Le BlackBerry, arme d'émeutiers ? (photomontage) © Photomontage J. H. pour TF1 NewsSon groupe - qui fabrique les célèbres téléphones BlackBerry - n'avait pas été épargné pendant les émeutes. Stephen Bates, directeur général de Research in Motion (RIM) au Royaume-Uni, a reconnu jeudi devant des parlementaires britanniques que les réseaux sociaux avaient été "utilisés à mauvais escient" pendant les troubles début août, mais a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'une minorité d'utilisateurs.
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Le responsable était interrogé, aux côtés de représentants des groupes Facebook et Twitter, par une commission de parlementaires, sur la responsabilité des réseaux sociaux dans la propagation des émeutes qui ont embrasé Londres et plusieurs villes anglaises début août. Les fauteurs de troubles et les pillards s'étaient organisés rapidement via la messagerie quasi instantanée et gratuite des BlackBerry, qui avait l'avantage pour eux d'être cryptée, et donc inaccessible aux forces de l'ordre."La grande majorité des gens respecte la loi et utilise les médias sociaux comme un bon outil", a tempéré Stephen Bates, faisant valoir que les téléphones BlackBerry étaient utilisés par 7 millions de personnes au Royaume-Uni, dont des policiers.
Qu'ont-ils donné à la police?
Le directeur Europe de Facebook, Richard Allan, a quant à lui indiqué qu'il n'avait constaté qu'"une poignée" d'utilisations frauduleuses de ce réseau. Du côté de Twitter, le juriste Alexander Macgillivray a indiqué que le média était "trop public" pour servir à organiser des activités illégales.
Les responsables de BlackBerry et Facebook ont reconnu avoir été sollicités par la police pour obtenir des informations sur les émeutes mais refusé de donner des détails, affirmant avoir rempli leurs obligations. En août, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'était inquiétée de la collaboration de BlackBerry avec la police pour identifier les émeutiers et "mis en garde" les autorités britanniques contre toute mesure visant à restreindre l'utilisation des réseaux sociaux.
Les trois hommes se sont dits opposés à l'idée de suspendre le fonctionnement de ces médias pendant les émeutes, mettant en avant le fait que beaucoup de gens y avaient eu recours pour s'assurer que leurs proches allaient bien ou pour organiser le déblaiement et le nettoyage des rues.
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