Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange © TF1 NewsLa justice suédoise a annulé samedi l'avis de recherche émis plus tôt visant le fondateur du site internet WikiLeaks spécialisé dans la publication de documents officiels, qui était accusé de viol. "Le procureur en chef Eva Finné a décidé que Julian Assange n'était pas suspect de viol", a précisé le Parquet sur son site internet, ajoutant que le fondateur de WikiLeaks "n'était plus recherché". Mais une heure plus tard, on apprenait que la justice suédoise continuait d'enquêter sur une accusation d'agression visant le fondateur de WikiLeaks.
Révélations de WikiLeaks: la pression s'accentue sur Washington
La pression s'accentuait ce week-end sur Washington après les allégations d'abus en Irak contenues dans les 400.000 documents confidentiels publiés vendredi par WikiLeaks.
Publié le 25/10/2010
WikiLeaks déballe tout sur le "bain de sang" irakien
L'armée américaine savait tout. Tout sur les tortures, tout sur les violences contre les civils... et elle a fermé les yeux. C'est ce qu'affirme le site WikiLeaks, preuves à l'appui, en diffusant des centaines de milliers de documents sur la guerre en Irak.
Publié le 23/10/2010
Révélations de WikiLeaks: la pression s'accentue sur Washington
Les allégations d'abus en Irak contenues dans les 400.000 documents confidentiels publiés vendredi par WikiLeaks sont "extraordinairement sérieuses", estime le vice-Premier ministre britannique. L'ONU notamment demande une enquête aux USA... qui refusent.
Publié le 24/10/2010
La justice suédoise n'en a pas fini avec le fondateur de WikiLeaks
Contre toutes attentes, le Parquet suédois annonce mercredi vouloir rouvrir l'enquête sur les accusations de viol pesant sur lui.
Publié le 01/09/2010
Wikileaks publie des éléments secrets du dossier Dutroux
Le résumé d'auditions de Marc Dutroux est disponible sur le site spécialisé dans les fuites de documents confidentiels depuis avril 2009, mais la presse belge en a fait état pour la première fois ce mardi.
Publié le 25/08/2010
Documents confidentiels : Al-Qaïda très peu présent en Afghanistan
Selon les documents américains confidentiels diffusés en juillet par le site Wikileaks et publiés lundi par le Washington Post, Al-Qaïda comptait en juin "50 à 100" combattants "peut-être moins" dans la région.
Publié le 23/08/2010
Wikileaks promet d'autres publications sur l'Afghanistan
Malgré les appels répétés du Pentagone demandant que cessent ces publications, le fondateur de Wikileaks promet que le reste des archives secrètes sera dévoilé dans quelques semaines.
Publié le 14/08/2010
Wikileaks : le Pentagone hausse le ton
Le Pentagone a exigé jeudi que le site lui remette sur le champs 15.000 documents secrets relatifs au conflit afghan qu'il n'a pas encore divulgués, et qu'il détruise ceux déjà été mis en ligne.
Publié le 05/08/2010
Le Pentagone proche de trouver la source de Wikileaks ?
Le ministère de la Défense américain soupçonne, selon CNN, l'officier Bradley Manning, déjà inculpé par l'armée américaine pour des faits similaires, d'être la source de Wikileaks, qui a dévoilé le week-end dernier des milliers de documents militaires confidentiels.
Publié le 28/07/2010
Selon Wikileaks, l'armée américaine avait localisé Ben Laden en 2006
Parmi les 90.000 documents qui ont fuité sur Wikileaks, l'un d'entre eux, datant de 2006, montre que l'armée américaine avait pu localiser Ousama Ben Laden. Ce alors qu'elle prétend avoir perdu sa trace depuis des années, assure la BBC sur son site.
Publié le 27/07/2010
"L'enquête (concernant l'agression) est toujours ouverte. Le procureur en charge se prononcera plus tard", a déclaré une porte-parole du Parquet. Les faits ayant été connus dans la nuit de vendredi à samedi, le procureur de permanence dans la nuit a automatiquement émis l'avis de recherche lié à l'affaire de viol. Puis dans la journée, après enquête, le procureur chargé de l'affaire a pu annuler cet avis ayant estimé que M. Assange "n'était pas suspect de viol". Depuis, "Assange n'est plus recherché", affirme le Parquet. Mais l'enquête pour agression, des faits beaucoup moins graves qu'un viol, se poursuit.
Julian Assange a-t-il été la cible de l'armée US ? Le fondateur de WikiLeaks estime dimanche que le Pentagone pourrait être derrière ces accusations. "Je ne sais pas ce qui se cache derrière (ces accusations). Mais on nous avait avertis que, par exemple le Pentagone, nous jouerait de vilains tours pour nous détruire", affirme Julian Assange dans un entretien publié dimanche matin par le tabloïd suédois Aftonbladet. "En plus, on m'avait mis en garde contre des pièges sexuels", ajoute-t-il, sans vouloir préciser s'il pensait être tombé dans ce type de machination. "Peut-être, peut-être pas", dit-il simplement. Julian Assange précise que malgré la levée de l'avis de recherche, l'affaire occasionne "de gros dégâts" pour WikiLeaks. "Il y a eu des titres (dans les médias) dans le monde entier sur le fait que j'étais suspecté de viol. Et je sais par expérience que les ennemis de WikiLeaks continuent de trompeter les choses même après qu'elles ont été démenties", assure-t-il.
Il va aller voir la police
WikiLeaks s'est attiré les foudres de l'administration américaine en publiant sur l'internet quelque 77.000 documents confidentiels sur la guerre en Afghanistan et M. Assange a annoncé la semaine dernière à Stockholm sa volonté de publier malgré leur confidentialité les 15.000 autres documents militaires sur cette guerre qu'il possède. Une tentative du site pour obtenir l'aide de l'armée américaine afin d'expurger de ces documents certains éléments trop sensibles pour la sécurité d "parties innocentes" a rapidement avorté, chaque partie se rejetant la responsabilité de l'échec. M. Hrafnsson a assuré samedi à l'AFP que Julian Assange était toujours en Suède, sans vouloir préciser dans quelle ville, et qu'il "irait très vite voir la police" de son propre chef.
Expressen raconte que deux femmes âgées de 20 à 30 ans se sont présentées à la police vendredi pour faire part de leur mésaventure avec M. Assange. Apeurées, elles ne voulaient pas porter plainte et la police a pris l'initiative d'en référer au parquet, selon le tabloïd. "Ces femmes sont mortes de peur et n'osent donc pas collaborer. La police pense que le pouvoir dont jouit M. Assange les effraie. Cela pose problème à la police et au parquet", affirme au journal une source non identifiée. Toujours selon Expressen, M. Assange aurait rencontré une des femmes dans la nuit de samedi à dimanche la semaine dernière dans un appartement de Södermalm, un quartier branché de Stockholm, et la seconde mardi matin à Enköping, à quelques kilomètres au nord-est de la capitale. La procureure Maria Häljebo Kjellstrand a précisé à l'agence suédoise TT que le viol aurait été commis à Enköping et l'agression à Stockholm.
| Le parquet se justifie |
Le Parquet suédois a publié dimanche un communiqué justifiant la procédure chaotique. "Les informations dont disposait (le procureur en chef) Eva Finné pour se décider samedi étaient plus nombreuses que celles auxquelles avait accès le procureur de permanence vendredi soir", explique le Parquet. "Une décision concernant des mesures contraignantes, comme la détention de samedi (qui a été abandonnée), doivent toujours être réévaluées au cours d'une enquête préliminaire", poursuit le texte. Dans un entretien publié dimanche par le tabloïd Expressen qui a révélé l'affaire, la procureure de permanence Maria Häljebo Kjellstrand assure qu'elle "ne regrette en rien (sa) décision". Les deux femmes à l'origine de la saisine de la justice n'ont pas porté plainte et c'est la police qui a pris l'initiative d'informer le Parquet. "J'ai reçu un rapport de la police qui m'a semblé suffisant pour l'arrêter. Vendredi soir, j'ai reçu un appel de la police me décrivant ce que les femmes avaient dit. L'information que j'ai reçue était si convaincante que j'ai pris ma décision", explique Mme Häljebo Kjellstrand. |
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