Blackberry et l'Arabie Saoudite: tout est bien qui finit bien ?

le 07 août 2010 à 14h40 , mis à jour le 08 août 2010 à 08h52

Un accord entre l'Arabie Saoudite et le fabricant est en cours de finalisation : RIM aurait finalement accepté le principe d'un accès des autorités saoudiennes au contenu des échanges sur le BlackBerry. Reste aux opérateurs à appliquer l'accord.

[Expiré] [Expiré] Un homme utilisant son Blackberry à Dubaï (EUA) le 1er août 2010 © AFP

L'optimisme du patron de RIM n'avait rien d'une façade. Finalement, l'Arabie Saoudite et le fabricant du Blackberry sont sur le point de trouver un accord pour éviter la suspension du service de messagerie, a annoncé samedi un responsable de l'une des trois firmes saoudiennes de télécommunications. "Un accord est pratiquement acquis et nous sommes en train d'y mettre les dernières retouches", a déclaré ce responsable sous le couvert de l'anonymat.

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Ce responsable n'a fourni aucune indication sur le contenu de l'accord mais la chaîne de télévision Al-Arabiya, à capitaux saoudiens, a précisé en citant des sources saoudiennes anonymes que le fabricant canadien Research in Motion (RIM) avait accepté le principe d'un accès des autorités saoudiennes au contenu des échanges sur le BlackBerry. Selon la chaîne, un serveur pour ce téléphone au cryptage ultra sécurisé  pourrait être installé en Arabie saoudite pour permettre cette surveillance. Dans la matinée, une source du secteur des télécommunications saoudien avait fait état de progrès dans la négociation avec RIM pour adapter le BlackBerry aux exigences de la réglementation saoudienne.

Le régulateur saoudien des télécommunications a donné aux opérateurs un délai de 48 heures expirant lundi pour finaliser l'accord, a rapporté tard samedi l'agence officielle Spa. La CITC a ajouté qu'une décision sur la suspension ou non de ce service du BlackBerry serait prise à la "lumière des solutions proposées".

Risques de coupures dans plusieurs pays
 
La messagerie du BlackBerry était accessible ce week-end en Arabie saoudite en dépit d'une décision de la suspendre, ont indiqué des utilisateurs à Jeddah,  dans l'ouest du royaume. Ils ont précisé que le service n'avait pas été  interrompu depuis qu'il avait été rétabli vendredi après quatre heures de  suspension. La Commission de la technologie des communications et de l'information (CITC) avait ordonné mardi une suspension des messageries BlackBerry à partir de  vendredi en justifiant sa décision par le fait que l'utilisation du BlackBerry contrevenait aux réglementations en vigueur dans le pays.

Le cryptage ultra sécurisé du BlackBerry ne permet pas aux autorités de surveiller le contenu des échanges de ses utilisateurs. Ryad a emboîté le pas aux Emirats arabes unis qui ont annoncé, dimanche, la suspension à partir du 11 octobre des principaux services de BlackBerry, en arguant qu'ils n'étaient pas conformes aux réglementations. L'Arabie saoudite (700.000 abonnés) comme les Emirats (500.000 abonnés) censurent l'accès à internet, notamment à des sites politiques d'opposition ou pornographiques. Jeudi, les Etats-Unis et le Canada ont annoncé des discussions avec les pays qui demandent à pouvoir mieux surveiller ces téléphones.

le 07 août 2010 à 14:40
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