Google Chine et le lien redirigeant vers Google Hong-Kong © DRLes Chinois ont pu sauver la face mais Google jure ne pas avoir cédé sur l'essentiel, à savoir la censure. Dix jours après le renouvellement de la licence d'exploitation du géant de l'internet américain en Chine qui avait expiré fin juin, les langues se sont déliées. Ce renouvellement a été accordé après un long affrontement avec le gouvernement chinois, Google se disant excédé par le contrôle de l'information en Chine et les cyberattaques venues de ce pays. Et, sans surprise, chaque partie crie victoire.
Avant d'avoir cliqué "OK", Google a trouvé !
Depuis mercredi soir pour ceux qui ont un compte Gmail, les résultats s'affichent au fur et à mesure que l'internaute tape sa recherche sans avoir besoin de la valider.
Publié le 08/09/2010
La petite mort du Google Phone
Le Nexus One, ou "Google Phone", ne sera plus vendu aux Etats-Unis. Cette expérience mitigée ne doit pas éclipser les succès de Google dans la téléphonie mobile.
Publié le 19/07/2010
Tapez "Vatican" sur Google : le site "pedofilo.com" apparaît
Une recherche effectuée sur le moteur Google avec le mot clé "Vatican" a proposé un instant samedi en début de soirée, parmi les occurrences sélectionnées automatiquement, un site intitulé "pedofilo.com".
Publié le 17/07/2010
Google sauve son visa pour la Chine
Le géant de l'internet américain Google a annoncé vendredi que la Chine avait renouvelé sa licence d'exploitation, lui permettant d'opérer sur le plus vaste marché internet au monde.
Publié le 09/07/2010
Dernières à réagir, les autorités chinoises ont affirmé mardi que le moteur de recherches a bel et bien accepté de se plier aux lois sur la censure. "Google a accepté de respecter les lois et les règlements de la Chine", a déclaré à des journalistes Zhang Feng un haut responsable chinois dans une première réaction depuis l'annonce, le 9 juillet, que Pékin avait renouvelé sa licence d'exploitation. "Cela signifie que Google ne fournira pas d'informations susceptibles de menacer la sécurité nationale ou les intérêts de la Chine, n'incitera pas à la haine raciale, ne propagera pas d'informations de nature superstitieuse, ne menacera pas la stabilité sociale et ne diffusera pas de données à caractère pornographique, violent ou diffamatoire", analyse-t-il.
Responsable. Bientôt coupable ?
La version américaine de l'histoire est toute autre. De Tokyo, une porte-parole de Google a expliqué que l'actuel système permettait à Google de ne pas censurer ses sites chinois, à la fois sur le continent ou à Hong Kong. Google.com.hk est accessible de manière intermittente depuis le continent, mais les recherches sur des sujets considérés comme sensibles par les autorités chinoises sont souvent impossibles. "Comme nous l'avons expliqué dans notre blog, les services que nous gardons sur Google.cn (musique, traduction, recherche de produits) n'obligent pas Google à censurer", a déclaré Jessica Powell. "Tous les autres produits, comme les recherches, sont disponibles sur Google.com.hk, et sans censure. Pour résumer, il n'y aucune censure exercée par Google dans quelque domaine que ce soit", a-t-elle expliqué.
Là est l'astuce. Au lieu de rediriger les internautes chinois automatiquement vers son site hongkongais non censuré, Google les accueille bien désormais sur son site chinois "sous contrôle". Mais le moteur de recherche a placé en évidence un lien vers son site hongkongais "libre" juste en dessous du champ de recherches. Il suffit de cliquer dessus pour avoir accès à une version de Google non édulcorée. Cela n'a l'air de rien mais ce changement pourrait avoir des conséquences pour l'internaute chinois. Puisque le passage vers un Internet libre n'est plus automatique, le gouvernement chinois pourra désormais reprocher à un internaute d'être délibérément sorti des clous fixés par le régime. La responsabilité est donc passée de Google au citoyen chinois. A quel prix?
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