Spotify est partout : PC, MAC, portables... © DR / J. H. pour TF1 News / SpotifyAlors que l'Hadopi se met en place, TF1 News propose un voyage au pays de la musique légale. Après Beezik (voir notre article) et avant Deezer, découvrez Spotify, le player qui vient du froid.
Deezer et Spotify vont-ils sauver la musique ?
<b> Depuis Cannes -</b>Passée la méfiance, l'industrie musicale fait les yeux doux aux offres d'abonnement musical. Elles ne régleront pas tout.
Publié le 26/01/2011
Info TF1 News - Plateformes musicales : un accord sur la table
La réflexion qui doit redéfinir les relations entre les plateformes de musique légales sur Internet et les producteurs touche à sa fin. Reste à signer l'accord...
Publié le 07/12/2010
La "carte musique" pour les 12-25 ans, ça commence jeudi
Lancée avec quelques mois de retard, la "carte musique", censée soutenir le téléchargement légal sur internet auprès des jeunes de 12 à 25 ans, permettra d'acheter pour 50 euros de musique en n'en déboursant que la moitié.
Publié le 27/10/2010
Hadopi : ultime étape avant avertissement
La Haute Autorité de lutte contre le piratage annonce qu'elle a envoyé des demandes d'identification d'internautes aux fournisseurs d'accès à Internet.
Publié le 21/09/2010
Avec Zune, Microsoft va-t-il faire bouger Apple ?
Le géant américain lance en France son propre service de musique. Au téléchargement, comme iTunes d'Apple, mais aussi en abonnement illimité comme Spotify ou Deezer.
Publié le 21/09/2010
Microsoft : "Nous avons toujours cru à la musique en illimité"
<b>Interview -</b> Pour concurrencer la plateforme iTunes d'Apple, Microsoft lance une offre d'abonnement pour télécharger et écouter de la musique en illimité. Les explications d'un des ses concepteurs.
Publié le 20/09/2010
Hadopi : attention aux faux courriels
Le départ des premiers mails d'avertissement aux internautes qui piratent est "imminent" mais le secrétaire général de l'Hadopi met déjà en garde contre de faux courriels envoyés par des escrocs.
Publié le 30/08/2010
"Deezer avec Orange, c'est un tournant gigantesque"
<b> Exclusif -</b> Le partenariat avec Orange va permettre au service de musique en ligne de se faire connaitre auprès de millions de clients de l'opérateur et de faire exploser son marché. Son directeur général le détaille pour TF1 News.
Publié le 26/08/2010
Annina Svensson (Spotify) : "Il va falloir négocier directement avec les artistes"
<b>Interview - </b>Quel avenir pour la musique en streaming ? La directrice générale de "Spotify" répond aux questions d'Emmanuel Schwartzenberg dans la 2e partie de "La Médiapshère" sur LCI Radio.
Publié le 01/02/2010
Plein Ecran du 14 mars 2009: Spotify et Goom, vive la musique gratuite !
Cette semaine, alors que le débat fait rage autour du projet de loi Création et Internet, Plein Ecran célèbre l'arrivée de nouveaux acteurs de la musique gratuite... et légale ! En plateau, Annina Svensson, responsable en France de Spotify, le service de musique gratuite à la demande qui monte, qui monte... et Emmanuel Jayr, confondateur de Goom Radio, le nouveau bouquet français de radios numériques qui chasse sur les plates-bandes de la FM...
Publié le 14/03/2009
Les geeks ont voté. Ils adorent Spotify. Il y a moins de deux ans, les invitations pour rejoindre ce service d'écoute de musique en ligne s'échangeaient presque sous le manteau entre blogueurs influents, journalistes high-tech et business angels à la recherche d'une nouvelle start up dans laquelle investir. Celle-là est suédoise et a été fondée par deux entrepreneurs qui avaient déjà leurs lettres de e-noblesse : Daniel Ek, ancien directeur technique de Stardoll, et Martin Lorentzon, co-fondateur de TradeDoubler. Leur idée était toute simple mais redoutable : offrir aux internautes un lecteur musical donnant accès gratuitement et en un clic à un catalogue de millions de titres. En clair, la plus grande discothèque du monde dans votre salon mais aussi partout où vous vadrouillez grâce à une déclinaison sur les téléphones portables.
Passé le succès d'estime de la planète Geek, Spotify a vu plus grand. Beaucoup plus grand. 150 personnes ont progressivement rejoint l'entreprise et des bureaux ont fleuri dans toute l'Europe: Espagne, Hollande, Finlande, Norvège, Royaume-Uni... Et bien sûr la France, depuis un peu plus d'un an. "Avec trente plates-formes qui vendent de la musique, c'est un des marchés les plus concurrentiels et le quatrième en valeur après les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne", explique à TF1 News Annina Svensson qui a pris la tête de Spotify France. Sa petite équipe d'une dizaine de personnes - installée à Paris à deux pas de l'Opéra - va jouer gros dans les prochains mois. Après la mise en place de l'Hadopi, les acteurs de la musique légale s'attendent à ce que de nombreux pirates du dimanche se mettent à payer pour leur musique. Avec l'arrivée d'un gendarme du Net, les cartes du marché seront sans doute rebattues. Et les places seront chères.
"Les pirates ne veulent pas être des pirates"
![]() |
| Annina Svensson |
"Ce sera aussi une opportunité pour les utilisateurs. Plein de services se créent, il y en aura un adapté à chacun pour que l'on ait plus besoin de pirater. Après tout, les pirates ne veulent pas être des pirates", assure Annina Svensson. Elle semble sûre de son coup. "Depuis 2002, les Français téléchargent à fond sur Napster, Limewire, Emule... Ils savent ce qu'ils veulent et lorsqu'ils testent Spotify, ils restent ! Nous nous distinguons par une ergonomie différente mais aussi un accès plus rapide. Notre application utilise la technologie peer-to-peer pour limiter la consommation de bande passante et éviter le "buffering" qui bloque la lecture des morceaux. La qualité de service est meilleure que nulle part ailleurs. La musique est fluide, elle coule comme de l'eau".
Fin prêt, Spotify vient de refondre ses offres. La première, Spotify Open, reste gratuite, financée par la publicité. Elle donne accès aux huit millions de titres du service mais entrecoupés de spots pour Citroën, H&M, Hoegaarden ou Opel... Cela ressemble à une radio à la carte que les annonceurs adorent car, en un clic, les internautes peuvent en savoir plus sur leurs produits.
Même dans le métro
La deuxième offre, Spotify Unlimited permet de se débarrasser de ces publicités pour 5 euros par mois. Riche idée que cette "licence globale" version musicale mais côté innovation, c'est la troisième option qui va le plus loin. Avec Spotify Premium, vous pouvez en plus, pour 10 euros par mois, emmener vos titres préférés partout avec vous en installant une application sur votre téléphone : iPhone, Android ou Nokia. Grâce à un abonnement 3G, toute la musique devient disponible en mobilité grâce au streaming. Et même dans le métro, sans connexion, car les titres sont téléchargeables. Pour autant, vous ne les possédez pas définitivement : si vous arrêtez de payer votre abonnement, l'enchantement prend fin...
Le service est incontestablement addictif mais 120 euros par an pour de la musique, cela reste très cher."C'est seulement l'équivalent de quatre cafés par mois, rétorque Annina Svensson. La perception du prix de la musique est élevée alors qu'un jeu vidéo par exemple est beaucoup plus cher. Sans parler des sonneries pour portables à 3 euros !". Certes, mais les prix vont-il baisser si le grand public est au rendez-vous ? "Nous souhaitons nous faire connaître par tous les Français. A nous de nous adapter pour que chacun puisse s'y retrouver. Notre offre gratuite n'est pas très chère, par exemple", plaisante-t-elle.
Spotify rappelle aussi qu'en reversant une part - tenue secrète - de ses publicités et ses abonnements aux maisons de disques et à la Sacem, elle finance la musique. Au gré d'accords avec les grandes majors et les éditeurs indépendants, son catalogue ne cesse de grandir. Mais certains font de la résistance. Prince, Metallica, ACDC, Les Beatles ne veulent toujours pas entendre parler de vente de musique en ligne. Alors d'abonnement... "C'est vraiment dommage car les gens vont les pirater mais les choses bougent. Par exemple, il y a cinq ans les dates de sortie d'albums étaient très différentes selon les pays et les fans impatients n'avaient d'autre choix que de pirater. Il y a maintenant une harmonisation", se réjouit la patronne de Spotify France.
SFR, Free ou Bouygues Télécom ?
Sur le papier, son entreprise est bien partie pour être un des grands gagnants d'Hadopi. Déjà valorisé 180 millions d'euros il y a six mois, Spotify se développe très vite et partira a la conquête du marché américain cette année, précédé d'un buzz très favorable. De ce côté de l'Atlantique, le service revendique 3.5 millions d'utilisateurs réguliers et 500.000 abonnés titulaires d'un compte premium. A une heure par jour, le temps d'écoute moyen est un record. Pour soutenir cette croissance, Spotify s'est mis au Web social. L'application propose depuis peu à ses aficionados de partager leurs goûts musicaux en échangeant des "playlists" avec leurs amis sur Facebook. 100 millions de ces sélections musicales ont déjà été partagées.
Le succès aiguise les appétits car la musique est devenue un produit d'appel. Orange vient de signer un accord de partenariat avec le concurrent Deezer pour proposer cet autre service d'abonnement musical à ses abonnés. "Nous sommes aussi en discussions depuis longtemps avec plusieurs acteurs, il n'y en a pas tant de gros que ça", glisse à TF1 News Annina Svensson sans citer SFR, Free ou Bouygues Télécom mais en rappelant que Spotify mène déjà l'expérience avec Telia, un opérateur suédois. Elle précise par ailleurs être également en contact avec des distributeurs et fabricants de téléphones portables intéressés par sa solution.
Pomme de discorde ?
Une épée de Damoclès menace pourtant Spotify. Et si iTunes, écrasant champion du secteur, se mettait aussi à l'abonnement, comment lui résister ? L'option est suggérée par la presse économique qui prête de telles intentions à Apple depuis plus d'un an. "Nous avons confiance en notre modèle et notre technologie", réplique Annina Svensson qui évoque de cordiales relations avec la firme à la pomme. "Contrairement à ce que l'on peut croire, nos relations avec Apple sont normales. Notre dernière demande de validation d'une application pour l'iPhone a pris moins d'une semaine".
Autre option : qu'Apple ou un autre géant du secteur rachète la start up qui reste discrète sur son actionnariat qui compte notamment le fonds Wellington Partners. "Les deux fondateurs ne veulent pas vendre dans l'immédiat même si le marché va très vite", explique Spotify, ce qui laisse la porte ouverte... Mais l'entreprise préfère promettre des "surprises" sur l'innovation et n'a pas peur de montrer son appétit au-delà de la musique. "Etendre notre modèle au cinéma et aux livres? Nous aimerions beaucoup, nous regardons cela depuis le début, assure Annina Svensson. On avait s'ailleurs distribué gratuitement le livre Free de Chris Anderson. On a beaucoup de choses dans les tuyaux mais il nous faut d'abord nous concentrer sur notre métier d'origine". La licence globale attendra.
Retour MYTF1
Deezer et Spotify vont-ils sauver la musique ?

Chargement en cours...




