Nicolas Sarkozy à l'e-G8 aux Tuileries, à Paris © TF1NEWS
G8 : 40 milliards de dollars pour le printemps arabe
Après s'être engagé à dégager un "plan Marshall" pour le printemps arabe, les dirigeants du G8 ont proposé, par la voix de Nicolas Sarkozy, un paquet financier de 40 milliards de dollars pour soutenir les démocraties arabes, sans décliner les pays concernés ni les enveloppes pour chacun.
Publié le 27/05/2011
Un "plan Marshall" pour le printemps arabe
Les dirigeants des pays du G8 se sont engagés jeudi à mobiliser des fonds pour venir en aide aux nations arabes engagées sur la voie de la démocratie.
Publié le 27/05/2011
Le G8 se penche sur le "Printemps arabe" et le nucléaire
Pour leur première réunion depuis la révolution tunisienne, les dirigeants du G8, réunis jeudi et vendredi à Deauville sous la présidence de Nicolas Sarkozy, veulent apporter un appui massif aux transitions démocratiques. Ils vont aussi essayer de tirer les conséquences de la catastrophe de Fukushima sur la sûreté nucléaire.
Publié le 25/05/2011
e-G8 : "Nicolas Sarkozy a voulu se racheter une conduite"
Interview - Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature du net, une " organisation citoyenne de défense des libertés fondamentales sur Internet ", répond aux questions de TF1 News.
Publié le 25/05/2011
L'enquête du 20h - Google est-il big brother ?
Géant du web qui traque la moindre activité des internautes, Google est régulièrement pointée du doigt. Les données des internautes sont en effet conservées par le moteur de recherche.
Publié le 25/05/2011
e-G8 : quel rôle pour Internet dans la croissance?
Emmanuel Kessler a assisté à l'ouverture du premier e-G8, aux Tuileries à Paris. Nicolas Sarkozy a salué en Internet un "vecteur de libertés", mais a défendu le rôle des gouvernements en plaidant pour un minimum de "règles" sur la Toile.
Publié le 24/05/2011
Maurice Lévy, PDG du groupe Publicis chargé d'organiser l'événement, a accueilli les participants aux Tuileries en leur demandant de trouver des "pistes et des solutions capables d'apporter", au président Nicolas Sarkozy et aux dirigeants du G8, "quelques éléments de réflexion et le point de vue des acteurs". "Nous avons beaucoup de pain sur la planche. Tout ne sera pas résolu en deux jours mais nous avons une occasion de faire avancer Internet", a-t-il insisté.
Lors de la première séance plénière consacrée à l'impact d'Internet sur l'économie, tous les intervenants, de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, au patron de Google Eric Schmidt ou encore le PDG d'eBay John Donahoe, ont convenu du rôle d'"accélérateur de croissance" que constitue la Toile. Internet est créateur d'emplois, mais ces créations interviennent surtout dans les petites structures et favorisent l'activité des entrepeneurs indépendants, ont-ils pointé. Le cabinet de conseil McKinsey a dévoilé une étude indiquant que le secteur de l'Internet pèse 3,4% du PIB dans 13 pays (ceux du G8 plus le Brésil, la
Chine, l'Inde, la Corée du Sud et la Suède), et qu'il a contribué à 10% de leur croissance au cours des cinq dernières années.
"Faciliter la réflexion"
De Facebook à Google en passant par e-Bay, tous les grands noms de l'internet vont défendre, lors d'une série de tables-rondes et d'ateliers, leur vision de la Toile et du modèle économique à mettre en place pour assurer son développement et sa pérennité. L'e-G8 réunira à Paris mardi et mercredi des chefs d'entreprise emblématiques du monde du web, sur fond de redistribution des cartes ces dernières années au profit de nouveaux géants de l'internet, nés essentiellement outre-Atlantique. La France, dont l'image est historiquement celle d'un régulateur dans la "jungle" de l'internet, espère redorer son blason en accueillant des têtes d'affiche comme Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook.
Ce e-G8 a été voulu par Nicolas Sarkozy, président en exercice du G8, en préparation du traditionnel sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, où l'internet figure pour la première fois à l'ordre du jour. A l'issue du forum, au Jardin des Tuileries, une délégation d'intervenants portera à Deauville un résumé des débats pour "faciliter la réflexion des chefs d'Etat". L'accent étant volontairement mis sur les enjeux économiques, d'autres sujets comme l'impact d'internet et des réseaux sociaux sur la société sont relégués au second plan, malgré leur rôle majeur dans les soulèvements du printemps arabe.
La régulation du web au centre des débats
Des séances seront ainsi dédiées à "internet et la croissance économique", "réinventer les métiers traditionnels" ou encore "L'économie de la culture à l'ère du numérique". Dans un secteur où de nouveaux géants comme Google ou Facebook, se sont imposés en seulement quelques années, les acteurs historiques estiment aussi qu'il faut rééquilibrer les pouvoirs. La popularité de la vidéo sur internet a par exemple permis à YouTube d'émerger, récoltant des audiences parfois supérieures à celles des plus grandes chaînes de télévision. Mais, pour les opérateurs télécoms, cette nouvelle tendance s'est manifestée par une explosion du trafic de données, notamment sur les réseaux mobiles, qui ne s'est pas forcément traduite dans les revenus. Le forum sera également l'occasion de se demander à qui revient la responsabilité d'assurer la protection des données privées, aujourd'hui majoritairement récoltées et stockées par des entreprises privées.
Inédite, l'inscription d'internet au menu du G8 a toutefois fait l'objet d'hésitations. Les précédentes initiatives du gouvernement français, tel le dispositif légal de lutte contre le piratage Hadopi, tranchaient avec l'effervescence désordonnée dont le web s'est nourri ces dernières années. "Au début les Américains étaient réticents", explique une source proche de la présidence française du G8, Washington redoutant qu'internet ne soit soumis à la même réflexion réglementaire que celle, par exemple, sur les marchés financiers.
Pour suivre les débats de l'e-G8 : http://www.eg8forum.com/fr/
Les 3 stars de l'e-G8
Mark Zukerberg - Co-fondateur et PDG de Facebook
Le patron de Facebook doit s'entretenir mercredi avec Nicolas Sarkozy. A 27 ans, le jeune génie du web a rassemblé 650 millions de membres sur le réseau social. Dernier projet en date, ouvrir Facebook aux moins de 13 ans. Aux Etats-Unis, la loi interdit l'enregistrement de données personnelles sur les enfants de cet âge.
Eric Schmidt - président exécutif de Google
Le patron de Google a fait parler de lui ces derniers jours en déclarant que le moteur de recherche se refusait à bloquer les sites de téléchargement de fichiers illégaux, alors que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne s'apprêtent à légiférer autour de l'accès à ces sites de partage.
Jimmy Wales - Cofondateur de Wikipédia
Avec 18 millions d'articles en ligne, l'encyclopédie collaborative Wikipédia fête ses 10 ans d'existence. Le site projetterait de demander son inscription au Patrimoine de l'Humanité de l'Unesco, pour faire valoir son statut de phénomène culturel global.
| Un e-G8 trop élitiste? |
Des ONG et des associations de défense d'un internet libre dénoncent l'absence de représentation de la société civile lors de ce forum. "La liste des invités a été limitée aux représentants de gouvernements et des grandes entreprises qui disposent aujourd'hui d'une influence disproportionnée dans la régulation d'internet", indiquent ces associations, dont Attac, l'ONG pour la liberté numérique Access ou encore l'association américaine may first/people link. |
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