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Vie privée sur le net : la Maison Blanche à la rescousse


le 23 février 2012 à 08h32 , mis à jour le 23 février 2012 à 08h35.
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4min
TF1/LCI La Maison Blanche.

La Maison Blanche / Crédits : sxc.hu/Skyring

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High-TechLa Maison Blanche propose d'établir une charte sur la vie privée sur le web, une sorte "d'habeas corpus" de l'internaute. Une manière de reprendre la main face aux Facebook et autres Google, accusés de traquer les petites habitudes des voyageurs de la Toile.

L'initiative pourrait marquer le début d'un renversement de tendance pour le web américain, et, à terme, elle pourrait donner le ton de nouveaux rapports entre les internautes du monde entier et des mastodontes comme Facebook ou Google. Alors que le premier plaide ouvertement pour une redéfinition du concept de vie privée pour l'adapter aux usages du net, et que le second progresse dans le suivi des habitudes des surfeurs du web, la Maison Blanche a dévoilé jeudi un projet de protection des données personnelles sur internet, annonçant avoir obtenu l'accord de géants du secteur pour respecter l'anonymat de leurs utilisateurs. Sur le modèle de "l'habeas corpus" anglais ou encore du "Bill of Rights", la charte pour les droits et les libertés, pilier de la Constitution américaine, ce projet de "charte pour la protection des données des consommateurs" présenté par l'administration du président Barack Obama énonce une série de droits fondamentaux des internautes. 

Cette déclaration des droits énumère sept protections de base que les sociétés devraient pouvoir fournir aux internautes. Les consommateurs devraient ainsi pouvoir contrôler le type de données collectées, les entreprises devraient être transparentes sur l'usage qu'elles en font et respecter le contexte dans lequel elles ont été publiées. Le projet prévoit également de fixer des limites raisonnables aux données que les sociétés peuvent essayer de collecter et de conserver. Les entreprises du Web seront invitées à adopter volontairement ces principes et si c'est le cas, elles s'exposeront à des sanctions en cas de non respect de leurs obligations.

Des critiques accrues sur le manque de transparence

Ce n'est pour l'heure qu'une proposition, et elle n'impose aucune obligation dans l'immédiat aux entreprises du Web, mais le président Barack Obama a souligné que cette déclaration s'inscrirait dans un ensemble de mesures plus large visant à donner aux Américains un contrôle accru de leurs données personnelles transitant sur la Toile. "A mesure qu'évolue internet, la confiance du consommateur est essentielle pour la poursuite de la croissance de l'économie numérique. C'est pour cette raison qu'une déclaration des droits de la vie privée sur internet est aussi importante", a déclaré Barack Obama. La Maison Blanche a par ailleurs révélé que "les grandes société internet et les réseaux de publicité en ligne se sont engagées à agir pour (intégrer) la technologie d'anonymat à la plupart des navigateurs internet pour qu'il soit plus facile pour les utilisateurs de contrôler la façon dont ils sont pistés en ligne". Et de souligner que "des entreprises qui représentent près de 90% des publicités basées sur la navigation passée, dont Google, Yahoo, Microsoft et AOL ont accepté de se plier aux demandes" des internautes ne souhaitant plus être pistés. Cet engagement sera contrôlé par l'agence chargée de faire respecter les lois sur la consommation, la FTC (Federal Trade Commission).

Cette annonce survient alors que des fleurons du net comme Google ou Facebook sont accusés de suivre à la trace les activités en ligne de leurs clients et d'utiliser ces informations pour envoyer des publicités ciblées. Si des sociétés internet ont cherché à devancer des réformes en adoptant leurs propres codes de conduite sur la protection de la vie privée, elles restent la cible de critiques du Congrès et des avocats des consommateurs pour leur manque de transparence.

Evénement significatif, Google a été visé mardi par une plainte déposée dans un tribunal fédéral, quelques jours après la révélation par le Wall Street Journal que Google et d'autres entreprises de publicité utilisaient des codes de programmation spéciaux, cachés dans les commandes de Safari, pour surveiller et enregistrer les habitudes de navigation des internautes à leur insu. La plainte, qui accuse Google d'intrusion dans la vie privée de millions de gens, et probablement d'infraction à la législation américaine sur les écoutes, réclame des dommages et intérêts non chiffrés. Des organisations de défense de la vie privé, des juristes et le groupe rival Microsoft ont aussi multiplié les critiques contre le géant du web, accusé de passer outre les réglages de confidentialité par défaut prévus par divers navigateurs internet, non seulement Safari, mais aussi Internet Explorer.

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  • coucou78000 : Big brother est maintenant une realite.

    Le 28/02/2012 à 09h08
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