© TF1/LCILe ministère allemand de la Consommation estime à 200.000 le nombre de bâtiments que Google devra flouter dans son logiciel de navigation Street View à la demande des occupants, selon le journal Süddeutsche Zeitung de lundi. L'habitant d'un hameau du Maine-et-Loire, qui avait assigné Google en référé après la mise en ligne sur l'application internet Street View d'une photo où l'on pouvait le voir en train d'uriner dans son jardin, a été débouté jeudi. Un habitant d'un hameau du Maine-et-Loire a assigné Google en référé jeudi à Angers après la mise en ligne sur l'application Street View d'une photo où on peut l'apercevoir se soulageant dans la cour de sa maison. Nom, prénom, adresse, ancienne école, employeur : toutes ces données personnelles pouvaient se retrouver sur www.pagesblanches.fr. Y compris pour des mineurs. La société Pages jaunes avait en effet "aspiré" des millions de profils d'internautes sur des réseaux sociaux. "Déloyal", avertit la Cnil. Google annonce ce mercredi la saisine de la plus haute autorité judiciaire suisse pour contester une décision d'un tribunal qui pourrait, selon le géant américain, l'obliger à fermer son service internet Street View dans la Confédération. Pour avoir "aspiré" des données non sécurisées transmises par wifi dans le cadre de son programme Street View, le géant américain écope d'une amende de 100.000 euros. Déjà pointé du doigt pour ses incursions dans la vie privée, dénoncé par des milliers d'internautes allemands qui refusent de voir leur maison photographiée, le programme de Google a en outre récupéré des textes entiers de mails et des mots de passe. Près de 250.000 foyers allemands ont écrit à Google pour refuser que leur maison apparaisse au sein du service de Google, soit quelque 3% des foyers dans 20 villes. Après avoir vu son nom associé aux mots "viol", "condamné" ou "prison" sur Google, un homme a décidé de poursuivre le plus célèbre des moteurs de recherche. Qui a été condamné pour diffamation. Google a décidé de faire appel. Le nouveau règlement de Google autorisant les annonceurs à acheter aux enchères des mots-clés de marques concurrentes est entré en vigueur mardi. Le géant américain de l'internet est venu annoncer à l'Elysée qu'il entend ouvrir un centre de recherche à Paris, investir dans la formation des élites scientifiques françaises et créer un institut culturel européen. Depuis mercredi soir pour ceux qui ont un compte Gmail, les résultats s'affichent au fur et à mesure que l'internaute tape sa recherche sans avoir besoin de la valider. Poursuivi pour atteinte à la vie privée par sept internautes américains, Google a conclu un accord et a accepté de payer 8,5 millions de dollars. En cause : "Buzz", le réseau social de Google, censé concurrencer Facebook. Quelques minutes après que Google Street View ait annoncé la reprise de sa collecte d'images en France, la Cnil dénonçait un acte "prématuré", soulignant que l'enquête sur ce logiciel était toujours en cours. Le groupe veut y lancer avant la fin de l'année son service de navigation, quitte à blesser la sensibilité exacerbée des Allemands en matière de respect de la sphère privée. Le ministère de la Justice du Connecticut (Nord-Est des Etats-Unis) a ouvert une enquête pour déterminer si Google Street View enfreignait le droit des citoyens à la vie privée. La Commission nationale de l'informatique et des libertés a constaté que le service de cartographie de Google avait enregistré des extraits de mails privés et étudie de possibles sanctions. Les internautes pourront se promener virtuellement dans les rues de Rennes, Strasbourg ou Montpellier, grâce au service qui offre une vue des rues à 360°.
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Selon les estimations du ministère, 50.000 demandes par courrier et 100.000 par courriel ont déjà été envoyées à Google pour protester contre la mise en ligne des photos de bâtiments. "Si l'on prend en compte le fait que de nombreuses demandes portent sur plusieurs bâtiments, on devrait largement dépasser les 200.000 adresses d'ici à la fin de l'année", ajoute le quotidien citant une source proche de la ministre Ilse Aigner. Une porte-parole de Google, citée dans le Süddeutsche Zeitung, affirmait que le groupe ne s'attendait qu'à un "nombre à cinq chiffres", soit moins de 100.000 demandes au total.
Ilse Aigner est par ailleurs intervenue sur la radio bavaroise Bayern2 pour demander à Google de proroger le délai pendant lequel des demandes de floutage peuvent être faites, pour le moment fixé à quatre semaines. "Le délai de contestation pour les vingt villes actuellement concernées est trop court, selon moi, surtout pour celles où nous sommes encore en période de vacances. Je considère qu'une prolongation est absolument nécessaire, et je vais en discuter avec la société", a-t-elle déclaré.
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Google avait annoncé le 10 juin qu'il lancerait avant la fin de l'année en Allemagne son service de navigation Street View, mettant en ligne les vingt plus grandes villes du pays. Le logiciel de cartographie, lancé en 2007, fournit des vues panoramiques en trois dimensions de rues, permettant aux usagers de s'y déplacer virtuellement comme s'ils s'y promenaient.
Il a suscité un vif débat en Allemagne, particulièrement soucieuse du respect de la vie privée. Le gouvernement allemand a même rédigé un formulaire type, à télécharger et à envoyer à Google pour empêcher la publication de la photographie de sa maison. L'Allemagne est le seul pays où Google a accepté d'enregistrer des demandes de floutage avant même la mise en ligne des photos.
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