ARCHIVES

L'accord ACTA déjà enterré ?


le 04 mai 2012 à 15h23 , mis à jour le 04 mai 2012 à 15h27.
Temps de lecture
3min
Des manifestants, le visage caché par le masque des Anonymous, défilent à Paris le 11 février 2012 contre l'accord européen ACTA.

Des manifestants, le visage caché par le masque des Anonymous, défilent à Paris le 11 février 2012 contre l'accord européen ACTA. / Crédits : AFP/J. LEGUERRE

À lire aussi
High-Tech"Ne vous préoccupez plus d'ACTA", a indiqué la vice-présidente de la Commission européenne, Neelies Kroes, en charge de l'agenda numérique, à des blogueurs en Allemagne vendredi.

ACTA est-il condamné en Europe ? C'est ce que laisserait penser la vice-présidente de la Commission européenne, vendredi à Berlin. "Ne vous préoccupez plus d'Acta", a-t-elle lancé lors d'une conférence réunissant des blogueurs à Berlin. ACTA, pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement (accord commercial anti-contrefaçon - ACAC en français), est fortement critiqué par une partie de la société civile, qui y voit une menace pour les droits fiondamentaux.

> Lire notre article ACTA : que reproche-t-on à cet Hadopi version internationale ?

Selon la publication spécialisée sur les technologies de l'information et de la communication ZDNet, Mme Kroes, qui est en charge de "l'agenda numérique" en Europe, a aussi souligné à Berlin l'importance des manifestations organisées dans plusieurs pays pour protester contre ce texte: "C'est une voix politique nouvelle et forte.""Il est probable que nous allons vivre dans un monde sans Acta", a-t-elle encore reconnu, tout en affirmant qu'il fallait continuer à réfléchir à la rémunération des artistes à l'ère d'internet.

"Réalité politique"

La Commission européenne, qui officiellement défend l'accord, est divisée en interne à son sujet. Le porte-parole de Mme Kroes, Ryan Heath, a assuré vendredi lors d'un point-presse à Bruxelles que cette dernière "n'avait pas dit qu'Acta était mort et enterré", mais que "de toute évidence elle observait la réalité politique".

Le texte a déjà subi plusieurs revers devant le Parlement européen, ce qui augure mal de ses chances d'être adopté en Europe. L'accord a été signé le 26 janvier à Tokyo par 22 des 27 gouvernements européens. Négocié entre l'Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, Singapour, la Corée du Sud, le Maroc, le Mexique et la Suisse, ce texte est destiné à lutter contre la contrefaçon de manière très large, depuis les médicaments et autres marchandises, jusqu'au téléchargement illégal sur l'internet.

Commenter cet article

      Nous suivre :

      Une tempête de sable balaye le Nord-ouest de la Chine

      logAudience