Des militants écologistes à Copenhague. © REUTERS
Climat : les promesses non tenues des pays riches
Huit mois après le sommet de Copenhague, où en sont les promesses de financement aux pays pauvres pour lutter contre le réchauffement climatique ? Les chiffres semblent conformes aux attentes. Mais ils déguisent souvent un recyclage de vieilles promesses.
Publié le 28/08/2010
Copenhague: les objectifs de 55 pays sur le bureau de l'ONU
Ces pays, qui représentent 80% des émissions de à effet de serre, ont présenté leurs objectifs de réduction ou de limitation de leurs émissions dans le cadre de l'accord de Copenhague, a annoncé l'ONU.
Publié le 02/02/2010
Pour en finir avec le chômage, l'économie verte ?
La France table sur la création de 600.000 emplois verts d'ici à 2020 grâce à des investissements massifs dans la filière écologique. Mais plusieurs obstacles viennent contredire cette hypothèse.
Publié le 09/12/2009
Copenhague : Jouanno dénonce et accuse la Chine et l'Inde
Pour la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, ces deux pays ont eu une attitude "totalement fermée" lors des négociations sur le climat. "Le système de l'ONU, tel qu'il est, est obsolète", dit-elle.
Publié le 20/12/2009
Copenhague : "Avant l'arrivée des chefs d'Etat, on était foutus"
Les réactions pleuvent, quelques heures après la fin du sommet de Copenhague, où les 193 participants n'ont finalement trouvé qu'un accord aux ambitions très limitées.
Publié le 19/12/2009
Greenpeace : les invités surprise du dîner royal en prison
La police danoise a inculpé vendredi les activistes de Greenpeace qui se sont incrustés jeudi au dîner royal des chefs d'Etat et de gouvernement participant au sommet de Copenhague, et des complices présumés.
Publié le 19/12/2009
Copenhague : Obama plaide pour un accord même imparfait
Plus on approche de la clôture du sommet, plus un accord à objectif chiffré paraît de plus en plus incertain. Si l'on en croit Nicolas Sarkozy, ce sont les Chinois qui bloquent les négociations.
Publié le 18/12/2009
Course d'obstacles et guerre de positions
Limiter la hausse des températures à 2°. Mais comment répartir l'effort en termes financiers et de réduction des émissions de CO2 ? Tel est depuis le premier jour le point d'achoppement.
Publié le 17/12/2009
Copenhague : Pékin souffle le chaud et le froid
Le spectre de l'échec plane sur le sommet. Avant de partir pour Copenhague, Nicolas Sarkozy s'est refusé mercredi sur Canal+ à envisager "un échec". Barack Obama espère, lui, "que sa présence sera utile". Mais les négociations patinent.
Publié le 16/12/2009
La réunion de crise va-t-elle sauver Copenhague ?
Les dirigeants de 26 pays se sont réunis jeudi soir à Copenhague à l'initiative de Nicolas Sarkozy et du président brésilien pour débloquer les négociations à la conférence sur le climat.
Publié le 18/12/2009
Copenhague : le coup de gueule de Sarkozy
A son arrivée jeudi après-midi au sommet sur le réchauffement climatique, le chef de l'Etat s'est montré vindicatif. "On court à la catastrophe", a-t-il lancé, alors que le spectre de l'échec plane sur la réunion.
Publié le 17/12/2009
ECO2 Climat : vos émissions carbone en 2009
<b> Infographie - </b> Déplacement, nourriture, habitat, services... Retrouvez-ici quelle quantité de carbone vous avez produit dans votre vie quotidienne, et comment.
Publié le 07/12/2009
Climat : Sarkozy à Copenhague et en colère
Nicolas Sarkozy, qui s?est rendu jeudi à Copenhague, a tiré la sonnette d'alarme alors que s'engagent pour 24 heures encore les négociations de la dernière chance.
Publié le 17/12/2009
Copenhague : mobilisés à leur façon
<b> En images - </b> En marge du sommet, sur place ou ailleurs dans le monde, les actions symboliques se multiplient pour sensibiliser les citoyens du monde au changement climatique. Florilège.
Publié le 08/12/2009
La conférence climat de Copenhague a mis fin à ses travaux samedi, après treize jours de débats. Elle s'est achevée sur un appel, largement applaudi, du délégué sud-africain à veiller à ce que les dates de la prochaine réunion climat, prévue à Bonn, ne se télescopent pas... avec le Mondial 2010 de football en Afrique du Sud. Cette cloture solennelle a eu lieu quelques heures après la conclusion d'un accord à minima des 193 participants, sous la forme d'une simple "prise de note". Le fait de "prendre note" de ce texte donne un statut légal suffisant pour rendre l'accord opérationnel sans avoir "besoin de l'approbation des parties", explique Alden Meyer, directeur de l'Union of concerned scientists. Le texte n'est donc pas enteriné.
Cet "accord" de Copenhague adopté vendredi par les chefs d'Etat d'une trentaine de pays industrialisés et émergents a été présenté samedi matin aux 193 pays membres de la Convention climat de l'ONU. Il s'agit d'un document de trois pages à peine, qui fixe comme objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels. Il appelle les pays industrialisés et les pays en développement à affirmer leurs engagements de réduction de gaz à effet de serre par écrit d'ici à la fin janvier et prévoit des mécanismes garantissant la transparence de leur mise en oeuvre. Mais il ne fixe pas de date pour un "pic" au-delà duquel les émissions commenceraient à décroître. Il prévoit également 30 milliards de dollars à court terme (années 2010, 2011 et 2012), puis une montée en puissance pour arriver à 100 milliards de dollars d'ici à 2020, destinés en priorité aux pays les plus vulnérables afin de les aider à s'adapter aux impacts du dérèglement climatique. Pour le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ce texte constitue une première "étape essentielle". "Mais ce n'est peut-être pas tout ce que nous espérions.
Un "Holocauste pour l'Afrique"
Le texte a en effet été l'objet de débats agîtés entre les délégations, et ce jusqu'à la dernière minute. Plusieurs d'entre elles avaient laissé entendre qu'il n'était pas acceptable. "J'ai le regret de vous informer que Tuvalu ne peut accepter ce document", avait déclaré tôt samedi le délégué du petit Etat insulaire de l'océan Pacifique, menacé de disparaitre de la surface du globe par la montée du niveau des eaux. Lors d'une session extraordinaire tenue après le départ de la plupart des chefs d'Etat et de gouvernement, il avait souligné que l'objectif de limiter la hausse des températures à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle était trop vague et signifierait "la fin de Tuvalu".
Il avait été rejoint dans son rejet du texte par les délégués du Venezuela, de Bolivie, de Cuba ou du Nicaragua, qui ont tous dénoncé avec colère un projet ne permettant pas de répondre au défi du changement climatique. Un délégué soudanais a même assimilé ce plan à un Holocauste pour l'Afrique, condamnée selon lui à subir des inondations, sécheresses et autres catastrophes irréversibles. "C'est une solution fondée sur les mêmes valeurs qui ont conduit six millions de gens en Europe dans des fours", a déclaré Lumumba Stanislaus Di-aping, s'attirant une réaction outrée du négociateur suédois Anders Turesson, pour qui cette allusion est "absolument détestable".
"Tristesse incroyable dans la salle"
Certains pays se sont en outre agacés de la façon dont les dirigeants des grands pays ont négocié en petit comité. La déclaration politique proposée vendredi soir est issue des discussions menées par seulements 26 pays industrialisés et émergents, mais elle est surtout et essentiellement le fait des Etats-Unis et de puissances en devenir - Chine, Inde, Brésil et Afrique du Sud. L'Union européenne elle-même a été écartée des ultimes tractations et ne s'est résolue à soutenir l'accord qu'avec réticence, à l'image de la chancelière allemande Angela Merkel qui a parlé d'une "décision difficile". "Il s'agit d'un accord politique entre chefs d'Etat, pas d'un contrat, par lequel les dirigeants ont tenté de relancer la machine", expliquait dans la nuit le ministre de l'environnement, Jean-Louis Borloo.
Déception cruelle pour nombre de négociateurs engagés dans le processus: le paragraphe stipulant la nécessité d'aboutir à un traité "légalement contraignant" d'ici la conférence climat de Mexico fin 2010, un temps envisagé, ne figure plus dans le document final. "C'est d'une tristesse incroyable à l'intérieur de cette salle", déplorait samedi le climatologue français Jean Jouzel au sortir de la réunion plénière. Et de souligner le contraste saisissant avec l'atmosphère prometteuse dans laquelle s'était conclue, il y a deux ans, la conférence de Bali qui avait lancé "la feuille de route" jusqu'à... Copenhague.
Hulot salue le travail de Sarkozy et Borloo |
L'écologiste français Nicolas Hulot a jugé samedi que le résultat de la conférence de Copenhague était "affligeant et consternant". "C'est de l'improvisation, cela faisait deux ans qu'on travaillait pour arriver à ce résultat", a-t-il déclaré. Nicolas Hulot a cependant jugé que, dans ce processus, la France avait été "digne et agressive". "La diplomatie française, avec (le président) Nicolas Sarkozy et (le ministre de l'Ecologie) Jean-Louis Borloo, a été en pointe. Ils ont fait leur boulot", a-t-il déclaré. "Quand ça ne va pas, il faut le dire mais quand ça va, il faut le dire aussi", a-t-il ajouté. |
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