Des manifestants, le visage caché par le masque des Anonymous, défilent à Paris le 11 février 2012 contre l'accord européen ACTA. © AFP/J. LEGUERREIls étaient des dizaines de milliers dans toute l'Europe, et pas moins de 100.000 en Allemagne. Arborant souvent le masque des Anonymous, devenu l'emblème des cybermilitants, des manifestants ont défilé samedi dans le calme pour dénoncer les atteintes à l'internet contenues selon eux dans l'accord multilatéral ACTA sur la contrefaçon. Négocié entre l'Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, Singapour, la Corée du Sud, le Maroc, le Mexique et la Suisse, ACTA vise à lutter contre la contrefaçon au sens large, de celle des médicaments et autres marchandises, au téléchargement illégal sur l'internet. C'est ce dernier volet qui suscite des protestations massives. Les détracteurs d'ACTA le jugent trop imprécis, laissant la voie à des abus de la part des propriétaires des droits d'auteurs. Pour tenter de démonter les accusations d'opacité formulées par les opposants, la Commission européenne a publié sur internet un long document détaillant les circonstances dans lesquelles se sont déroulées les négociations sur l'accord multilatéral.
ACTA : que reproche-t-on à cet Hadopi version internationale ?
ACTA, l'accord commercial anti-contrefaçon, suscite de nombreux remous. Mardi matin, à Paris, le négociateur principal d'ACTA à la Commission européenne a voulu défendre ce traité et calmer les critiques grandissantes.
Publié le 28/03/2012
Les inquiétudes grandissent face à l'ACTA, l'Hadopi international
TROIS QUESTIONS-Alors que l'ACTA, traité international voulant lutter contre le piratage, suscite une vive opposition, le gouvernement américain semble vouloir mettre le régulateur d'Internet actuel, l'ICANN, sur la touche. Explications d'un de ses membres.
Publié le 16/03/2012
Cinq Anonymous inculpés aux Etats-Unis
Cinq personnes liées au mouvement de pirates informatiques ont été inculpées par les autorités américaines mardi. "Un coup dévastateur" contre l'organisation, avance un responsable du FBI. Une sixième personne a été arrêtée en Irlande.
Publié le 06/03/2012
Quand le FBI parle avec Scotland Yard, les Anonymous sont là
La police britannique enquête sur le possible enregistrement par Anonymous d'une conférence téléphonique entre des agents du FBI et des détectives londoniens sur le groupe de pirates informatiques. Anonymous dit être parvenu à enregistrer cette conférence confidentielle.
Publié le 03/02/2012
Les Anonymous bloquent immigration.gouv.fr
Après la page de l'Elysée il y a 10 jours, des hackers du groupe de pirates informatiques Anonymous ont bloqué dimanche le site du ministère de l'Intérieur consacré à l'immigration.
Publié le 30/01/2012
Un syndicat de police piraté : une riposte des Anonymous ?
Des coordonnées de plus de 500 membres d'Unité police SGP-FO ont été mises en ligne sur un site de partage. Une action accompagnée d'un message de revendication des Anonymous. Elle est intervenue quelques heures après l'arrestation d'un de ses membres présumés, connu sous le pseudo de "Triskel".
Publié le 29/01/2012
Site internet EDF bloqué par les Anonymous : 2 personnes présentées à un juge
Des pirates informatiques du collectif Anonymous devaient être présentés à un juge d'instruction jeudi, soupçonnés d'avoir participé au blocage du site internet d'EDF en avril et juin 2011. Le groupe de hackers avait revendiqué une "attaque par déni de service".
Publié le 26/01/2012
Megaupload : l'arrestation mouvementée de Kim Dotcom
On en sait un peu plus sur les conditions de l'arrestation de Kim Dotcom, fondateur du site Megaupload.com. Pour parvenir jusqu'à lui, la police néo-zélandaise a dû forcer des systèmes de verrouillage électroniques, avant de le débusquer dans une chambre forte, où il l'attendait armé.
Publié le 21/01/2012
Le site de l'Elysée à son tour victime des Anonymous
Le collectif de hackers s'en est pris au site officiel de la présidence de la République française, vendredi. Mode d'attaque? Des messages subliminaux ont été glissés dans l'URL du site, dont le slogan des Anonymous "We Are Legion". La veille, le groupe avait piraté, entre autres, les sites du ministère américain de la justice et à celui du FBI.
Publié le 20/01/2012
Après l'arrêt de Megaupload, Allostreaming choisit de fermer
Visé par une procédure judiciaire en France, le site de streaming, l'un des plus consultés dans le pays, a pris les devants en décidant de fermer "définitivement". Une annonce qui intervient quelques heures après l'arrêt de la plateforme de partage Megaupload par le FBI.
Publié le 20/01/2012
En France, plusieurs centaines de manifestants ont défilé à Paris. "C'est sous couvert d'anonymat que la révolution est née", proclamaient des pancartes, allusion aux actions spectaculaires des pirates informatiques agissant sous le sigle d'"Anonymous" qui se sont multipliées ces dernières semaines dans plusieurs pays. La foule jeune, plutôt masculine et largement vêtue de noir, couleur d'Anonymous, défile dans le calme de la place de la Bastille vers le nord-est de Paris, scandant "Liberté!" au son de hip-hop énergique. Beaucoup de non-masqués isolent leurs visages du froid, en se cachant sous leurs écharpes et bonnets. De jeunes hommes masqués, blousons en cuir ou doudounes à capuches, prennent la pose pour les photographes, s'immobilisant, rapprochant leurs masques ou s'asseyant par terre à plusieurs en marge du cortège. "On est les rois du bal de promo, tout le monde nous prend en photo", s'amuse un étudiant masqué. La plupart des manifestants ont été mobilisés via internet, surtout les réseaux sociaux, et par le bouche à oreille.
Ils étaient aussi 450 à Lyon, 200 à Lille, 100 à Reims et 70 à Dijon, selon la police. Ou encore, quelque 200 à Rennes, une centaine à Poitiers et à Tours, ou une quarantaine à Rouen et Angers. Quelque 150 manifestants était comptés à Bayonne, selon police et organisateurs. Ils étaient quelques dizaines à Marseille.
A l'appel du parti contestataire des Pirates en Allemagne
En Allemagne, où les températures oscillaient entre -20 et 0 degrés, malgré le soleil, ils ont été 16.000 manifestants à Munich, 10.000 à Berlin, 5.000 à Hambourg, 4.000 à Dortmund, 3.000 à Francfort et 3.000 à Dresde, selon les organisateurs et la police. Avait notamment appelé à manifester dans ce pays le jeune parti contestaire des Pirates, qui a le vent en poupe en Allemagne depuis son succès en septembre dernier aux élections régionales de Berlin, à l'issue desquelles il a fait son entrée au parlement de la ville-Etat. Cette formation originaire de Scandinavie -elle a deux députés au parlement européen pour la Suède- prône notamment la démocratie directe sur internet. Vendredi, Berlin avait annoncé suspendre pour le moment la ratification de l'accord ACTA, précisant qu'aucune décision définitive n'avait été prise.
A Sofia, en Bulgarie, plus de 3.000 personnes ont défilé dans les rues et autour du siège du parlement bulgare, scandant "Non à ACTA !" et "Mafia !".
En Roumanie, quelques milliers de personnes s'étaient rassemblées dans différentes villes du pays malgré la neige et des températures dépassant les moins 10°C. "Pluie, neige, nous vaincrons !", ont-ils scandé sur la Place de l'université de Bucarest.
A Budapest, en Hongrie, environ 400 manifestants, mobilisés par le Kalozpart (Parti des Pirates) à partir du réseau social en ligne Facebook, s'étaient réunis près du parlement hongrois, munis d'affiches "Stop Acta !".
A Vilnius, en Lituanie, quelque 600 personnes protestaient devant le siège du gouvernement. Environ 3.000 Tchèques, ont manifesté samedi à Prague et dans d'autres grandes cités de la République tchèque. Près de 6.000 Autrichiens ont défilé à Vienne et dans les villes de Graz, d'Innsbruck et de Linz.
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