© AFP/I. MukherjeeLes utilisateurs indiens du BlackBerry ont poussé un soupir de soulagement lundi soir. Le gouvernement indien a prolongé de 60 jours l'ultimatum fixé au fabricant canadien du Blackberry, Research in Motion (RIM), qui expirait ce mardi. L'usage du Blackberry aurait alors été interdit. A l'origine du contentieux : l'accès, ultra sécurisé, crypté, de deux services de messagerie du téléphone. New Delhi, en proie à une insurrection séparatiste musulmane au Cachemire (frontière pakistanaise) et à une rébellion maoïste dans de nombreux Etats, demande expressément que les groupes de téléphonie mobile lui permettent l'accès aux flux de communications émanant d'entreprises.
Pourquoi les émeutiers anglais préfèrent BlackBerry
Le téléphone de RIM est le plus populaire parmi la jeunesse britannique, loin devant l'iPhone. Il permet de communiquer sans être surveillé par la police...
Publié le 09/08/2011
BlackBerry sauve sa tête aux Emirats
La menace planait pour le 11 octobre, mais finalement, les autorités émiraties ne suspendront pas les services du smartphone.
Publié le 08/10/2010
Avant d'avoir cliqué "OK", Google a trouvé !
Depuis mercredi soir pour ceux qui ont un compte Gmail, les résultats s'affichent au fur et à mesure que l'internaute tape sa recherche sans avoir besoin de la valider.
Publié le 08/09/2010
BlackBerry cèderait aussi à l'Inde
Le Wall Street Journal affirme que RIM a "offert des renseignements et des outils pour aider l'Inde à effectuer une surveillance des services de courrier électronique et de messagerie instantanée".
Publié le 15/08/2010
La messagerie des Blackberry rétablie en Arabie saoudite
Quatre heures. Soit le temps de suspension du service de messagerie du smartphone dans ce pays de la péninsule arabique. A noter l'intervention des Etats-Unis pour tenter de régler cette crise.
Publié le 06/08/2010
L'Inde a fait état de progrès dans les négociations concernant l'accès aux données. RIM, qui compte 1,1 million d'utilisateurs en Inde, a de son côté proposé de mettre en place en Inde un serveur au travers duquel les messages BlackBerry pourront transiter. La proposition pour "un accès légal" aux messages pourrait être "rendue opérationnelle immédiatement", selon le ministère. Un responsable de RIM a déclaré que le groupe n'avait toutefois pas transigé sur son engagement public à ne pas passer d'accord particulier avec des autorités étatiques pour un contrôle des données du téléphone.
Mais l'Inde avait en ligne de mire d'autres sociétés. Skype, un service de téléphone et vidéoconférence par internet, et Google, qui utilise une puissante technologie de cryptage pour son service de messagerie électronique Gmail, devraient être les prochains groupes visés par un ultimatum des services de renseignement. "Si une entreprise fournit des services télécom en Inde, toutes les communications doivent alors être accessibles aux services de sécurité indiens", a déclaré un porte-parole du ministère de l'Intérieur sous couvert d'anonymat. "Si Google ou Skype ont une partie (de leurs services) qui n'est pas accessible, ce ne sera pas possible. Le message est le même pour tout le monde."
Google n'a pas encore reçu de préavis
Lundi soir, un haut responsable du gouvernement, cité par l'agence Press Trust of India, a déclaré que des "préavis à l'intention de ces entités seront diffusés à partir de mardi et il sera demandé à tous de se conformer à la directive, sous peine de devoir fermer leurs réseaux". L'Inde surveille aussi de près "des réseaux privés virtuels" qui donnent aux employés un accès sécurisé au réseau interne de leur entreprise lorsqu'ils travaillent en dehors de leur bureau.
Un porte-parole de Google, Gaurav Bhaskar, a indiqué que le groupe n'avait pas encore reçu de préavis. "Une fois que nous l'aurons reçu, le groupe sera en meilleure position pour faire un commentaire sur ce qu'ils attendent", a-t-il simplement déclaré, ajoutant s'attendre à ce que le service Gmail soit concerné. Skype n'était pas joignable dans l'immédiat. Des analystes ont relevé que d'autres pays sourcilleux sur leur sécurité intérieure, comme la Chine et la Russie, semblaient avoir eu satisfaction sur un accès suffisant de leurs services de renseignement aux communications BlackBerry, même si les accords passés avec RIM ne sont pas connus. RIM est également confronté à des menaces de blocage de ses services cryptés par les Emirats arabes unis qui lui ont fixé un ultimatum expirant le 11 octobre, et il est en négociation avec l'Arabie saoudite sur les critères réglementaires permettant au pays de surveiller le contenu des échanges.
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