Apple fait un pas vers le Flash

Par , le 10 septembre 2010 à 11h03 , mis à jour le 10 septembre 2010 à 11h09

Après avoir tapé tant et plus sur la technologie du groupe Adobe qu'elle refuse encore sur ses iPhone et iPad, la firme à la pomme met un peu d'eau dans son vin.

Apple

Face à l'irrésistible ascension des téléphones Androïd de son concurrent Google, Apple fait quelques concessions. Après avoir tapé tant et plus sur la  technologie Flash du groupe Adobe qu'elle refusait sur ses iPhone et Ipad, la firme à la pomme met un peu d'eau dans son vin. Apple vient d'annoncer un relâchement de ses règles pour l'approbation des applications pour ses portables, laissant espérer un nouveau débouché pour Adobe. L'action de l'éditeur de logiciels s'est envolée dans la foulée jeudi à la Bourse de New York.

Plus d'infos

 
En début de matinée, Apple avait annoncé dans un communiqué sibyllin qu'il allait "relâcher certaines restrictions mises en place en début d'année". "En particulier, nous supprimons toutes les restrictions sur les outils de développement utilisés pour la création d'applications pour le système d'exploitation iOS, tant que les applications ainsi construites ne chargent aucun code".
 
"Beaucoup jugeaient que Flash était mort..."
 
En l'absence de toute précision supplémentaire de la part d'Apple, qui n'avait pas répondu aux questions en fin de matinée, les analystes du secteur technologique se demandaient si cette annonce pourrait signifier la fin du bannissement du programme Flash d'Adobe, très utilisé pour les vidéos, qu'Apple avait décrété dépassé et peu sûr il y a quelques mois. Les analystes financiers quant à eux décelaient déjà une aubaine pour Adobe. "Beaucoup jugeaient que Flash était mort puisque Apple refusait de permettre que Flash fonctionne directement sur ses populaires iPhone et iPad, soutenant que le système (rival) HTML était une meilleure alternative", expliquait l'analyste Heather Bellini chez International Strategy and Investment Group.
 
"Cette annonce (d'Apple) ne permet toujours pas à Flash de fonctionner directement (sur les portables Apple), mais elle donne des options aux développeurs", ajoutait Heather Bellini. Elle leur permet en effet de travailler en Flash avant de "traduire" le résultat pour le rendre compatible avec le système Apple - d'où gain de temps et de prix pour les développeurs, et regain de popularité à attendre pour Flash, espèrent les investisseurs.

Par Olivier Levard le 10 septembre 2010 à 11:03
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3 Commentaires

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  • mustang51, le 10/09/2010 à 19h07

    Windows est un OS "intégrateur" qui embarque des applications compatibles, dont Flash, au même titre que l'OS d'Apple qui tourne sur Mac (les deux OS tournent d'ailleurs avec les mêmes processeurs...). Nativement, il n'y avait aucune raison technique de bloquer l'accès de Flash à l'iPhone, sauf pour des raisons marketing. C'est de toute façon un combat d'arrière-garde, les stratégies propriétaires en matière de développement ont toutes mené leurs éditeurs droit dans le mur. Le consommateur n'est pas stupide et sait très bien où se trouve son intérêt. Si Apple avait adopté une stratégie d'ouverture en matière de développement autour de l'iPhone, il n'y aurait sans doute pas de plate-formes Androïd aujourd'hui.

  • colst03, le 10/09/2010 à 17h26

    Et windows phone 7 disparu ?

  • achtepa, le 10/09/2010 à 16h27

    Apple et Adobe sont 2 technologies qui marche tres forts et deviennent de plus en plus populaires. Je pense qu'une alliance entre eux pourrait vraiment faire du bruit et meme faire une sacré concurrence a Microsoft.

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