MYTF1
Chargement en cours...




