Le BlackBerry, arme d'émeutiers ? (photomontage) © Photomontage J. H. pour TF1 NewsAvant même Twitter ou Facebook, les émeutiers anglais utilisent la messagerie intégrée de leur smartphone BlackBerry pour s'informer et se coordonner en temps réel sur les lieux de rassemblement ou de pillage dans la capitale britannique. Pourquoi ? Simplement parce que c'est le téléphone préféré de la jeunesse britannique. Après avoir séduit les financiers de la City, le clavier physique du BlackBerry a vite été adopté par les teenagers anglais car il permet de taper des SMS plus vite que ses concurrents, à commencer par l'iPhone et son interface tactile.
Les patrons du BlackBerry passent la main
Les deux co-PDG de Research in Motion ont cédé aux suppliques des investisseurs et démissionné de leur poste de co-PDG. Mais ils conservent tout de même quelques responsabilités.
Publié le 23/01/2012
Emeutes britanniques : BlackBerry, Facebook et Twitter se défendent
Un haut responsable du groupe BlackBerry a reconnu jeudi devant des parlementaires britanniques que ses services avaient été "utilisés à mauvais escient" durant les émeuts d'août. Mais par une minorité d'utilisateurs...
Publié le 15/09/2011
Emeutes au Royaume-Uni : le bras de fer continue entre Cameron et la police
Le Premier ministre britannique a prôné dimanche la "tolérance zéro" contre les gangs après les émeutes, inspiré par le super-flic américain qui va collaborer avec Scotland Yard. Un recrutement peu apprécié par les policiers britanniques.
Publié le 14/08/2011
Emeutes au Royaume-Uni : les fauteurs de troubles privés de logements sociaux ?
Le Premier ministre britannique a estimé, vendredi sur la BBC, que les émeutiers habitant actuellement dans un logement social devaient en être exclus. Des propos qui alimentent un peu plus la polémique outre-Manche.
Publié le 13/08/2011
Emeutes au Royaume-Uni: calme précaire et déploiement policier massif
Après plusieurs nuits de violence extrême, le calme semblait revenu au Royaume-Uni. Notamment grâce au déploiement massif des forces de l'ordre à Londres et dans les grandes villes du pays.
Publié le 12/08/2011
Jeune Malaisien agressé à Londres : l'histoire fait le tour du web
La vidéo d'un étudiant malaisien, agressé dans les rues de Londres lors des émeutes puis dépouillé de ses biens, a suscité une vague d'écoeurement envers les assaillants et de compassion pour la victime. La police a annoncé l'arrestation de l'un des agresseurs.
Publié le 12/08/2011
Les réseaux sociaux et Blackberry dans le viseur de Cameron
Devant le Parlement réuni en session extraordinaire, le Premier ministre britannique a dit envisager de bloquer l'accès aux réseaux sociaux dans le pays en cas de nouvelles émeutes urbaines.
Publié le 11/08/2011
BlackBerry sauve sa tête aux Emirats
La menace planait pour le 11 octobre, mais finalement, les autorités émiraties ne suspendront pas les services du smartphone.
Publié le 08/10/2010
Skype et Google dans le collimateur de l'Inde après le répit à BlackBerry
L'Inde a accordé un délai supplémentaire au fabricant canadien pour sortir de l'impasse concernant l'accès aux données cryptées du téléphone. Mais le pays pourrait demander prochainement des garanties sur le même sujet à Skype et Google.
Publié le 31/08/2010
L'Inde menace Blackberry, mais aussi Google et Skype
Selon le Financial Times, l'Inde souhaite "intercepter et contrôler" les communications cryptées de ces services.
Publié le 13/08/2010
Selon une étude de l'organisme anglais de régulation des télécoms Ofcom publiée jeudi, le BlackBerry est de loin le téléphone préféré des 16-24 ans (37%) devant le téléphone d'Apple (25%). Selon cette étude, c'est sans doute aussi "parce que la messagerie propre au BlackBerry, la BBM, offre une alternative gratuite aux SMS", ce qui séduit une clientèle aussi jeune que désargentée. Les ados britanniques y sont accros comme à une drogue et en plaisantent eux-mêmes en rebaptisant leur téléphone "Crackberry".
Impossible à "écouter"?
Problème pour les autorités : cette messagerie si populaire est cryptée, comme tous les échanges entre téléphones Blackberry. Contrairement aux SMS et aux réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, ils sont donc particulièrement difficiles, voire impossibles à surveiller pour la police britannique. Sur le banc des accusés outre-Manche, voire élevé au rang de principal responsable des émeutes par la presse, Research in Motion (RIM), le fabricant canadien de Blackberry, a déclaré qu'il coopérerait "par tous les moyens" avec les autorités de police qui l'ont sollicité. Sans préciser comment et en démentant avoir l'intention de fermer temporairement son service de messagerie.
Selon le quotidien britannique The Telegraph, une attaque de hackers a déjà eu lieu en représailles sur le site de BlackBerry ce mardi. "Cher RIM; vous n'allez PAS aider la police anglaise car des innocents se trouvant au mauvais endroit et au mauvais moment avec leur BlackBerry seront poursuivis sans aucune raison", dit un message laissé sur le site par les hackers. Le groupe qui se baptise "Team Poison" se fait ensuite plus menaçant affirmant qu'il détient des données confidentielles sur les employés du groupe. "Si vous aidez la police, nous DONNERONS ces informations au public et aux émeutiers... Voulez-vous vraiment une bande de jeunes en colère devant les maisons de vos employés? Pensez-y... Et ne pensez pas que la police pourra les protéger."
Anti-surveillance, Anti-censure
L'affaire est épineuse pour RIM. La confidentialité de ses services est depuis longtemps un argument commercial majeur auprès d'entreprises très sensibles à la protection de leurs secrets commerciaux. "Je suis accro à ma messagerie BBM", témoigne auprès de TF1 News Isabelle, dirigeante dans la finance. "D'abord, cela me permet de faire passer des document et des commentaires sensibles en toute discrétion, notamment dans les pays où il y a beaucoup de hacking. Quand je voyage en Chine, le Blackberry est d'ailleurs le seul appareil sur lequel je peux consulter la presse française ou Facebook sans censure.... Ensuite, cela va très vite, c'est un peu l'équivalent de Skype sur un téléphone. Et l'on peut aussi "pinger" ses contacts, ce qui permet d'attirer discrètement leur attention par une vibration lorsque l'on est disponible pour échanger", explique-t-elle.
Cette confidentialité si populaire chez les utilisateurs n'en finit pas d'irriter les Etats. A la fin de l'an dernier, l'Inde, l'Arabie Saoudite ou encore les Emirats arabes unis avaient menacé de bannir purement et simplement la petite mûre (BlackBerry en français) qu'ils ne parvenaient pas à contrôler. RIM avait finalement obtempéré à leurs demandes mais le secret avait été gardé sur les termes exacts de ces accords. "C'est l'internet qui est en jeu ici. Tout sur internet est crypté. Et pas seulement sur le Blackberry. S'ils ne peuvent pas maîtriser le web sur le sol, qu'ils le ferment", avait pourtant estimé dans un premier temps, Michael Lazaridisle co-président de RIM dans le Wall Street Journal. Avant de céder...
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