Bono veut un Hadopi mondial

Par TF1 News (d'après agence), le 04 janvier 2010 à 11h51 , mis à jour le 04 janvier 2010 à 11h55

Le chanteur du groupe de rock irlandais U2 a appelé dimanche à renforcer la lutte contre le téléchargement illégal sur internet de films et de musique.

Rencontre avec une légende du rock : Bono, de U2 © TF1/LCI

"La seule chose qui protège les industries du cinéma et de la télévision du destin qu'ont connu la musique et les journaux est la taille des fichiers", écrit Bono, le chanteur du groupe de rock irlandais U2, dans une tribune publiée dans le New York Times. Or, souligne-t-il, le développement continu des bandes passantes laisse penser que dans "à peine quelques années on pourra télécharger une entière saison de (la série télévisée) +24 heures chrono+ en 24 secondes".

  • Aide à l'Afrique: quand Bono interpelle Sarkozy

    Le chanteur Bono juge qu'"il est grand temps" pour le président Nicolas Sarkozy, "un homme en mouvement", de passer des discours aux actes pour aider l'Afrique, dans une tribune publiée jeudi dans Le Monde.

    Publié le 28/01/2011 Aide à l'Afrique: quand Bono interpelle Sarkozy
  • Hadopi s'en prend à un site qui veut défendre les internautes

    La Haute autorité pour la protection des droits sur internet, en charge de la lutte contre le téléchargement illégal, a dénoncé samedi "les fausses affirmations répandues par un supposé service de recours", Sos-hadopi.fr.

    Publié le 04/09/2010 Hadopi s'en prend à un site qui veut défendre les internautes
  • SOS-Hadopi au secours de la vie privée des internautes

    Redoutant les effets intrusifs des décisions de l'Hadopi, la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet, créée par une loi du 12 juin 2009 pour lutter contre le piratage, un collectif veut prodiguer des conseils aux internautes pour résister.

    Publié le 04/09/2010 SOS-Hadopi au secours de la vie privée des internautes
  • Bono de retour sur scène

    Le chanteur de U2 est remonté sur scène vendredi soir à Turin, deux mois après son opération au dos. Avec apparemment une forme retrouvée.

    Publié le 07/08/2010 Bono de retour sur scène
  • C'est officiel, Hadopi est prête

    La Haute autorité pour la protection des droits sur Internet, chargée de la lutte contre le téléchargement illégal, "est en état de commencer son action", affirme le gouvernement.

    Publié le 28/07/2010 C'est officiel, Hadopi est prête
  • "Le téléchargeur n'est pas un délinquant"

    <b> Interview - </b> Trois questions à Eric Walter, secrétaire général de l'Hadopi, la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet.

    Publié le 29/06/2010 "Le téléchargeur n'est pas un délinquant"
  • L'Hadopi, "ce sera tout le contraire du radar automatique"

    L'autorité de lutte contre le piratage est désormais dotée de l'arsenal juridique lui permettant de traquer les pirates du Net et de les sanctionner... avec circonspection, promet-elle.

    Publié le 28/06/2010 L'Hadopi, "ce sera tout le contraire du radar automatique"
  • Bono sort de l'hôpital, U2 mis en hibernation

    La récente opération du chanteur oblige le groupe à reporter à 2011 sa tournée prévue aux Etats-Unis cette année. Le chanteur a besoin d'au moins huit semaines de récupération.

    Publié le 25/05/2010 Bono sort de l'hôpital, U2 mis en hibernation
  • Un député UMP propose une loi sur la licence globale

    Michel Zumkeller, député UMP du territoire de Belfort, a déposé une proposition de loi visant à restaurer la licence globale dont le montant d'une moyenne de 5 euros mensuel serait fixé en fonction du volume téléchargé par les internautes.

    Publié le 04/05/2010 Un député UMP propose une loi sur la licence globale
  • L'Hadopi britannique votée, avec la riposte graduée

    Le Parlement britannique a approuvé jeudi la loi mettant en place la lutte contre le piratage sur internet. La loi est jugée bâclée par les associations opposées au projet.

    Publié le 09/04/2010 L'Hadopi britannique votée, avec la riposte graduée
  • 38 euros pour chaque téléchargement illégal

    Les députés ont achevé l'examen du projet de loi sur le droit d'auteur. Le téléchargement illicite d'une ?uvre culturelle pour usage personnel sera puni d'une amende de 38 euros.

    Publié le 17/03/2006 38 euros pour chaque téléchargement illégal
  • "Hadopi" anglais : Londres gonfle sa loi

    Le gouvernement britannique serait prêt à accélerer la mise en place de sanctions contre le téléchargement illégal alors qu'il avait intialement décidé de reporter leur application.

    Publié le 19/11/2009 "Hadopi" anglais : Londres gonfle sa loi
  • Hadopi 2 : Bruxelles impose des garde-fous à la France

    Si le Parlement européen a cédé sur les coupures d'accès à internet, il devrait imposer "une procédure préalable juste et impartiale" garantissant "le respect de la présomption d'innocence" et assurant "le droit d'être entendu".

    Publié le 05/11/2009 Hadopi 2 : Bruxelles impose des garde-fous à la France
  • La Grande-Bretagne prépare son Hadopi light

    Le gouvernement britannique prépare une loi pour lutter contre le téléchargement illégal. Mais les sanctions n'arriveront que dans un deuxième temps...

    Publié le 28/10/2009 La Grande-Bretagne prépare son Hadopi light
  • Hadopi 2 validée !

    Le Conseil constitutionnel a validé l'essentiel de la loi contre le téléchargement illégal qui prévoit une procédure pénale spécifique pour les pirates.

    Publié le 22/10/2009 Hadopi 2 validée !
Plus d'infos

 
"Une décennie de partage et de vol de fichiers musicaux a montré à l'évidence que ceux qui en souffrent sont les artistes (...), précisément les jeunes auteurs compositeurs de chansons qui ne peuvent pas vivre de la vente de places de concerts et des ventes de T-shirts", poursuit Bono.
 
Selon lui, les efforts mis en oeuvre par les Etats-Unis pour lutter contre la pornographie infantile sur internet et ceux déployés par Pékin pour traquer les cyber-dissidents démontrent qu'il est "parfaitement possible de suivre" le contenu circulant sur le web. Peut-être les magnats du cinéma réussiront-ils là où les musiciens ont échoué et "mobiliser les Etats-Unis pour la défense de l'industrie la plus créative du monde", ajoute le rockeur irlandais.

Par TF1 News (d'après agence) le 04 janvier 2010 à 11:51
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles High-Tech
  

22 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • burster, le 06/01/2010 à 14h24

    Et dire qu'avant on enregistrait tout ce qui passait à la télé ou à la radio avec des cassettes. et à l'époque, personne ne nous empechait de le faire. je continue de me demander à quel moment tout est parti en vrille, et combien d'épisodes j'ai du rater. ca devient vraiment grave là. à tous les nostalgiques, et tous ceux qui se sentent assez forts, boycottez.

  • danou34110, le 06/01/2010 à 12h53

    A paranoréaliste : J'ai tenté de faire comprendre qu'en téléchargeant illégalement, les internautes privent les auteurs/compositeurs (et non les interprètes) d'un revenu qui leur est dû. Si vous me parlez de contrats, c'est que vous n'avez pas compris mon propos : seuls les interprètes signent des contrats pour des concerts ou l'enregistrement de leur voix sur des supports. L'auteur/compositeur ne perçoit que des droits sur l'utilisation de ses oeuvres. Les intermédiaires sont utiles car ce sont eux qui se chargent de réaliser, de promouvoir, de commercialiser les supports musicaux. Les artistes, quand ils débutent, n'ont pas les moyens financiers de mettre sur le marché un disque abouti. Et quand ils ont la chance d'être connus du public, les artistes n'ont pas l'infrastructure nécessaire et le personnel qui va avec pour faire d'une bande enregistrée (ou d'un disque unique) un produit fini dupliqué à des dizaines de milliers, voire des millions d'exemplaires à placer dans des centrales d'achats dans lesquelles il faut être référencé. Le coût d'un disque paraît cher, mais c'est qu'il tient compte des frais d'enregistrement (salaires des musiciens, ingénieurs du son, directeurs artistiques et autres, location ou amortissement du studio, frais de déplacements), des frais de fabrication (salaires des employés, pressage des disques et boitiers, élaboration, photogravure et impression sur papier des encarts des boitiers, insertion des disques dans les boitiers) des frais de promotion ( salaires des intervenants, repas avec les programmateurs etc) des frais de mise en placedans les magasins ou les centrales d'achat...) et ces frais existent aussi pour les chanteurs dont on va mettre les disques au pilon parce qu'invendus. Je dis qu'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus pour expliquer que ne devient pas artiste à succès qui veut. La concurrence est rude là comme ailleurs. Mais je crois que si un auteur/compositeur entend sa chanson fredonnée par des gens dans la rue, il ne va pas leur courir derrière avec sa sébile, il sera plutôt flatté. Mais quand la reproduction donne lieu à une exploitation à but lucratif (boîtes de nuit, émissions de radio, spectacles payants, et maintenant téléchargements -les sites qui vous permettent de le faire ne le font pas pour la gloire-) il est normal de payer. Les internautes qui hurlent à l'idée de payer un petit quelque chose pour télécharger film ou disque paient pourtant pour tous leurs autres loisirs. Les industries du cinéma et du disque sont en danger car aucun producteur n'investira dans un film ou un disque s'il ne peut pas rentrer dans ses frais. C'est donc encore du chômage en plus que cela va induire, et vous n'avez peut-être pas idée du nombre de personnes que cela implique. Je ne suis pas sûre que la qualité de la musique va en sortir grandie car les artistes qui créent, enregistrent et diffusent leur musique uniquement par le biais de l'internet ne disposent pas des moyens des maisons de disques traditionnelles. Vous êtes entrain de faire disparaître cette musique de qualité que vous aimez suffisamment pour la télécharger.

  • danou34110, le 06/01/2010 à 11h46

    Yvesbj : voilà des paroles de bon sens et de justice. Merci de comprendre aussi bien.

  • danou34110, le 05/01/2010 à 01h34

    La promotion, ce n'est pas nouveau, depuis que mes parents ont acheté notre premier téléviseur (en 1957) les chanteurs se sont toujours produits dans des émissions de variété presque uniquement quand ils venaient de sortir un disque qu'il leur fallait vendre.

  • danou34110, le 05/01/2010 à 01h31

    Mais, enfin, personne ne vous oblige à écouter de la musique, à en acheter, à aller danser sur de la musique en boîte, à en utiliser dans vos fêtes. Achetez des instruments de musique et faites de la musique vous-même !

  • danou34110, le 05/01/2010 à 01h27

    Afe.carba : vous m'avez impressionnée avec votre démonstration, mais ne prétendez pas que je vous "pique" quoi que ce soit parce que j'ai parlé de la propriété intellectuelle, au nom de laquelle la SACEM collecte les droits d'auteurs et compositeurs et qui protège aussi les romanciers, les peintres, les photographes etc, en bref, les créateurs d'oeuvres dites artistiques et non pas de la propriété industrielle. Je vous assure que quand vous sauvegardez les données de votre entreprise, cela ne me rapporte strictement rien ! l.wallonie : Il y a des quantités d'auteurs et compositeurs ayant écrit des chansons très célèbres qui ne sont pas chanteurs et ne se produisent jamais sur scène. Donc, ils ne touchent pas de salaires à ce titre. Il faut bien que leurs créations leurs soient payées. Les droits d'auteur servent à ça. Quant à ceux qui font de la scène, croyez-vous qu'ils font tous autant de concerts qu'ils le voudraient ? Alors, en période de "vaches maigres", les royalties sur les oeuvres anciennes permettent de ne pas aller aux restos du coeur. Je vous signale que les royalties ne sont payées que sur les utilisations réelles, si une oeuvre n'est ni jouée quelque part, ni téléchargée, rien n'est versé. Maintenant, vous pouvez toujours vous déclarer en tant qu'auteur/compositeur, pour cela, contactez la SACEM, ils vous feront passer un examen pour prouver que vous êtes capable d'écrire un texte ou une musique de chanson. Après, il ne vous restera à en écrire, à les présenter à des éditeurs phonographiques si vous voulez les chanter vous-même sur un disque ou à des artistes si vous voulez que ce soit eux qui les chantent... Si après tout ce parcours du combattant et tous les refus essuyés avant que quelqu'un veuille bien vous donner votre chance, il restera à vos oeuvres à plaire aussi au public et il y a de la concurrence. J'ai travaillé dans une maison de disques et j'ai vu défiler des artistes qui avaient un talent fou mais ça n'a pas accroché avec le public... Alors, bonne chance. Votre employeur, en contrepartie de votre travail, vous verse un salaire, proportionnel au temps que vous passez à son service. Quand vous achetez un disque, une partie de son prix va à la SACEM pour rétribuer les auteurs et compositeurs. Quand vous téléchargez un titre légalement, une partie de la somme que vous déboursez va aussi à la SACEM. Chaque fois que vous utilisez une musique, vous devenez l'employeur de celui qui l'a écrite parce que c'est ainsi qu'il est rétribué. Il ne faut pas confondre les auteurs/compositeurs avec les interprètes qui ne font que chanter ou jouer. Eux sont payés pour leur prestation à chaque concert. Toute peine mérite salaire et si tout le monde raisonne comme vous, il n'y aura plus d'auteurs/compositeurs et il vous restera à écrire et jouer vous-même la musique sur laquelle vous voulez danser ou rêver. Ceci vaut aussi pour les films. Quand vous allez au spectacle, vous trouvez normal de payer votre place ou bien vous faites un trou dans le mur pour le voir et l'entendre en douce ? Les auteurs et compositeurs des spectacles touchent aussi des droits d'auteur...

  • odalaray, le 04/01/2010 à 16h59

    M. Bono réclame une loi Hadopi et veut également sauver la planète en demandant de l'argent aux gouvernements des pays riches. M. Bono oublie de dire que ses droits d'auteurs vont directement dans un paradis fiscal aux Caraïbes (information confirmée dans un reportage d'Envoyé spécial). Charité bien ordonnée commence par soi-même!

  • aciery, le 04/01/2010 à 16h03

    Regis_92 bien au contraire, l'artiste ne vit que grâce a ceux qui l'écoute ! Moi j'ai la même réaction, je vais même détruire les CD de U2 que je possède en rentrant chez moi, ces mecs sont des rétrogrades qui n'ont rien compris à l'internet et qui reste arcboutés sur leurs millions de dollars !

  • neovieux, le 04/01/2010 à 15h59

    Ceux qui en souffrent ce sont les artistes... ils feraient mieux de critiquer leurs maisons de disques et de production qui eux continuent à se faire du bénéf. et de revoir leurs clés de répartition entre eux car en effet un disque médiocre à 15 euros c'est de l'arnaque. je ne vais pas les plaindre. depuis quand est-il justifié qu'un artiste gagne plus qu'un docteur, cadre, ouvrier? c'est un modèle économique à revoir qui certes n'est pas en leur faveur. Le talent, quel qu'il soit, ne justifie pas une telle rémunération. c'est un choix de société. S'ils ne sont pas contents, ils n'ont cas faire une grève et ne plus rien produire ou sortir, nos oreilles ne s'en porteront pas plus mal et nous ne serions pas dérangés pour aller travailler. C'est facile d'etre le porte parole des artistes dans son chateau à plusieurs millions. Nous n'avons pas de lecon de moral à recevoir de genre d'individus, qu'on apprécie ou non sa musique.

  • luty1008, le 04/01/2010 à 15h55

    Eh bien.. Bono descend dans mon éstime même si je n'achète pas ses albums . A force d'en vouloir trop on vend plus rien cher Monsieur!! Quelle décèption de voir ces stars se plaindre comme si ils étaient dans le besoin . Pour ceux qui n'en ont que faire de posséder l'album original( ce que je comprends tout a fait ),je trouverai normal qu'on ai le droit de télécharger. Après le souci c'est toujours l'ARGENT,l'ARGENT et l'ARGENT.

Lire tous les commentaires

      logAudience