© sxc.huA peine entrée en fonction, la Haute autorité pour la protection des droits sur internet (Hadopi) a déjà reçu des saisines visant des internautes ayant illégalement récupéré du contenu sur le net et prévoit d'envoyer ses premiers courriels d'avertissement d'ici fin septembre. "Nous sommes actuellement en phase de test mais nous avons déjà reçu des saisines", a confirmé à l'AFP Eric Walter, secrétaire général de la Hadopi, précisant qu'elles venaient du secteur de la musique.
Hadopi : ultime étape avant avertissement
La Haute Autorité de lutte contre le piratage annonce qu'elle a envoyé des demandes d'identification d'internautes aux fournisseurs d'accès à Internet.
Publié le 21/09/2010
Hadopi : attention aux faux courriels
Le départ des premiers mails d'avertissement aux internautes qui piratent est "imminent" mais le secrétaire général de l'Hadopi met déjà en garde contre de faux courriels envoyés par des escrocs.
Publié le 30/08/2010
"Deezer avec Orange, c'est un tournant gigantesque"
<b> Exclusif -</b> Le partenariat avec Orange va permettre au service de musique en ligne de se faire connaitre auprès de millions de clients de l'opérateur et de faire exploser son marché. Son directeur général le détaille pour TF1 News.
Publié le 26/08/2010
Comprendre Hadopi, ça se passe aux péages
La première campagne de sensibilisation aux risques encourus en cas de téléchargement illégal débute. L'autorité a trouvé dans l'autoroute un "point névralgique" lui permettant de "s'adresser à toute la famille".
Publié le 20/08/2010
Chargé d'organiser la réponse graduée contre le téléchargement illégal, l'organisme a entamé son action cette semaine, avait annoncé mercredi le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. En son sein, la Commission de protection des droits (CPD) doit avertir les internautes dans les deux mois qui suivent les saisines, si elle les valide. "Au-delà de ce délai, celles auxquelles nous ne donnons pas suite sont détruites", a précisé le secrétaire général, rappelant qu'"il relève uniquement de la compétence et de l'autonomie de la CPD de donner suite, sans aucun automatisme, aux saisines".
Cinq organismes
Ces dernières ne peuvent être envoyées à la Hadopi que par l'un des cinq organismes ayant reçu à ce jour l'aval de la Commission nationale de l'informatique et des libertés pour collecter sur la toile les adresses IP des internautes qui téléchargent illégalement: quatre pour les oeuvres musicales (la Sacem, la SCPP, la SDRM et la SPPF) et un autre pour les films (l'Alpa). Ces adresses IP, uniques, permettent d'identifier un ordinateur sur le net. D'autres secteurs, comme ceux du livre ou des jeux vidéo, souhaitent les rejoindre, a souligné Eric Walter. Avant de sévir et d'envoyer les premiers e-mails, la Hadopi prévoit dans un premier temps "d'informer" le grand public sur ce qu'elle est, grâce à une campagne de sensibilisation, dont la forme n'est pas encore définie mais qui devrait voir le jour avant la fin du mois d'août.
"Aujourd'hui, quand on interroge les gens, ils ont tous entendu parler de la Hadopi. En revanche, quand on leur demande de définir ce que c'est, on se rend compte qu'il y a encore un travail d'explication à accomplir. Pour nous, c'est un enjeu important que tout le monde comprenne son fonctionnement", a fait valoir Eric Walter. En outre, il a assuré qu'en tant qu'autorité publique indépendante, la Hadopi n'avait pas d'objectifs quantitatifs. Néanmoins, a-t-il concédé, "on se pose déjà cette question. Comme on a une obligation légale de construire des indicateurs et d'en rendre compte, il est clair qu'ils vont inclure une évaluation de son impact".
"De l'eau va couler..."
Du côté de l'association La Quadrature du Net, qui se présente comme un "collectif de citoyens" défendant les libertés individuelles à l'ère du numérique et milite contre la Hadopi, on reste mesuré face à son entrée en fonction. "Il est logique que la Hadopi dise qu'elle est prête, parce qu'elle repose sur la peur du gendarme, mais de l'eau va couler sous les ponts avant les premières sanctions", a estimé son porte-parole Jérémie Zimmermann.
Selon lui, il est notamment impossible de contrôler totalement un accès à internet à l'heure actuelle, condition nécessaire pour rendre un utilisateur responsable d'un téléchargement. A cette fin, la Hadopi avait lancé mardi une consultation réservée aux professionnels pour définir les moyens de sécurisation des accès internet privés ou publics.
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