Voilà des mois que Kim Schmitz, alias "Kim Dotcom", défenseur autoproclamé de la liberté de télécharger sur internet et bête noire des Etats-Unis, qui veulent le juger pour violation de droits d'auteur, promet un successeur à son défunt Megaupload. Il l'annonce "plus gros. Plus performant. Plus rapide. 100% sécurisé et indestructible". On sait déjà qu'il s'est entouré d'une équipe de techniciens de très haut niveau et notamment d'Emmanuel Gadaix, ancien de la DST, petit génie du cryptage. Et Kim Dotcom compte bien faire du futur Mega à la fois un outil imparable pour permettre les téléchargements (puisque les échanges entre internautes s'effectueraient grâce une clé unique, basée sur l'algorithme Advanced Encryption Standard, et qui ne serait connue et fournie que par la personne partageant un fichier, garantissant un total anonymat)... et l'instrument de sa vengeance contre les Etats-Unis, qui avaient fait fermer Megaupload en janvier dernier.
Voilà pourquoi, à la fois pour boycotter les Etats-Unis... et éviter tout moyen de pression de la part des autorités américaines, le futur Mega aura un nom de domaine en-dehors de ceux gérés par l'américain Verisign (les .com, .net, .org, .cc, .tv., et autre .name). Et c'est celui du... Gabon qui a été choisi. Comme le souligne Numerama, le successeur de Megaupload devrait être hébergé par Gabon Telecom. Et aura donc pour nom Me.ga. Astucieux... et d'autant plus ironique, souligne Numerama, que l'opérateur gabonais est une filiale de Vivendi, maison-mère notamment d'Universal Music, et à ce titre acteur majeur de la production de films et contenus musicaux que le futur Me.ga devrait permettre aux internautes de se partager sans payer de royalties aux "majors"...
En attendant, l'homme d'affaires allemand a toujours maille à partir avec la justice néo-zélandaise, qui a prévu d'examiner le 25 mars 2013 la demande d'extradition formulée par Washington. C'est en effet à la demande expresse du FBI que Kim Dotcom avait été arrêté en janvier dans sa somptueuse propriété d'Auckland.






