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Le Minitel n'a pas encore dit son dernier mot


le 21 juillet 2011 à 18h00 , mis à jour le 21 juillet 2011 à 18h16.
Temps de lecture
3min
Le minitel fait de la résistance

Crédits : TF1/LCI

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High-TechAlors qu'il devait disparaître fin septembre, France Télécom a décidé d'accorder neuf mois de vie supplémentaires au Minitel. Déconnexion prévue le 30 juin 2012, pour le bonheur des nostalgiques.

Que ceux qui le voyaient disparaître fin septembre se rassurent, le Minitel ne sera finalement déconnecté qu'en juin. Neuf mois de sursis accordés par France Télécom Orange "pour apporter plus de confort aux éditeurs qui doivent migrer" leurs services sur Internet, a expliqué un porte-parole du groupe. Initialement prévue pour le 30 septembre 2011, la fermeture de "l'offre X25", nom de code utilisé par les ingénieurs pour désigner le réseau qui fait fonctionner le Minitel, ne sera effective que le 30 juin 2012.

Lancé en 1982, le Minitel a révolutionné la vie des foyers français. D'une touche de doigt sur le clavier, il était possible de trouver un numéro de téléphone, consulter les résultats des examens, acheter par correspondance ou encore consulter les messageries "roses" sans sortir de chez soi.  S'il a connu son apogée en 2002, équipant alors 9 millions de foyers et entreprises, le Minitel a vite été concurrencé par l'arrivée de l'Internet jusqu'à être totalement dépassé. "Les usages et le trafic sont en nette décroissance. Il se dirige vers une mort naturelle", a affirmé un porte-parole d'Orange. Pour preuve, l'offre de services est passée de 25.000 en 1996-1997 à 1880 fin 2010. Impossible désormais de réserver un billet Air France ou SNCF, ni de consulter les résultats du baccalauréat.

Mais certains nostalgiques ont tenu bon. Début 2009, leurs protestations ont suffi à empêcher la fermeture de l'annuaire 3611 de France Télécom et des Pages Jaunes. Fin 2010, quelques 810.000 terminaux classiques étaient toujours en circulation. Et le service Minitel via l'Internet était utilisé par 950.000 personnes. Une offre Internet qui va elle aussi disparaître en 2012.

L'an dernier, le chiffre d'affaires du Minitel est tombé à 30 millions d'euros brut - dont 85% sont reversés aux éditeurs de services. On est bien loin du milliard d'euros de revenus qu'il générait à la fin des années 1990. Des chiffres qui ne devraient donc pas laisser de regrets à France Télécom. Ou peut-être un seul : que cette invention 100% française n'ait jamais réussi à séduire les consommateurs hors de l'Hexagone.

Commenter cet article

  • criticdailleurs : Look165, Que nos banques sont à la trainne...

    Le 22/07/2011 à 13h44
  • zen1491 : Là, vous poussez un peu ! Le minitel est resté en France mais je peux vous assurer que les étrangers qui venaient chez moi étaient très intéressés et amusés par cette drôle de machine. Mais il a été très vite détrôné par le web, c'est le progrès, il n'y a pas à le regretter je pense ! Côté emploi, l'informatique en crée énormément.

    Le 22/07/2011 à 11h22
  • look165 : Et en français, ça veut dire quoi ?

    Le 22/07/2011 à 00h35
  • darius92 : Merci ! Information intéressante ! Je comprends mieux !

    Le 22/07/2011 à 00h19
  • thierrynyc56 : Comme d'habitude, personne ne veux des produits francais....C'est dommage...Ca creerait de l'emploie...

    Le 22/07/2011 à 00h19
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