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Condamnation pour téléchargement illégal: Filippetti critique à nouveau l'Hadopi


le 14 septembre 2012 à 15h22 , mis à jour le 14 septembre 2012 à 15h25.
Temps de lecture
3min
Aurélie Filippetti, ministre de la Culture

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture / Crédits : AFP / J.-C. Verhaegen

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High-TechLa ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a estimé vendredi qu'il y avait une "disproportion entre les moyens énormes de la Hadopi et le résultat concret", au lendemain de la première condamnation d'un internaute pour téléchargement illégal.

"Hadopi coûte 11 millions d'euros par an, plusieurs dizaines de personnes y travaillent. Ce que je constate, c'est que la décision qui a été prise hier à Belfort, c'est 150 euros de condamnation, et c'est une première, et qu'il y a à peine 30 dossiers transmis au juge", a observé la ministre. "Il y a peut être une légère disproportion entre les moyens énormes qui ont été déployés pour Hadopi, tout le débat qu'a présidé à la constitution de cette autorité, et le résultat concret", a-t-elle fait valoir.

Jeudi, le tribunal de police de Belfort avait condamné un homme de 39 ans à 150 euros d'amende pour avoir téléchargé illégalement de la musique, devenant ainsi le premier internaute connu sanctionné pour une infraction à la loi controversée Hadopi. Il a été condamné parce que sa ligne a été utilisée pour télécharger quelques morceaux de la chanteuse Rihanna, via le site Utorrents, alors qu'il avait déjà fait l'objet de plusieurs avertissements.

"La solution, c'est l'offre légale, par abonnement, avec un choix large, des catalogues variés. Or, là-dessus, Hadopi n'a pas fait son travail, n'a pas rempli sa mission, c'est-à-dire contribuer au développement de l'offre légale", a insisté Mme Filippetti. Interrogée sur la nécessité de revoir la loi, la ministre a répondu que c'était "prévu dans le cadre de la mission Lescure".

Le gouvernement a chargé Pierre Lescure, ancien PDG de Canal+ et directeur du Théâtre Marigny, d'une mission de concertation sur la culture face aux enjeux du numérique, pour notamment réfléchir à l'avenir d'Hadopi.

Commenter cet article

  • barbac56 : Au lieu de critiquer et gesticuler, pourquoi ne pas agir et virer ce truc aussi couteux qu'inutile !? Agissez que diable !

    Le 15/09/2012 à 09h10
  • alffr : La Hadopi doit aussi préciser comment on protège son accès internet pour en éviter une utilisation frauduleuse (car c'est ce qu'elle punit): cela non plus n'a pas encore été fait. Pourtant on commence déjà à lancer la machine judiciaire !

    Le 14/09/2012 à 16h12
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