Piratage : Liberty land, c'est fini

Par , le 27 mai 2011 à 17h34 , mis à jour le 28 mai 2011 à 12h59

Les gendarmes de la section de recherche de Rennes ont fermé cette semaine le site Liberty Land, qui donnait accès à des dizaines de milliers de fichiers piratés sur la toile, et interpellé ses trois administrateurs, dont le créateur du site.

Capture écran du site Liberty Land reprise sur le site undernews.fr © capture écran reprise sur le site undernews.fr

"La liberté sans limite ". Le slogan du site Liberty Land a vécu. Depuis mercredi ce site internet, qui recensait des dizaines de milliers de liens vers des contenus piratés (films, série TV, logiciels, musique...), ne répond plus à l'url indiqué... Les gendarmes de la section de recherche de Rennes avaient mené la veille, le mardi 24 mai, une opération ayant conduit à l'interpellation simultanée des trois administrateurs du site, au Havre, à Marseille et en région parisienne. "Nous avions été saisis il y a exactement un an d'une plainte de la Sacem à l'encontre d'un utilisateur très actif de ce site à Rennes, explique à TF1 News l'adjudant Romain de Beausse, directeur de l'enquête au sein du groupe cybercriminalité de Rennes. De fil en aiguille, et après avoir franchi de très difficiles et nombreuses barrières techniques, nous sommes remontés jusqu'au trois administrateurs du site, dont son créateur". Les trois individus, tous férus d'informatique, ont entre 25 et 30 ans. Laissés libres, ils  encourent 5 ans de prison et 500.000 euros d'amende. 
 
Dans la foulée de leur arrestation, l'accès au site a été bloqué et il n'est désormais plus possible d'accéder à leur annuaire de liens. Les serveurs, physiquement localisés au Canada, n'ont pas été saisis, précise l'adjudant pour qui ce site représentait un business "très lucratif". "Liberty Land faisait partie des 200 sites français les plus visités et semble avoir été très lucratif grâce aux bannières publicitaires présentes en nombre sur le site". L'enquête se poursuivait pour déterminer les revenus engendrés. A l'issue de leur garde à vue, les trois acolytes ont été mis en examen pour "contrefaçon en bande organisée". Ils encourent jusqu'à 5 ans de prison et 500 000 euros d'amende. Quant aux millions d'utilisateurs de ce site ? "Pour l'instant, aucun axe d'enquête n'a été défini quant à d'éventuelles poursuites à leur encontre", confie l'adjudant.

Par Alexandra Guillet le 27 mai 2011 à 17:34
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19 Commentaires

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  • biboulodeve34, le 28/06/2011 à 17h57

    Le pouvoir de l'argent mon cher monsieur....

  • soulphysician, le 20/06/2011 à 16h32

    Donc en fait en france , une personne qui a des liens avec les terroristes corse ecope de 3 ans de prison mais un type qui met des liens de films sur internet peut prendre 5 ans. NORMAL !

  • percenoir, le 29/05/2011 à 14h03

    Faire de l'argent sur les téléchargements peu importe, si ce n'est pas aux dépens des internautes, là on parle juste de bannières dont tout le monde a appris à fermer dès leur apparition sur les site. L'argent de ces pirates viens juste de pubs minables qui espère attirer des gens sur des sites. A quoi sert le savoir et la culture si ce n'est pas pour être partagé. Bien sur qu'il faut protéger les producteurs. Ce serai dommage que le cinéma soit anéanti par ça. Mais bon, moi qui ai regarder un film sur internet, cela ne pas empecher d'aller le voir ensuite au cinoche tellement il était bien puis ensuite de l'acheter. L'univers du streaming est compliqué avec les limites de téléchargements (Mégavideo) ou encore la qualité de l'image qui n'est pas meilleure. Aucun film en stream ne vaut le cinoche. Et un fan ira toujours acheter le CD si celui-ci lui plait vraiment...

  • yo21, le 29/05/2011 à 12h06

    Flo

  • everysnow, le 29/05/2011 à 07h09

    Sa va servir à quoi ? Un site sur un milliard ... C'est inutile, si ce n'est pas liberty land, ce sera un autre site. Le téléchargement n'est pas un crime, c'est un clique sur un lien. Si sa pose autant de problème autant supprimer l'argent virtuel ;) Si l'état est pas foutu de protéger les ?uvres des artistes et des stars autant ne pas les commercialiser sur le net, sa facilitera tout :) A leur sortie de prison ils recommenceront ;)

  • spacesquirrel, le 29/05/2011 à 01h07

    Faire de l'argent sur des liens de téléchargement, c'est inadmissible en effet. La culture doit être libre et accessible, sans intermédiaire ni profiteur, ni les majors, ni ce genre de portail à bandeaux de pubs. Par contre, de manière générale, plus on criminalisera le téléchargement culturel, plus les téléchargeurs se radicaliseront, et moins ils seront enclins à acheter des disques et dvd et autres téléchargements itunes. Le protocole IP et ses surcouches sont indépassables, et les possibilités infinies, surtout quand la communauté fait travailler ses méninges collectivement pour trouver de nouveaux systèmes toujours plus furtifs. La licence globale, maintenant !

  • 6-21-3-11, le 28/05/2011 à 23h57

    Wesh, ça coute moins cher d'ecraser une fille quand on est rond comme une queue de pelle...choisi ton camp.

  • baron_von_bubba, le 28/05/2011 à 22h05

    @albert75014, bien naïf vous êtes ?depuis bien longtemps les sociétés ne sont plus une pyramide, un nom a une société ou autre , mais des investissements en vérité elles ont , rechercher de vous même , avant de parler !!! et ainsi la vérité vous apercevrez.

  • baluste, le 28/05/2011 à 20h07

    Courage camarade la lutte continue !

  • jjs33, le 28/05/2011 à 16h00

    Quand on voit les paillettes et le strass de Cannes et autres festivals, on se dit que ces pauvres petits ne peuvent se permettre de perdre le moindre centimes, sans parler du rackett opéré par la Sacem au niveau de tous les commerçants. Sait-on que moins de 15% des artistes, touchent plus de 85% des droits ? Quand un cuisinier crée une nouvelle recette, tout le monde peut la refaire, sans payer de droits. Ils n'ont qu'à bosser, los intermittents du (travail) spectacle. Et s'ils perdent des emplois, d'autres secteurs en perdent encore plus !

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