Elles se "lâchent" sur Facebook, elles sont licenciées

Par , le 22 septembre 2010 à 11h21 , mis à jour le 22 septembre 2010 à 11h29

Dossier : Facebook et les réseaux sociaux

Trois travailleuses sociales de Périgueux ont été licenciées pour "faute lourde" après des propos tenus sur leur "Wall" Facebook jugés "injurieux"".

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Se lâcher sur Facebook peut faire du bien. Mais surtout coûter cher. Trois travailleuses sociales d'une association de défense de femmes victimes de violences conjugales de Périgueux ont été licenciées pour "faute lourde" après des propos tenus sur Facebook jugés "injurieux, diffamatoires et menaçants" par leur employeur, a-t-on appris mardi auprès de leur avocat.   Après l'échec d'une audience de conciliation, lundi, l'affaire sera jugée par le tribunal des prud'hommes de Périgueux le 14 mars 2011.

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SOS-femmes, qui emploie une quinzaine de personnes, "prétend que les trois salariées ont tenu sur des murs Facebook, donc privés, dont l'accès est limité aux amis, des propos injurieux, diffamatoires et menaçants et engagé une procédure de licenciement pour faute lourde, un motif exceptionnel", a déclaré à l'AFP Me Eric Barateau, en précisant qu'une quatrième personne, leur chef de service, a été remerciée pour un autre motif. "On a eu le tort de dénoncer haut et fort les déviances de la direction", a déclaré à l'AFP une des salariées licenciées, parlant d'"insultes" et de "gros dysfonctionnements dans la prise en charge des femmes".
 
"Interception illicite" ?
 
Ces trois mères célibataires, âgées de 36 à 42 ans, disent ensuite avoir vu leurs conditions de travail se dégrader, parlant de pressions jusqu'à leur mise à pied le 6 juillet pour une conversation à trois sur Facebook, a rapporté cette éducatrice d'internat, employée de SOS-Femmes depuis 1999 après en avoir été bénévole. "On est en présence d'interception illicite et à l'évidence d'un bidouillage des propos qui ont été tenus", a ajouté Me Barateau. "A ce jour, l'employeur n'a pas dit comment il avait eu accès à ces informations", a poursuivi l'avocat périgourdin. En conséquence, les trois femmes ont porté plainte pour "interception illicite de communications", a-t-il ajouté, estimant que "la preuve illicite" n'est pas recevable devant un tribunal, pas davantage que "l'immixion dans la vie privée".
 
Les salariées licenciées, qui avaient été convoquées au commissariat pour une plainte de l'employeur pour "menaces de mort et incitation à la haine", contestent en outre la "retranscription" des propos tenus sur Facebook, même si elles admettent avoir parlé des problèmes dans l'association, a ajouté l'avocat. Sollicitée par l'AFP, l'avocate de l'employeur Me Marie-Claude Plisson, n'a pas souhaité s'exprimer.

Par Olivier Levard le 22 septembre 2010 à 11:21
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7 Commentaires

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  • syrendil, le 26/09/2010 à 15h07

    Et bien la critique devrait être possible et même souhaitable mais avec 3000000 de gens qui cherchent un emploi, le rapport de force est forcément déséquilibré.

  • moicontribuable, le 23/09/2010 à 11h54

    Je ne comprends pas ceux qui critiquent leurs employeurs et qui ensuite pleurent quand ils doivent le quitter. alors qu'ils devraient etre cotnents.

  • chongtak, le 23/09/2010 à 01h54

    Le patron devait éplucher leur profil dans l'espoir de voir des photos en maillot sur la plage, il a dut être surpris...

  • almeida29, le 22/09/2010 à 23h25

    ça dépend aussi si il y avait que leur amis ou tout le monde qui pouvait lire leur message

  • milyyym, le 22/09/2010 à 20h19

    Juste pour corriger une erreur de l'article, les publications d'un mur Facebook peuvent tout à fait être publiques.

  • toupy75, le 22/09/2010 à 16h51

    Elles n'ont que ce qu'elles méritent!!!!

  • yohann23, le 22/09/2010 à 14h55

    Les patrons ne savent plus ou est la limite de leur société et de leur emprise sur leurs employés !

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