Le site de la Carte musique Jeunes"Vous ne voulez pas vous asseoir? Vous êtes tous debout !", attaque Frédéric Mitterrand, la mine surprise. Les places sont chères : la petite salle tout en dorures du ministère de la culture est bondée. Journalistes, acteurs du marché de la musique et conseillers ministériels se sont pressés pour assister à la naissance de la Carte musique Jeunes lancée ce mercredi avec son site officiel.
Hadopi : un internaute français sur deux admet pirater
<b>Depuis Cannes -</b> L'autorité de lutte contre le piratage et la Sacem ont révélé au Midem deux enquêtes qui témoignent de l'importance du téléchargement illégal en France.
Publié le 23/01/2011
Hadopi passe la deuxième... et promet d'accélérer
L'autorité qui lutte contre le piratage va commencer à envoyer des lettres recommandées aux internautes continuant à pratiquer le téléchargement illégal.
Publié le 12/01/2011
La "carte musique" pour les 12-25 ans, ça commence jeudi
Lancée avec quelques mois de retard, la "carte musique", censée soutenir le téléchargement légal sur internet auprès des jeunes de 12 à 25 ans, permettra d'acheter pour 50 euros de musique en n'en déboursant que la moitié.
Publié le 27/10/2010
Le Walkman ne sera plus vendu au Japon
Le géant de l'électronique grand public Sony a confirmé lundi l'arrêt de la vente des baladeurs à cassette magnétique Walkman au Japon, 31 ans après la sortie du premier modèle de cet appareil révolutionnaire.
Publié le 25/10/2010
Rien compris à Hadopi ? Rattrapez-vous !
Découvrez notre infographie qui résume en 9 étapes le fonctionnement de l'Hadopi : du piratage d'un fichier à une sanction en justice en passant par le premier mail d'avertissement.
Publié le 27/09/2010
Fin 2010, un demi-million de Français ont un abonnement de musique numérique
<b>Extrait - </b>Audrey Crespo-Mara reçoit Pascal Nègre, le PDG d'Universal Music France et partisan de la loi Hadopi dans Demain à la Une.
Publié le 13/01/2011
Après le bâton Hadopi, c'est un morceau de la carotte qui doit témoigner des efforts du gouvernement pour favoriser l'offre de musique légale. La Carte musique permet aux jeunes de 12 à 25 ans de bénéficier de réductions de 50% sur des services de musique en ligne. Elle finance jusqu’à 25 euros d’un budget de 50 euros dépensés chez un des partenaires de l'opération qu'il s'agisse d'un marchand à l'acte chez qui l'on télécharge une poignée de titres (Fnac, iTunes, Virgin) ou d'un service d'écoute en illimité, comme Deezer auquel on s'abonne au mois (son concurrent Spotify le rejoindra prochainement).
Drôle de calendrier
"La Carte musique, c'est au moins deux fois plus de musique !", résume Frédéric Mitterrand qui ne boude pas son plaisir et semble plus à l'aise dans l'exercice de la conférence de presse que Christine Albanel à qui il a succédé rue de Valois. L'initiative est dotée d'un budget conséquent: 25 millions d'euros. Mais une fois cette somme épuisée, après qu'un million de jeunes se sont inscrits, les crédits de musique gratuite sont bloqués jusqu'à l'année prochaine. "Ce sera : premier arrivé, premier servi", explique Frédéric Mitterrand tout en reconnaissant qu'il sera bien difficile de vérifier l'âge de ceux qui s'inscriront sur le site de l'opération pour profiter des "tickets musique".
Après les débuts difficiles d'Hadopi, c'est l'occasion pour son ministère de s'illustrer hors du chapitre répressif. "Pour moi, Hadopi a toujours été pédagogique et la répression, pratiquée avec discernement, est toujours indispensable si la pédagogie ne fonctionne pas. D'ailleurs, le processus de la Carte musique a été lancée dès le début de la réflexion sur Hadopi", explique le ministre.
N'aurait-il pas été judicieux d'inverser le calendrier, de jouer la carotte avant le bâton ? Après tout, Hadopi n'a envoyé ses premiers mails qu'il y a quelques jours… "Souvenez vous de la pression incroyable de l'industrie musicale – et parfois tendancieuse de la part de la presse - pour que l'Hadopi se mette en marche", rétorque Frédéric Mitterrand à TF1 News, "à partir du moment ou les choses sont sur les rails, il fallait y aller ! Quand à la Carte musique, nous n'avons eu toutes les autorisations de Bruxelles qu'il y a une quinzaine de jours".
Le ministre de la Culture achève son intervention en présentant de courts clips vantant le dispositif qu'il souhaite voir "partout sur Internet". Le clip qui met en scène de jeunes musiciens s'achève par le slogan "La carte muzik. 50% de mise. 100% kiff", prononcé par une voix qui sonne comme une pub pour une compilation de rap. "Deux tiers des jeunes qui piratent se disent prêts à passer au légal si les tarifs baissent", renchérit le ministre.
Cadeau bonus
Trop contents de l'aubaine, quinze acteurs du marché de la musique ont déposé des offres spéciales pour les jeunes afin de profiter des fonds et apparaitre sur le site de l'opération. "On joue la carte à fond !", assure à TF1 News le PDG de Deezer Axel Dauchez, "nous offrons aux jeunes des mois gratuits en plus sur notre abonnement mobile baptisé Mix'n'Move pour qu'ils puissent écouter la musique en illimité sur leur portable".
Pour ne pas trop avantager une plateforme – iTunes d'Apple est nommément évoquée -, il y aura un plafond de revenus pour chaque acteur. S'il l'atteint, sa présence dans l'opération sera suspendue. Ceux qui vendent la musique au titre ne sont pas en reste. "On ajoute 10 euros aux 25 euros déjà offerts par le gouvernement, ce qui fait un total de 60 euros de musique pour 25 euros payés", vante de son côté le PDG de Starzik, qui se réjouit d'une initiative qui "va enfin mettre en lumière la richesse des plateformes légales et remédier aux erreurs stratégiques de l'industrie musicale". Et décourager le piratage ?
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Hadopi : un internaute français sur deux admet pirater
Rien compris à Hadopi ? Rattrapez-vous !
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