© AFP/M.TAMAEntre Blackberry et plusieurs pays du Golfe, c'est désormais la guerre ouverte. Le patron de RIM, fabricant du smartphone, a répondu sèchement aux pays qui menacent d'en suspendre l'utilisation sur leur sol. L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ou encore l'Inde notamment mettent la pression sur le fabricant pour qu'il partage ses données, trop cryptées à leur goût.
Blackberry et l'Arabie Saoudite: tout est bien qui finit bien ?
Un accord entre l'Arabie Saoudite et le fabricant est en cours de finalisation : RIM aurait finalement accepté le principe d'un accès des autorités saoudiennes au contenu des échanges sur le BlackBerry. Reste aux opérateurs à appliquer l'accord.
Publié le 07/08/2010
La messagerie des Blackberry rétablie en Arabie saoudite
Quatre heures. Soit le temps de suspension du service de messagerie du smartphone dans ce pays de la péninsule arabique. A noter l'intervention des Etats-Unis pour tenter de régler cette crise.
Publié le 06/08/2010
RIM prêt à divulguer ses données pour sauver le Blackberry ?
Soumis à fortes pressions de divers gouvernements pour donner l'accès aux données cryptées des utilisateurs de Blackberry, RIM serait prêt à donner des gages en Inde. Silence radio, pour l'instant, en ce qui concerne les pays du Golfe.
Publié le 03/08/2010
Attaqué dans le Golfe, Blackberry joue la prudence
Les Emirats Arabes Unis et l'Arabie Saoudite s'apprêtent à bloquer les services du téléphone qu'ils ne peuvent contrôler, ce qui priverait un millions de clients de la célèbre messagerie.
Publié le 02/08/2010
Apple, Blackberry, SFR : les nouveaux cadors du live
Opérateurs, fabricants de portables, marchands de musique en ligne investissent massivement concerts et festivals d'été. Découvrez pourquoi ils dépensent sans compter.
Publié le 28/07/2010
Des BlackBerry japonais victimes de coups de chaleur
La vente du "BlackBerry Bold" a été suspendue au Japon du fait de risques de surchauffe lors de la recharge.
Publié le 27/02/2009
"C'est l'internet qui est en jeu ici. Tout sur internet est crypté. Et pas seulement sur le Blackberry. S'ils ne peuvent pas maîtriser le web sur le sol, qu'ils le ferment", estime le co-président de RIM dans le Wall Street Journal. La firme canadienne affirme que bloquer ses services pourraient donner un serieux coup de frein à la croissance économique de ces pays. Elle dément aussi donner un traitement de faveur à certains pays, comme l'affirment les pays "frondeurs". Pour le co-fondateur de RIM, l'enjeu est plus politique que sécuritaire. Derrière, c'est l'image ultra-sécurisée des Blackberry - utilisés par les grands ministères à travers le monde - qui pourrait en pâtir. Donc pas question pour RIM de reculer sur la question. Le gouvernement canadien a surenchéri jeudi en assurant qu'il défendrait le groupe canadien, "comme (ils) le (font) chaque fois que des compagnies canadiennes faisant affaire à l'étranger sont confrontées à ce genre de défi", a dit le ministre du Commerce international, Peter Van Loan, à l'agence de presse financière Dow Jones. Ces interdictions risquent d'avoir "de vastes implications sur la libre circulation des communications et de l'information", a déclaré M. Van Loan. Il a indiqué que le gouvernement canadien, de concert avec RIM, était en contact avec les Emirats arabes, l'Arabie Saoudite et d'autres pays pour trouver une "solution constructive" au différend.
Négociations, puis... éducation
Les Emirats arabes unis assurent que leur décision de suspendre certains services de Blackberry début octobre était "irrévocable". L'Arabie Saoudite va mettre sa menace à execution dès vendredi. Mais des négociations sont semble-t-il tout de même en cours avec les autorités de ces deux pays... Rim n'a cependant pas levé le voile sur la teneur de ces échanges, mais estime pouvoir calmer les ardeurs et les menaces provenant du Golfe et d'Asie. "Nous avons déjà eu ce genre de problème. Et nous allons une nouvelle fois trouver une solution si la discussion est rationnelle", estime Michael Lazaridis dans le Wall Street Journal.
Pour le patron de Rim, ces pays doivent encore apprendre à comprendre le web et le fonctionnement des Blackberry. "Nous allons continuer à travailler avec eux pour s'assurer qu'ils comprennent la réalité d'internet. De nombreux officiels de ces pays n'ont pas de doctorats, et pas de formation poussée en informatique", explique Michael Lazaridis. Pas sûr que ces arguments fassent mouche auprès des intéressés...
| Les parents approuvent |
La suspension prévue vendredi de services du BlackBerry en Arabie saoudite, si elle mécontente un grand nombre de Saoudiens, a toutefois ses partisans, notamment des parents qui estiment que ce téléphone est nuisible à la jeunesse, selon un sondage publié jeudi. Sur 331 personnes interrogées en ligne par le journal Arab News, 178 sont opposées à l'interdiction, 153 la soutiennent. La Commission de la technologie des communications et de l'information (CITC) a annoncé mardi soir avoir ordonné aux opérateurs de suspendre des services de BlackBerry, le fabricant canadien Research in Motion (RIM) n'ayant pas accepté de modifier ses appareils pour "se conformer aux exigences de la réglementation". Ceux qui s'opposent à cette décision regrettent notamment ne pas avoir été avertis plus tôt, selon le sondage réalisé par Arab News. |
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