Montage James Herteleer pour TF1 News d'après Facebook/CEOP © Montage James Herteleer pour TF1 News d'après Facebook/CEOPVisiblement, ça marche, en tout cas pour donner l'alerte. Les signalements de comportements suspects envers les enfants ont été multipliés par plus de sept depuis l'installation au Royaume-Uni d'un bouton dédié sur le réseau social qui apparaît automatiquement sur la page des jeunes Britanniques de 13 à 18 ans. 211 jeunes utilisateurs ont signalé un comportement suspect depuis le lancement de l'application le 12 juillet, contre 28 le mois précédent. Les utilisateurs de Facebook ont déjà téléchargé l'application plus de 55.000 fois.
Facebook permet de faire le lien entre ses amis
Le réseau social sur internet a annoncé mercredi une nouvelle fonction facilitant la création de "groupes" d'amis, afin de mieux segmenter les informations circulant entre les "amis" du réseau.
Publié le 07/10/2010
Avec Diaspora, un autre Facebook est possible
Quatre étudiants américains viennent de lancer un nouveau réseau social sur Internet en espérant faire de l'ombre à Facebook. Ont-ils une chance ?
Publié le 17/09/2010
Facebook à la rescousse des "ours de la drogue"
Un mouvement sans précédent a été lancé au Canada pour sauver 14 ours utilisés par des trafiquants de drogue pour protéger une plantation de cannabis. Des ours aujourd'hui menacés de mort : devenus trop familiers, et dangereux pour les humains, ils pourraient être abattus.
Publié le 25/08/2010
T'es où ? Regarde sur Facebook !
Sur le même principe que Foursquare, le réseau social lance un service de géolocalisation permettant de partager avec ses amis des informations sur les lieux où l'on se trouve.
Publié le 19/08/2010
Facebook : attention au bouton "Je n'aime pas"
Des escrocs proposent sur Facebook un faux bouton "Je n'aime pas" sur le modèle du très populaire "J'aime" afin de récolter des informations personnelles à des fins criminelles.
Publié le 17/08/2010
Info TF1 News : homophobie sur Facebook, la plainte classée sans suite
L'internaute qui avait porté plainte contre des groupes homophobes sur le réseau social annonce à TF1 News qu'elle a été classée sans suite. Le parquet confirme.
Publié le 13/08/2010
Sur Facebook, le "bouton anti-pédophile" fait exploser les signalements
Les signalements de comportements suspects envers les enfants ont été multipliés par sept depuis l'installation au Royaume-Uni d'un bouton d'alerte sur le réseau social.
Publié le 12/08/2010
Se disant cancéreuse, elle lance une collecte de fonds sur Facebook
Une jeune Canadienne s'est rasée les cheveux et les sourcils, prétendant ainsi être cancéreuse et a collecté plusieurs milliers de dollars de dons, notamment sur le réseau Facebook, avant de finir en prison pour fraude.
Publié le 09/08/2010
Encore des failles de sécurité dans les applications Facebook
Un hacker affirme avoir mis au jour une faille de sécurité dans certaines applications Facebook. Une personne mal intentionnée pourrait, par cette faille, abuser un internaute pour lui subtiliser ses mots de passe.
Publié le 29/07/2010
Aux Etats-Unis, 200.000 jeunes ont déserté Facebook
Probable conséquence des nombreuses polémiques sur la vie privée au printemps dernier, moins de jeunes se sont connectés au premier réseau social mondial en juin.
Publié le 08/07/2010
Procès, film, gratuité de Facebook : les vérités de Mark Zuckerberg
Dans une interview-événement sur ABC news, le patron de Facebook est revenu sur tous les sujets qui fâchent et a évoqué une possible introduction en Bourse.
Publié le 22/07/2010
Vous êtes un demi-milliard sur Facebook. Et après ?
Le premier réseau social du monde comptera cette semaine 500 millions de membres. Retour sur une incroyable ascension.
Publié le 21/07/2010
Facebook : les premières images du film
Découvrez la première bande-annonce du mystérieux film qui retrace l'histoire de la naissance du premier réseau social de la planète.
Publié le 16/07/2010
De quoi remotiver les associations françaises qui se battent pour que l'initiative soit enfin lancée de ce côté de la Manche. Justine Atlan, directrice de l'association E-enfance reconnue d'utilité publique, évoque "l'énorme responsabilité" du réseau social qui refuse de généraliser ce bouton d'alerte et propose des pistes pour décliner l'expérience en France.
TF1 News : Vous demandez l'instauration en France d'un "bouton d'alerte" sur Facebook. Pour quelle raison ?
Justine Atlan, directrice de l'association E-enfance : Parce que c'est là que sont majoritairement les adolescents : Facebook a dépassé tous les autres réseaux sociaux et le site a désormais une sorte de monopole sur leurs relations avec leurs amis. C'est aussi là qu'ils peuvent faire de mauvaises rencontres. Il faudrait donc qu'ils puissent déclencher une alerte directement au cours de leur navigation en cliquant sur un fameux "bouton rouge". Ce lien leur permettrait de signaler un adulte qui les harcèle pour que la police récupère le pseudo ou l'adresse qui lui permettra de faire son travail.
| "Facebook a une responsabilité énorme (...), ses équipes sont injoignables" |
J. A. : Les industriels d'Internet n'y sont pas du tout favorables et Facebook n'est pas l'acteur le plus facile à décider... Jusqu'à récemment, le réseau social n'avait même pas de représentant en Europe. Il y en a maintenant un au Royaume-Uni mais le vrai centre de décision reste en Californie. Le plus souvent, les équipes de Facebook y restent injoignables et, quand vous faites des signalements, les retours sont très longs même s'il y a eu quelques progrès. Aujourd'hui, Facebook a une responsabilité énorme de par son omniprésence. Vu leur pouvoir économique, ils ne peuvent plus dire : "on est une petite boîte sur Internet". Je ne souhaite pas qu'il y ait des faits divers aussi terribles qu'en Angleterre pour qu'ils bougent enfin et mettent en place ce bouton (NDLR : le viol et le meurtre d'une adolescente ayant fait une mauvaise rencontre sur Facebook avait choqué l'opinion publique). Sur d'autres sujets, des pays comme le Canada ont dû les menacer d'interdiction pour avancer.
TF1 News : Protéger les membres les plus jeunes pourrait être un argument commercial. Pourquoi traînent-ils les pieds?
J. A. : Il faudrait leur demander ! Je crois que c'est un état d'esprit général, le souhait de conserver un espace de communication où il n'y pas la présence de danger tangible, visible, de la police. Mais la réalité d'Internet, c'est que les adolescents et les enfants restent des proies. Il faut qu'ils aient un moyen de se sentir protégés. L'exemple a maintenant été montré en Angleterre, un pays qui a toujours été en avance en imposant par exemple un filtrage des sites pédopornographiques sur Internet. C'est la preuve que ça marche et que ça répond à un besoin. Mais il pourrait y avoir des améliorations : l'idéal serait que Facebook accepte d'instaurer ce bouton par défaut, que ce soit un choix de l'enlever et non de l'installer comme c'est le cas actuellement.
TF1 News : Comment amener Facebook à changer de position?
J. A. : Nous pouvons mobiliser les jeunes en leur demandant ce qu'ils pensent de cette idée de bouton. Nous songeons très sérieusement à créer ensuite un groupe qui le réclame, comme au Royaume-Uni. C'est comme cela qu'on mobilise et que l'on se fait écouter sur Internet, en montrant que l'on représente une communauté et que cela peut s'autoréguler de l'intérieur.
TF1 News : Comment faire pour ne pas être noyé sous les signalements de plaisantins?
J. A. : Nous pourrions nous appuyer sur la ligne d'appel Net-Ecoute (0.820.200.000), un service que nous avons lancé en décembre 2008 dans le cadre d'un programme européen pour que les jeunes puissent rapporter leurs mauvaises rencontres sur ordinateur ou mobile. Nous proposons de le décliner sur tout le Web : Facebook, YouTube, la messagerie MSN... Nous pourrions ensuite "faire le filtre" et transmettre à la police les signalements qui nous paraissent vraiment inquiétants. Tout n'est pas qualifiable au niveau légal, et ce filtrage permettrait de ne pas embouteiller les services car Internet s'est développé à une vitesse exponentielle et les moyens de la police n'ont pas suivi. Des ministères en France pourraient aussi mettre des moyens pour appuyer le dispositif, ils seraient soutenus par l'Europe.
TF1 News : Les réseaux sociaux expliquent que les forums ou les messageries comme MSN sont bien plus dangereux car les internautes s'y promènent sous pseudo...
J. A. : Pour MSN Messenger, il faut relativiser car il y a quand même une identification possible et Microsoft a fait des efforts. S'agissant des sites de chats et des forums d'ados, c'est en revanche tout à fait vrai car on ne s'y inscrit pas et qu'on ne choisit pas avec qui l'on parle. C'est là que l'on retrouve le plus de prédateurs. Faites le test vous-même : si vous vous connectez à n'importe quelle heure de la journée avec un pseudo qui laisse entendre que vous êtes une jeune fille de 13 ans, dans les minutes qui suivent, quelqu'un vous demandera si vous avez de la poitrine ou quelque chose à montrer ! Des sites comme Ado.fr ou Blablaland.fr ne font pas assez d'efforts sur la modération, qu'elle soit automatique, basée sur la reconnaissance de mots, ou humaine, en payant de vrais modérateurs qui surveillent ce qu'il s'y passe.
| "Les signalements relèvent le plus souvent du harcèlement entre ados" |
J. A. : Oui ! L'avantage des Skyblogs, c'est qu'ils sont français, qu'ils subissent donc la loi française et sont signataires de la charte européenne des réseaux sociaux. Le site a fait beaucoup d'efforts : la modération y est meilleure qu'ailleurs car ils ont mis des moyens humains et financiers. Nous avions un nombre de signalements effrayant et, aujourd'hui, les problèmes ont diminué. Sans doute aussi à cause du succès de Facebook qui leur fait de l'ombre...
TF1 News : On parle souvent de "bouton anti-pédophile" mais les premiers ennemis des ados sont souvent d'autres ados...
J. A. : Massivement, les signalements que l'on nous fait relèvent le plus souvent du harcèlement entre ados. Ils créent par exemples de faux profils Facebook pour inonder d'injures quelqu'un ou font circuler de photos dénudées d'une jeune fille sur leurs mobiles, ce qui peut avoir des dégâts psychologiques graves pour une collégienne qui construit son identité sexuelle. C'est traumatisant et destructeur. Ces comportements pourraient aussi être rapportés par le fameux bouton, comme tout comportement illégal, qui porte atteinte à une personne. Quel que soit l'âge de l'auteur.
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Facebook permet de faire le lien entre ses amis
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